C’est demain ! Youssef Chihab (AFD), Pierre Piccinin da Prata (Courrier du Maghreb et de l’Orient), Alexis Deswaef (LDH), Nicolas Cohen (avocat), Vincent Cornil (Mrax), David Jamar (sociologue), Farida Aarrass (auteure), Manu Scordia (auteur) vous présentent les deux livres pour Ali Aarrass

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img_20160915_200801« L’affaire Ali Aarrass est un des scandales judiciaires et politiques majeurs de cette dernière décennie. Belgo-marocain arrêté en 2008 pour terrorisme en Espagne à la demande du Maroc, Ali y est soumis à la torture blanche pendant près de trois ans, puis innocenté par le juge Garzon. Abandonné par son pays, la Belgique, Il est illégalement extradé par l’Espagne au Maroc où il sera torturé pendant douze jours. Après un procès inique, il est condamné à 12 ans de détention et enfermé dans la prison de haute sécurité de Salé II jusqu’à ce jour. Des instances onusiennes, dont le Comité contre la torture, le Comité contre la détention arbitraire et le Comité des droits de l’homme, demandent sa libération. En 2014, Ali accepte d’être l’une des cinq personnes emblématiques de la campagne internationale d’Amnesty International, « Stop torture ».
Avec ces Lettres de prison, écrites de 2012 à 2016, Ali brise le silence. « Les récits d’hier et d’aujourd’hui se ressemblent », écrit Khadija Ryadi, lauréate 2013 du prix des Droits de l’Homme des Nations-Unies. Comme Henri Alleg dans La Question sur la torture pendant la guerre d’Algérie, ou Ahmed Marzouki dans Tazmamart cellule 10 sur les tortionnaires d’Hassan II, Ali livre un témoignage accablant sur la torture des temps modernes.
Les Lettres d’Ali dévoilent cet homme devenu une cause. Grâce à sa résistance inflexible contre toute forme d’injustice. Par son humanité sans bornes pour ses codétenus et les amis qui le soutiennent. À travers son amour pour sa famille.
Dans Journal d’une grève de la faim, sa sœur Farida nous entraîne dans le monde des familles des détenus, qui elles aussi vivent la prison. Oscillant entre souffrance, désespoir et résistance pendant la sixième grève de la faim de son frère, elle lance un appel contre l’indifférence et la peur.

Puisse ce livre contribuer à rendre justice à Ali Aarrass ! »

Ce samedi 24 septembre 14 heures : Sortie officielle et présentation des 2 livres pour/sur Ali Aarrass:

1La bande dessinée « Je m’appelle Ali Aarrass » de Manu Scordia retrace le parcours d’Ali Aarrass depuis son enfance à Melilla jusqu’à son calvaire actuel, en passant par sa vie en Belgique, son arrestation, la torture, le procès, la vie en prison, son combat pour la Justice et celui de sa soeur Farida pour sa libération.

cv2Le livre « Lettres de prison et Journal d’une grève de la faim » de Farida Aarrass et d’Ali Aarrass, est un reccueil des plus belles lettres de correspondance écrite par Ali depuis sa prison. Il comprend aussi le journal de Farida pendant la longue grève de la faim d’Ali en 2015. Pour lui éviter une issue dramatique, cette grève de la faim avait été relayée à Bruxelles par Farida et plusieurs soutiens d’Ali.

La présentation de ces 2 ouvrages sera accompagnée d’un retour sur la situation très préoccupante d’Ali Aarrass aujourd’hui et de l’intervention de diverses personnalités.

Les bénéfices des ventes de ces 2 ouvrages seront exclusivement destinés à soutenir la campagne Free Ali.

http://www.freeali.eu/

Où ? Bruxelles Laique Avenue de Stalingrad 18 – 20, 1000 Région de Bruxelles-Capitale

 

Youssef Chihab (AFD international), Alexis Deswaef (LDH), Nicolas Cohen (avocat), Youssef Chihab, Vincent Cornil (Mrax), David Jamar (sociologue), Farida Aarrass (auteure), Manu Scordia (auteur) vous présentent les deux livres pour Ali Aarrass 24 septembre 14h BXL laique

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affiche-ali-aarrass-24-septembre-2016

Pour Ali Aarrass : Rose et Marie-Jo écrivent à MM. Reynders et Hahhou

dans Lettres/Letters/Brieven par

carte d'identité Ali aarrassMonsieur HAHHOU
Directeur de la prison de Salé 2
Ville de Salé
Maroc

Monsieur le directeur,

C’est en tant que citoyenne belge que je me permets de vous écrire. Si je fais cette démarche, c’est pour vous dire à quel point je suis sensible à la situation de Monsieur Ali Aarrass. En effet, celui-ci se trouve détenu dans votre prison de manière injuste depuis de nombreuses années. Autant vous dire, que le fait de vous écrire me coûte énormément dans les sens où je ne connais pas du tout le milieu carcéral. J’en entend énormément de choses, et bien sûr que négatives. Je suis peut-être naïve, mais pour moi se retrouver en prison est déjà une punition peu importe les méfaits commis. C’est pour cette raison que je ne comprends pas les tortures physiques et morales ainsi que les humiliations faites aux prisonniers.
Pour en revenir à Monsieur Aarrass, tout ce qu’il subit me mets dans un état de réelle incompréhension voire même de révolte. Aucun être humain ne mérite un tel traitement. Vous n’êtes pas sans connaître l’article n°5 de la charte des Droits de l’Homme qui dit : « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. »
C’est pour cette raison, Monsieur le Directeur, que je vous demande de faire respecter ces droits. De plus, comme je l’ai écrit au Ministre belge des Affaires Etrangères, Monsieur Didier Reynders, je vous demande d’intervenir pour assurer une protection digne de ce nom à Monsieur Ali Aarrass.
Cette lettre est un appel à votre bonne fois et est l’occasion pour vous de démontrer un engagement sincère en faveur des droits humains.
En espérant que cette lettre attire votre attention, je vous prie d’accepter, Monsieur le Directeur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Rose B.

 

 

A Monsieur le Ministre des affaires extérieures,
Bruxelles
Belgique
Monsieur le Ministre,

Je viens d’apprendre qu’Ali Aarrass, en prison à Salé 2 depuis de longues années, est maltraité plus que jamais. Être incarcéré dans une prison marocaine signifie déjà en soi survivre dans des conditions inhumaines. Mais lorsqu’un prisonnier est ciblé, lorsqu’il se trouve dans “l’œil du collimateur”, on peut imaginer, ou tenter d’imaginer, quel enfer on lui fait vivre, surtout depuis que le nouveau directeur, Monsieur Hahhou, assure la “bonne marche” de cette prison. Tabassage et mise au cachot sont ses armes préférées, un réflexe, sans raison, sans justification. Et surtout lorsqu’il se trouve devant un homme intègre qui ne supporte pas les injustices faites à ses co-détenus et faites à lui-même, pour qui les dénoncer est un devoir, se taire une complicité.

Monsieur Hahhou jouit d’une impunité que lui garantit la dgapr. Il peut priver Ali Aarrass de courrier, ce qui est parfaitement illégal. Il peut même lui faire du mal physiquement en utilisant un détenu qui a besoin de sa dose journalière de drogue, donc facile à manipuler. D’autres détenus subissent les mêmes exactions et c’est pour lui insupportable.

Ali Aarrass est belgo-marocain, plus belge que marocain. Il n’a jamais vécu au Maroc et ne parle pas la langue de ce pays. La Belgique a des devoirs envers lui. Le Consul de Rabat doit veiller à ce qu’il soit traité selon les normes internationales. Il est en danger permanent et la Belgique est responsable de ce qui peut lui arriver. Merci de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour que la situation de ce détenu s’améliore. D’autant plus qu’il est innocent de ce qu’il a été obligé d’avouer sous la torture, et vous le savez.

Veuillez recevoir mes salutations distinguées,

Marie-José Fressard

Présidente de l’association Solidarité Maroc 05,
17 rue Jean Eymard
05000 Gap
France

24 septembre : Sortie officielle et présentation des deux livres pour et de Ali Aarrass

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bande dessinnée coverSortie officielle et présentation des 2 livres pour/sur Ali Aarrass:

La bande dessinée « Je m’appelle Ali Aarrass » de Manu Scordia retrace le parcours d’Ali Aarrass depuis son enfance à Melilla jusqu’à son calvaire actuel, en passant par sa vie en Belgique, son arrestation, la torture, le procès, la vie en prison, son combat pour la Justice et celui de sa soeur Farida pour sa libération.

Le livre « Lettres de prison et Journal d’une grève de la faim » de Farida Aarrass et d’Ali Aarrass, est un reccueil des plus belles lettres de correspondance écrite par Ali depuis sa prison. Il comprend aussi le journal de Farida pendant la longue grève de la faim d’Ali en 2015. Pour lui éviter une issue dramatique, cette grève de la faim avait été relayée à Bruxelles par Farida et plusieurs soutiens d’Ali.

La présentation de ces 2 ouvrages sera accompagnée d’un retour sur la situation très préoccupante d’Ali Aarrass aujourd’hui et de l’intervention de diverses personnalités.

Les bénéfices des ventes de ces 2 ouvrages seront exclusivement destinés à soutenir la campagne Free Ali.

http://www.freeali.eu/

Evénement Facebook : https://www.facebook.com/events/288020918234683/

QUAND ? 24 septembre 2016 sam 14:00 h

Où ? Bruxelles Laïque, Avenue de Stalingrad 18 – 20, 1000 Bruxelles

 

 

Protégeons Ali ! Merci d’écrire au ministre Reynders, obligé par le tribunal d’assurer la sécurité d’Ali Aarrass !

dans ACTIONS/Lettres/Letters/Brieven par

Reynders Human Rightspar Farida Aarrass

Très chers amis qui soutenez Ali Aarrass dans les moments les plus pénibles, comme ceux qu’il traverse actuellement et depuis déjà plus de deux mois.

Contactez via émail le ministre des affaires étrangères et exigez qu’il réagisse à nos multiples demandes de protection sur la personne d’Ali Aarrass.

Pour rappel :

Ali m’avait informé de la situation chaotique et désastreuse qu’ils vivaient et continuent à vivre depuis l’arrivée du dernier directeur, monsieur Hahhou. Ce directeur qui se fait accompagner par ses trois hommes de mains, qui obéissent au doigt et à l’œil. Frappant, maltraitant et enfermant au cachot tout prisonnier qu’il décide de punir gratuitement.

Les passages à tabac répétitifs des détenus sans raisons apparentes, toujours sans justification aucune….
Des mesures répressives et restrictives prises et appliquées de manière récurrente envers les détenus.

Il est également arrivé que plus de 20 fonctionnaires soient transférés ailleurs pour avoir refusé d’obéir à ce directeur fou malade qui jouit très étonnement d’un pouvoir hors du commun.
C’est tout de même surprenant que malgré tous les courriers envoyés à monsieur Tamek, le délégué général à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion, pour l’informer de cette catastrophe, il n’y ait aucune inspection à Salé 2, aucune visite, et que ce directeur continue à agir de la sorte en toute impunité.

C’est devant des scènes d’une violence épouvantable, que Ali ne tient plus et décide d’en parler. Il ne veut en aucun cas taire ces horreurs. Pour lui cela équivaudrait à être complice.
Il dénonce donc les méthodes entreprises et utilisées sans relâche par cet acharné, qui n’a pas l’air de connaitre d’autres façons de gérer la prison.
Il m’informe donc, et j’écris tout ce qu’il relate…. Cela à couvert plus de 11 pages (voir site freeali.eu).

Mais comme il fallait s’y attendre, les conséquences de ces dénonciations, n’ont pas tardé à émerger. Je dis bien qu’il fallait s’y attendre, parce que dans ces lieux on vous refuse le droit d’exiger justice, de réclamer l’équité ou même d’être intègre envers vous même ou les autres.

Le directeur, monsieur Hahhou a donc orchestré et mis sur pied un plan machiavélique pour atteindre Ali Aarrass et se venger de lui pour ce qu’il a osé faire.

On commence par priver Ali de tout son courrier !
Il n’a plus eu le droit de recevoir son courrier depuis plus de deux mois, mais il y a pire….

Un détenu a osé agresser sauvagement Ali Aarrass. Agissant par derrière, Ali n’a rien vu venir, et alors qu’il tentait de voir qui l’agressait, s’est écroulé par terre après que la personne lui assène un violent coup de poing à la figure. Cette agression est filmée par les caméras qui captent tout le hall où se trouvent les cabines téléphoniques, mais le directeur refuse qu’on les visionne. L’agresseur est un détenu de droit commun, un toxicomane en manque à qui on a promis des privilèges pour ces agissements envers Ali. Il se nomme Adil Zriwil et à l’heure actuelle se trouve dans un autre quartier, où il jouit d’un traitement de faveur pour ce qu’il a fait à Ali.
Tout finit par se savoir et on sait aujourd’hui que le directeur jouit de la protection de la dgapr. C’est pour ça que Hahhou ne craint absolument rien et au contraire continue à mener la vie dure à Ali Aarrass, mais également à d’autres détenus du même quartier.

Hier vendredi, trois codétenus ont de nouveau été tabassés et ramenés au cachot ! Il s’agit de trois pseudo terroristes, des barbus comme ils s’amusent à les appeler. Ils se prénomment Kamal, Morad et Darif.

C’est inadmissible !

Sur qui faut il compter pour avoir la paix dans ces lieux ?!
Est ce que la peine à laquelle les détenus sont condamnés, ne suffit pas selon eux à les punir ?! Jusqu’où comptent ils aller ?!

Je sais que mon frère est continuellement en danger parce qu’il parle. Parce qu’il refuse de taire tous ces crimes. Oui car il s’agit bien de crimes…

C’est pourquoi je vous redemande de m’aider à le protéger en écrivant au ministre des affaires étrangères. Nous sommes nombreux à l’avoir fait, mais aucun parmi nous n’a reçu d’accusé de réception et jusqu’à présent il n’a rien entrepris pour sécuriser Ali.

Ali continue à être très mal entouré, et court le risque d’être à nouveau agressé. J’avoue avoir très peur pour lui… Je m’en voudrais si on lui faisait quoi que ce soit.

Continuons svp à écrire à Reynders et demandons lui qu’il agisse au plus vite. Il est de son devoir de le faire !
Qu’il contacte son homologue marocain et qu’il lui dise de faire le nécessaire pour la protection d’Ali.

Je tiendrai le directeur pour responsable de tout ce qu’Ali vit, mais aussi et surtout Reynders qui a toujours refusé de le considérer.

Voici l’adresse mail : contact.reynders@diplobel.fed.be et copie à l’ambassade belge à Rabat : Rabat@diplobel.fed.be

Merci d’envoyer cette lettre à Monsieur Didier Reynders : Ali Aarrass a besoin de protection ! Maintenant !

dans LA PRISON AU MAROC/Lettres/Letters/Brieven par

FountainMonsieur le Ministre, Monsieur Reynders,

Vous n’êtes pas sans savoir que notre concitoyen, Ali Aarrass, est emprisonné injustement à la prison de Salé II au Maroc depuis de trop nombreuses années.

Alors qu’il y subit régulièrement tortures et maltraitances diverses, ses conditions de détention semblent s’être dégradées de manière inquiètante depuis l’arrivée du nouveau directeur du centre pénitentiaire il y a quelques mois.

Pas plus tard que ce lundi 8 août, il a subi une terrible agression physique à la suite de laquelle son dos et ses membres ont été profondément meurtris. Cette agression a été menée par un autre détenu et a probablement été orchestrée par des membres du personnel de la prison.

Ali Aarrass est en effet soupçonné d’être à l’origine de plusieurs vidéos dénonçant les conditions déplorables de détention à Salé II, chose qu’il nie.

Ce matin, il a été invité à se présenter devant le Procureur général à la suite de cette agression. Alors qu’il a demandé à ce que le procureur ait accès aux vidéos de surveillance ayant filmé la scène de l’agression, sa requête n’a pas été prise en compte.

Les enregistrements permettraient pourtant de visionner la scène et d’identifier les témoins qui pourraient alors attester de ce qu’ils ont vu. Il a également demandé à ce que le rapport médical attestant des lésions soit joint à son PV.

Une fois encore, sa requête est restée lettre morte. Ali Aarrass n’a plus de répit. Il n’a aucune confiance en les agents pénitentiaires et ne se sent plus en sécurité parmi ses co-détenus. Nombreux parmi eux souffrent de toxicomanie et sont de ce fait facilement manipulables par des membres du personnel de la prison qui chercheraient, pour l’une ou l’autre raison, à se venger de lui. Il craint très clairement pour son intégrité physique et même pour sa vie.

La pression sur sa personne n’a jamais été aussi forte qu’aujourd’hui.

C’est pourquoi, je vous demande, Monsieur le Ministre, d’intervenir incessament sous peu pour assurer une protection digne de ce nom à votre concitoyen, plus en danger que jamais. S’il devait lui arriver malheur, votre responsabilité serait directement engagée.

Cette lettre est un appel à votre bonne foi et l’occasion pour vous de démontrer votre engagement sincère en faveur des droits humains.

En espérant que vous entendrez le cri de désespoir de votre concitoyen, Ali Aarrass, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en mes salutations distinguées. »

Khadija Senhadji pour le Comité Free Ali

Merci de copier cette lettre et de l’envoyer en votre nom à

contact.reynders@diplobel.fed.be

contact@didier-reynders.be 

 Marc.Pecsteen@diplobel.fed.be

 

Ali Aarrass, agressé et blessé à la prison de Salé II ! La Belgique attend-t-elle l’irréparable ?

dans LA PRISON AU MAROC/Lettres/Letters/Brieven par

luk vincent Farida 6 janvier 2016Communication 8 août 2016

Farida Aarrass : « Cet après midi, vers les 15h et quelques minutes, Ali Aarrass m’a appelé et à peine il m’a saluée que je ne l’entendais plus….ne me parvenais plus qu’un bruit de fond auquel je ne comprenais rien. Je ne cessais de dire allô…en vain…la ligne fut coupée au bout d’un moment.
Il m’a rappelle plus tard.
En fait il a été agressé. Un coup violent lui a été donné au dos et alors qu’il perdait l’équilibre un second coup lui a été porté au visage, sur les lèvres. 
Ali s’est retrouvé par terre…il avait perdu connaissance
. Voici son récit : » 

 » Ce matin ils m’ont signalé que je devais aller au tribunal à 9h, juste après l’appel.

J’y ai été amené avec le détenu qui a déposé plainte contre moi. Il s’agit du prisonnier avec qui j’avais plaisanté, qui a monté tout un scénario basé sur des mensonges. Celui qui n’a pas accepté mes excuses parce que c’est autre chose qu’il voulait.

Nous avons été jusqu’au tribunal où j’ai du attendre mon tour de 9h30 à 13h45.

Une fois à moi, le vice président du procureur général m’a posé une série de questions : (j’ai eu droit à un interprète)

– Est-il vrai que tu as incité tel prisonnier à se révolter contre l’établissement ?

Non ce n’est pas vrai.

– Est ce que c’est vrai que tu as essayé de le recruter comme terroriste ?

Je ne suis pas un terroriste je ne vois donc par l’intérêt.

– Résidez vous dans le même quartier ?

Oui.

– Est ce que vous partagez la même cellule ?

Non, chacun a la sienne.

– Bon je te donne un conseil, évite le, essaie de ne plus lui adresser la parole.

Oui, mais aujourd’hui ce gars a menti contre moi éhontément. Etant donné qu’on est dans le même quartier, demain il pourrait très bien remettre ça pour me porter à nouveau, préjudice. Le problème subsiste donc.

– Tu n’as qu’à introduire une demande de changement de quartier.

Je ne vais pas faire une demande de changement de quartier alors que je n’ai rien fait. Par contre s’il y a une justice quelque part, faites la valoir.

J’ai du ensuite signer un document rédigé en arabe, et on m’a ramené de nouveau en prison.

Une fois à Salé 2, je me dépêchais de t’appeler pour t’informer de tout cela, mais voilà que surgit le détenu qui a déposé plainte contre moi, et alors que je venais à peine de te saluer, il passe par derrière et m’assène un coup très violent dans le dos. J’ai senti que je m’écroulais je n’arrivais pas à respirer, mais je tenais à voir qui avait fait ça. Je me retournais donc tant bien que mal en sentant que je tombais, mais tentant coûte que coûte de voir le coupable, le voilà qui m’assomme d’un deuxième coup porté sur la bouche. Je me suis écroulé.

Les prisonniers m’ont pris et amené à l’infirmerie où j’ai reçu les premiers soins. J’ai demandé un rapport, mais on me dit que c’est au médecin de le faire. 

L’agresseur lui, a été arrêté et amené je ne sais où.

Aucun chef de quartier sur place lors des faits, un peu comme si tous avaient déserté les lieux. Tout ça est très étrange !

Je retourne au téléphone car je savais que tu devais être morte d’inquiétude, en m’y approchant, deux détenus parmi ceux qui ont signé le pv contre moi, des faux témoins, me menacent et me narguent à la fois, me disant de me dépêcher d’appeler. « Vas-y appelle ! Vas-y ! » en me menaçant du poing et d’autres signes.

Alors, figure toi qu’il n’y avait personne dans le quartier ce qui est incroyable !

Aucun chef de quartier, ni fonctionnaire sur place. Je trouve ça plus qu’étrange et inquiétant surtout. Certainement voulu.

Je repose le cornet du téléphone et m’en vais à la recherche d’un chef de quartier ainsi que du conseiller du directeur, qui apparaissent et me disent, nous allons t’amener voir un médecin. Je leur dis que je dois passer un coup de fil d’abord, sachant que tu devais angoisser.

Que signifie toute cette histoire, une vraie mascarade !

Ils ont tout manigancé contre moi. Tout ça se passe sous les caméras de surveillance et ne semble pourtant pas inquiéter ceux qui m’agressent.

Ce n’est pas normal.

Je compte demander le rapport médical au médecin. Un constat de lésions, afin de faire suivre toute cette affaire.  

Demande aux avocats s’ils peuvent demander à avoir une copie de ce rapport. 

A part ça, je continuerai à tenir bon, ne vous inquiétez pas. « 

 

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