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« Ali’s appeal dismissed », by Frances Webber, Ali Aarrass London Support Committee

dans ACTIONS/FRIENDS OF ALI AARRASS LONDON SUPPORT COMMITTEE par

The Moroccan Court of Cassation dismissed Ali’s appeal.
This is devastating news. Ali’s lawyers are considering with the international secretariat of Amnesty International what the next steps should be.

The Moroccan authorities continue to ignore the rulings and demands of international bodies such as the UN Committee Against Torture which called on them again recently to respect his fundamental rights by putting an end to his solitary confinement and to the prison conditions which have severely damaged his physical and mental health.

Throughout his imprisonment, he has suffered threats, pressure, unjustified searches and seizures, beatings, deprivation of basic medical care, interference with correspondence, restrictions on visits from friends and lawyers. Since October last year he has been in solitary confinement with inadequate food and bedding, and no medical care despite his repeated sickness and vomiting, causing him to lose 18kg in weight.

The Belgian authorities too have ignored the demands of his family and of human rights groups to come to his aid, despite his Belgian nationality.

If you would like to write to Ali (preferably in French or Spanish, but English would do), so that he knows people are thinking of him, his address is:

Ali Aarrass (no. d’ecrou 930)
Prison de Tiflet 2
Tiflet
Morocco

Thank you.

 

 

« Justice internationale contre Justice marocaine », un communiqué des avocats d’Ali Aarrass (Cabinet Jus Cogens) du 28 avril 2017

dans AVOCATS/COMMUNIQUES DE PRESSE par

Cabinet d’avocats Jus Cogens

 Bruxelles, le 28 avril 2017

 

Affaire Ali AARRASS : Justice Internationale contre Justice marocaine

Le Comité contre la torture des Nations Unies exhorte le Maroc à respecter les droits fondamentaux d’Ali AARRASS tandis que la Cour de cassation marocaine rejette son pourvoi

 

Pourvoi en cassation rejeté

Confirmant la résistance des juridictions marocaines au droit international et à l’autorité des décisions des instances des Nations-Unies, la Cour de cassation vient de rejeter le pourvoi formé par Ali AARRASS contre sa condamnation à 12 ans d’emprisonnement

Pour rappel, Ali AARRASS est un citoyen belge, arrêté le 1er avril 2008 en Espagne, sur base d’un mandat d’arrêt international marocain. Il a été extradé par l’Espagne, malgré une interdiction formulée par le Comité des droits de l’homme des Nations Unies. Il a été sauvagement torturé au Maroc.

Le 27 mai 2014, le Comité contre la torture des Nations Unies a constaté que le Maroc avait enfreint la règle absolue de l’interdiction de la torture, n’avait pas mené d’enquête sérieuse à cet égard, et avait condamné Ali AARRASS sur la seule base de preuves tronquées.

Balayant ces décisions d’instances internationales, la Cour de cassation a choisi de valider la condamnation d’Ali AARRASS.

Conditions de détention inhumaines

Les autorités pénitentiaires, pour faire taire Ali AARRASS et briser sa résistance psychologique, lui imposent depuis le mois d’octobre 2016 un terrible régime de détention à l’isolement.

Depuis son incarcération, le calvaire d’Ali AARRASS n’a jamais cessé. Après avoir été torturé pendant dix jours, il a été transféré dans un établissement pénitentiaire officiel où il a continué à être sévèrement maltraité.

Tout au long de sa détention, Ali AARRASS a fait l’objet de menaces, de pressions, de vexations, de fouilles injustifiées, de coups, tant de la part du personnel pénitentiaire[1] que d’autres détenus, de placement arbitraire en isolement, de privation de sommeil, de privation de soins médicaux indispensables, de limitation/suppression de son droit de correspondre, de surveillance, y compris lors de ses rencontres avec son avocat, de non-prise en considération de doléances légitimes, de refus de visite pour ses amis, ses avocats belges, le consul belge et le consul espagnol, d’absence de réponse à ses demandes d’information, etc.

Depuis le 10 octobre 2016, il est détenu dans l’isolement le plus complet, dort sur un bloc de béton, ne dispose pas d’assez de couvertures, n’est pas soigné malgré ses vomissements répétés, ne reçoit pas de nourriture adéquate, ni à suffisance, …

Il a perdu plus de 18kg depuis que ces mauvais traitements lui sont infligés.

Il a donc introduit une nouvelle procédure contre le Maroc devant le Comité contre la torture des Nations Unies. Vu la gravité de sa situation, de manière tout-à-fait exceptionnelle, ce Comité a fait droit à sa demande de mesure provisoire[2] et exhorté le Maroc à respecter ses droits fondamentaux.

Malheureusement, le Maroc ne respecte pas cette mesure, violant une fois de plus le droit international.

Malgré les cris d’alarme des défenseurs des droits de l’homme et les demandes répétées de la famille d’Ali AARRASS, le Ministère belge des Affaires étrangères ne fait rien pour défendre notre compatriote.

Contact :

Me Dounia ALAMAT (+32. 484.65.13.74 ; da@juscogens.be)

Me Nicolas COHEN (+32.470.02.65.41 ; nc@juscogens.be)

Me Christophe MARCHAND (+32 486 32 22 88 ; cm@juscogens.be)

 

 

[1] Comme en atteste une vidéo toujours disponible sur YouTube :

https://www.youtube.com/watch?v=0sG4kXHOiOw

[2] Mesure adoptée dans l’urgence pour prévenir ou empêcher la réalisation ou la poursuite de traitements manifestement cruels, inhumains et dégradants.

« Le témoignage de la maman d’Ali Aarrass sur sa visite à son fils à la prison de Tiflet II », par Farida Aarrass

dans ACTIONS/LA PRISON AU MAROC par

 (photo : la maman d’Ali Aarrass)

Je suis allée chez ma mère pour partager avec elle un moment. Elle voulait que j’apprenne les détails de sa visite rendue à Ali le 3 avril 2017.

Je l’écoutais attentivement tout en faisant mine de ne pas être trop surprise, alors que je sentais que mon coeur allait lâcher tant je contenais les sentiments, qui provoquaient en moi une rage indescriptible.

Voici son récit :

– Ma fille, lorsque nous sommes allées voir ton frère, celui-ci est venu à nous dans un état qui m’a terriblement choquée. Il est si maigri que je n’ai pas pu retenir mes larmes. 
 Ils nous ont fait attendre deux heures avant de nous autoriser à enfin le voir.

J’ai bien vu que le fait d’apprendre cela l’avait mis hors de lui et que le sentiment d’impuissance l’a terriblement révolté. Une fois dans mes bras, nos pleurs devenaient incessants (j’ai déjà vécu cette scène tant de fois que je ne peux que trop bien la comprendre). 
Ton frère ne cessait d’embrasser mon front, mes joues, à nouveau mon front, sans relâche.

Il m’a repris dans ses bras et me serrait si fort que j’ai pu sentir toute sa détresse. Ensuite il a saisi ma main droite et y déposa un baiser, puis ma main gauche et y déposa un second, et voilà qu’il recommença ces gestes tant de fois que je m’effondrais d’imaginer sa solitude.

(Je tiens à préciser que ma mère ignore tout de ses conditions de détention. Mais elle me dit que le fait d’être nouveau dans une autre prison, ne peut que le condamner à se retrouver seul puisqu’il n’y connait aucun détenu)

Elle raconte et se retient de pleurer… Chaque fois qu’elle sent sa gorge se resserrer elle cesse le temps que ça passe. Mais à chaque phase insoutenable au niveau de la douleur provoquée par cette immense injustice, elle essaie de m’encourager à son tour en me motivant comme elle peut.

– Farida ma fille, j’ai beaucoup insisté auprès de Ali pour qu’il continue de patienter. Il était fâché parce qu’ils nous ont laissé attendre deux heures et quand je lui ai dit qu’il ne doit pas se fâcher il m’a répondu : «  Yemma je dois faire respecter mes droits ! Ce sont mes droits et je ne les laisserai pas les écraser !  » 

Elles n’ont pu rester avec Ali que 40 minutes !!!

Ma mère reprend en larmes…
Ma fille, incha Allah tout ceci aura une fin. Oui ma fille tu verras qu’il ressortira de là par la grâce d’Allah, la tête haute. Je n’ai jamais connu un homme aussi digne ma fille. Ton frère fait partie des gens si courageux et si droit qu’Allah ne l’abandonnera jamais. J’en suis ressortie tellement affectée, mais on finit par relativiser et se dire qu’Allah est juste et que justice lui sera faite.

Elle m’a également fait part de son ressenti face à tous les refus de la part des gardes. Ceci non ! Et ça non plus !Ce produit lui est interdit ! Ces affaires lui sont interdites !

Elle était en colère mais a su faire preuve de la plus grande et belle patience et a essayé de raisonner les gardes en leur disant que ce n’est pas humain toutes ces interdictions. Mais qu’au final ça n’aura servi à rien, qu’ils répondent qu’ils n’y sont pour rien, qu’ils ne font qu’obéir aux ordres données plus haut.

Ma mère a été comme toute mère l’aurait fait je pense, aussi douce et aimable qu’elle a pu envers son fils mais aussi envers tout le monde sur place, pour essayer de les faire changer d’avis. Tout ça fut vain dit elle, ils ont apparemment reçu des ordres et ils ont peur de désobéir.

Partir et devoir reprendre de tas de choses qu’elle pensait feraient du bien à Ali, son tendre et unique fils qu’elle chérit tant et qui lui manque terriblement, fut pour elle dur, très dur. Mais partir et laisser derrière elle ce fils qui a toujours été aussi bienveillant envers elle et envers tant de personnes, elle l’a très mal vécu.

Durant tout le chemin de retour elle a pleuré et imploré Dieu de lui rendre justice. Elle est convaincue qu’un jour on se retrouvera tous ensemble à nouveau et qu’on partagera de magnifiques moments comme avant.

Que Dieu exauce les voeux de ma mère.

Un détail m’avait échappé, je l’ajoute parce qu’il fait honneur aux parents et proches des détenus en général, et aux mamans en particulier.

Ma mère me racontait qu’une maman qui devait avoir plus ou moins mon âge, attendait également son tour au rang des fouilles où tout est passé au peigne fin avant d’être accepté ou refusé, selon le bon vouloir de la part d’un coordinateur qui se tient debout sur place.

Cette maman avait fait de ses propres mains tout une pile de crêpes marocaines. Elle a veillé à ce que son fils puisse en avoir et surtout à ne pas en manquer en attendant sa prochaine visite, prévue on ne sait quand. 
 Mais ô combien grande fut sa peine en apprenant qu’elles ne lui seraient pas remises. 
 Refusées ! Pour quelle raison ?! On ne veut pas, c’est tout ! 
 Aucune explication qui tienne… 
 De quoi vous faire sortir les gongs et vous torturer intérieurement sans pour autant vous donner le droit d’exprimer toute la colère suscitée par ces arrogants refus !

Ma mère m’explique avec beaucoup de peine et en pleurs à quel point cette pauvre maman était touchée, attristée, malheureuse. Qu’elle l’observait avec bienveillance pour lui témoigner toute son affection, ce qui l’a aidée à se calmer…

Puis pour terminer elle me dit l’avoir suivi du regard lorsqu’elle a pu enfin retrouver son fils et les voir s’étreindre et sangloter à n’en plus finir.

Ma pauvre mère portant en elle son empathie fusionnelle, n’a pas pu empêcher ses larmes de couler en se rappelant cette si triste scène.

Ces lieux sont voués à provoquer les pires accablements et amertumes. L’abattement de tous ces êtres s’y trouvant, forcés et contraints de réconforter un tant soit peu leurs proches si chers abandonnés de tous.

Ces parents si voués à leur progéniture.

Capables de braver tous les climats et toutes les fatigues.

Capables de s’endetter pour rapporter un peu de bien-être à leur enfant.

Que Dieu préserve nos parents et leur épargne toute souffrance !

Farida Aarrass

Free Ali Aarrass à la Fête du 1er Mai ! Rejoignez-nous à notre stand à la Place Rouppe.

Free Ali Aarrass à la Fête du 1er Mai ! Rejoignez-nous à notre stand à la Place Rouppe.

dans ACTIONS par

Le Comité Free Ali Aarrass sera présent à la Fête du travail et des travailleurs, le lundi 1er mai 2017 de 10H30 – 17H00 à la Place Rouppe à Bruxelles.

Notre stand est dédié au travailleur belge Ali Aarrass.

Innocent, il a été torturé et est incarcéré depuis 9 ans, d’abord en Espagne puis au Maroc.

Depuis octobre 2016, il se trouve en isolement total à la prison de Tiflet II.

Nous vous invitons à nous rejoindre à notre stand afin de sensibiliser le public autour de l’affaire Ali Aarrass, qui est un des scandales judiciaires et politiques majeures de cette dernière décennie.

 

Salutations militantes,

Le Comité Ali Aarrass

Un Comité des Nations Unies ordonne le Maroc de mettre fin immédiatement à l’isolement d’Ali Aarrass

dans ACTIONS/AVOCATS/TORTURE par

Le 17 mars dernier, les avocats d’Ali Aarrass ont saisi le Comité contre la Torture (CAT) de l’ONU pour que les autorités marocaines mettent fin aux conditions de détention solitaire d’Ali Aarrass.  

Le 28 mars, le CAT a fait droit à leur demande et ordonne une mesure provisoire pour que « le régime pénitentiaire de Ali soit allégé et ses droits garantis ». 

C’est une victoire importante dans le combat pour la libération d’Ali Aarrass et contre les conditions de détention inhumaines.

Voici ces conditions d’isolement auxquelles le Maroc est ordonné de mettre fin immédiatement :

–          »  Monsieur AARRASS est détenu dans une aile de la prison qui comprend un rez-de-chaussée et un étage. Du côté de cette section où il se trouve,  il y a des détenus au rez-de-chaussée  mais il est seul à l’étage où se trouvent pourtant 26 cellules. De l’autre côté de la section, les cellules des deux niveaux sont occupées. Les autres détenus de cette section sont apparemment en régime semi-ouvert – porte de cellule ouverte plusieurs heures par jour – et, bien entendu, vont au préau collectivement.

–          Sa cellule mesure environ 6 mètres carrés.

–          Il dispose d’un lit en béton sans matelas, ni mousse. Il a aménagé sa couche en y disposant ses vêtements et les couvertures dont il dispose.

–          La toilette est un modèle « à la turque » que Monsieur AARRASS bouche tant bien que mal avec une bouteille d’eau pour supporter les odeurs.

–          La cellule comprend une table en béton mais pas de chaise et l’emplacement du lit ne permet pas de l’utiliser comme banc.

–          Le lavabo ne donne que de l’eau froide.

–          Il y a deux étagères en béton, sans porte, pour disposer ses effets personnels.

–          La fenêtre mesure environ 45 x 60 cm. Située à 3 m de haut, Monsieur AARRASS ne peut regarder vers l’extérieur (vue sur une cour toujours vide) ou voir le ciel (mais jamais le soleil) qu’en montant sur le lavabo.

–          La télévision est encastrée dans le mur. La télécommande lui est remise et reprise quotidiennement par les agents, les piles lorsqu’elles sont plates ne sont pas remplacées.

–          La radio est interdite.

–          Monsieur AARRASS n’a pas reçu tous ses livres suite à son transfert.

–          La lumière de la cellule est allumée de l’extérieur par les agents.

–          Comme il n’y a pas de bouton d’appel, pour demander quoi que ce soit, Monsieur AARRASS frappe sur les barreaux ou crie… ou attend.

–          L’extinction des feux se fait quotidiennement à 22h.

–          La cellule est fermée par une double porte : une en acier et une grille américaine. La porte reste régulièrement ouverte sans que cela permette toutefois à Monsieur AARRASS de voir ou de parler avec d’autres détenus. La grille est évidemment toujours fermée. Cette grille ne comporte pas de guichet de sorte que, lors de la distribution du repas, l’agent passe son bras au travers de la grille et renverse la nourriture dans une boite.

–          L’eau potable doit être achetée.

–          Monsieur AARRASS ne reçoit qu’un vrai repas par jour, le midi, généralement servi froid ou tiède. Le matin il reçoit un ersatz de thé ou café et le soir uniquement de la soupe.  Le reste, il doit l’acheter à la cantine mais il ne peut le faire qu’une fois par mois.

–          Monsieur AARRASS a droit à une heure de préau par jour ; l’horaire de cette sortie est variable et imposé par le personnel pénitentiaire. Il y est seul.

–          Il peut prendre une douche une fois par semaine. C’est le seul moment où il a accès à de l’eau chaude. Pour faire sa toilette quotidienne, il laisse une bouteille au soleil pendant son heure de préau et espère ainsi avoir de l’eau moins froide.

–          Il peut téléphoner une fois par semaine, le mardi, 5 minutes à son épouse, 5 minutes à sa sœur.

–          Il ne croise jamais un détenu lors de ces mouvements. Quant au personnel, il se comporte avec lui de manière très froide, ne laissant place à aucune personnalisation des relations.

–          Les visites ne peuvent se faire que le lundi. La famille de Monsieur AARRAASS venant de Melilla ou de Belgique, il ne voit un proche au mieux qu’une fois par mois. Pourtant, ce 27 février 2017, la sœur de Monsieur AARRASS n’a été autorisée à la voir que 25 minutes.

–          Les colis alimentaires de denrées non périssables que veulent lui envoyer ses proches sont refusés.

–          Le 27 février 2017, la sœur de Monsieur AARRASS, qui n’a pu le rencontrer que 25 minutes, avait apporté les effets et aliments suivants :

 –                                         Oranges, pommes  et bananes : acceptés

o   Dattes : refusées

o   Crayons de couleurs et farde à rabats, tube de colle : acceptés

o   Taille crayon : refusé

o   Boules Quies : acceptés

o   Coton-tige : refusé

o   Balles de tennis neuves, emballées sous vide, pour se dégourdir et jouer seul : refusées

o   Chocolat et biscuits : refusés

o   Petite casserole et couvercle pour demander aux gardiens de lui chauffer de l’eau pour sa toilette : refusés

o   Piles pour la télécommande de la télévision : refusées au motif qu’il peut les cantiner – ce qui en tout cas n’a pas été possible jusqu’à ce jour

o   Complément alimentaire en poudre sous vide : refusé

o   Blaireau pour le rasage : refusé« .


Le 1er avril 2017, Ali Aarrass commence sa 10ème année de détention. A cette occasion, le Comité Free Ali vous invite autour d’un stand d’information pour un moment de commémoration et de protestation contre la détention arbitraire de ce Belgo-Marocain innocent.

Samedi à 12:00 – 14:00, Place de la Monnaie, Bruxelles, Belgique

 

 

Une fresque pour Ali Aarrass au boulevard Général Jacques à Bruxelles, en face de la caserne Major Géruzet

dans ACTIONS par
A l’heure où certains érigent des murs pour diviser,
nous, nous les faisons parler,
pour rassembler,
pour ne pas oublier,
pour les faire battre d’un même coeur,
et le porter au Ciel.
Nous dessinons un visage,
nous gravons des paroles,
et nous devenons ce trait,
qui nous tisse,
ce trait d’union,
qui perce
toute couleur,
toute image,
toute frontière.
C’est une invitation
à coups de pinceau,
de faire parler,
au nom de cette Liberté.
 
Mahdiya
 
 
Images intégrées 1
Ce mardi 28 mars 2017 en fin d’après-midi, nous étions une petite dizaine de personnes à découvrir, à la lumière d’un ciel digne de Magritte, l’oeuvre qu’un jeune graffeur a souhaité réaliser en soutien à Ali Aarrass: un portrait géant d’Ali sur un mur de 8m de haut, peint avec une perche longue de 6m… un bel exploit!
Et une généreuse contribution pour laquelle, avec Ali et sa soeur Farida qui ont pu l’évoquer lors de leur coup de fil hebdomadaire, nous remercions de tout coeur l’artiste.
La fresque se trouve boulevard Général Jacques à Bruxelles, en face de la caserne Major Géruzet (arrêt « VUB » des trams 7 et 25), sur le « free wall » du hall de sport de la VUB. N’hésitez pas, en signe de solidarité, à vous y arrêter à votre tour et vous y faire prendre en photo afin de poster celle-ci sur la page Facebook de Farida Aarrass, #Farida Aarrass.
Merci déjà !
Le Comité Free Ali

London Support Ali Aarrass : Tomorrow, after waiting for four years since lodging his appeal, the Moroccan Court of Cassation will hear Ali Aarrass’ appeal

dans ACTIONS/FRIENDS OF ALI AARRASS LONDON SUPPORT COMMITTEE par

Dear Friends of Ali Aarrass,

Tomorrow, after waiting for four years since lodging his appeal, the Moroccan Court of Cassation will hear Ali Aarrass’ appeal against his 2011 conviction and 12-year sentence following a grossly unfair trial lasting only a few hours, based solely on torture evidence (a conclusion confirmed by the UN Special Rapporteur on Torture, the UN Committee Against Torture, the UN Working Group on Arbitrary Detention among other bodies). 
The findings of these bodies, and the international support for Ali Aarrass, have not been enough to secure his release, or even an improvement in his conditions. Since being moved from Salé II prison in Rabat to Tifelt II local prison in October 2016, he has been held in isolation, sleeping on a concrete slab with only an hour a day to exercise, one shower a week, and inadequate food. These conditions, and his continued unlawful imprisonment, are having a severe impact on his health.
Please write immediately in Arabic, French or your own language urging the Moroccan authorities to: 
n        Implement the decision of the Working Group on Arbitrary Detention (WGAD) calling on them to release Ali Aarrass immediately and award him adequate compensation; 
n        Immediately end Ali Aarrass’ solitary confinement and ensure he is held in humane conditions; 
n        Ensure he has immediate access to a qualified health professional to provide health care in compliance with medical ethics, including the principles of confidentiality, autonomy, and informed consent. 
PLEASE SEND APPEALS BEFORE 8 MAY 2017 TO: 
Director of General Administration for Prison Administration and Reinsertion 
Mohamed Saleh Tamek         
Angle Avenue Arar et rue El-Jouz 
Hay El Riyad, Rabat, Morocco         
Fax: + 212 5 37 71 26 19 
Salutation: Dear Sir Minister of Justice and Liberties 
Mustafa Ramid         
Ministry of Justice and Liberties 
Place El Mamounia – BP 1015 
Rabat, Morocco 
Fax: + 212 5 37 73 47 25 
Salutation: Your Excellency And copies to: 
International Delegation for Human Rights 
Interministerial Delegate 
Mahjoub El Haiba 
Angle Avenue Ibn Sina et 
Rue Oued El Makhazine 
Agdal, Rabat, Morocco 
Fax: +212 5 37 67 11 55 
Also send copies to diplomatic representatives accredited to your country. 

 
Please support Amnesty’s appeal and show the Moroccan authorities that enough is enough! 
All the best
 
Frances Webber
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