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AVOCATS - page 2

5 octobre : le MRAX, la Ligue des droits de l’homme et Amnesty international pour Ali Aarrass

dans ACTIONS/AVOCATS/COMMUNIQUES DE PRESSE/ORGANISATIONS POUR LES DROITS DE L'HOMME / FOR HUMAN RIGHTS/TORTURE par

SOURCE

Affaire Ali Aarrass – Conférence de presse de la LDH et du MRAX – 5 octobre 2015

Ali Aarrass, citoyen belge et marocain extradé au Maroc par l’Espagne en 2010, a été torturé par les autorités marocaines en vue de lui extorquer des aveux de complicités terroristes. Condamné à 12 ans de prison en 2012, Ali Aarass a entamé sa sixième grève de la faim le 25 août dernier à la prison de Salé II, au Maroc.

Aujourd’hui, suite à 43 jours de grève de la faim, son état de santé devient de plus en plus préoccupant. Mais les conditions de détention le placent dans une situation de violence psychologique et physique telle qu’il est décidé à continuer sa grève jusqu’à ce que les autorités belges répondent à ses demandes :

Que le gouvernement belge réclame et obtienne le rapport ou les conclusions de l’enquête sur les tortures qui lui ont été infligées, incluant un examen médical conforme aux standards internationaux, exigée par la Comité contre la torture de l’ONU au Maroc le 27 mai 2014 ;

Que le gouvernement belge fasse pression sur les autorités marocaines qui, après un an, n’ont toujours pas donné suite à la demande du Ministère des Affaires étrangères d’autoriser la visite consulaire de la Belgique auprès de son ressortissant détenu. De ce fait, interdire le consul belge de rendre visite à un Belge est une violation directe du droit international et l’Etat belge se doit de réagir. Sans réaction, nos autorités ne pourront faire cesser les maltraitantes subies et rétablir le respect des droits élémentaires du détenu ;

Que le gouvernement belge exige sa mise en liberté immédiate en conformité avec les recommandations venant du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire ;

Ali Aarrass n’a toujours pas été définitivement jugé ou condamné et la détention provisoire dépasse aujourd’hui tout délai raisonnable prévu par la loi. Sa mise en liberté immédiate après bientôt 8 ans de détention provisoire est la moindre des choses en attendant la réouverture d’un procès équitable.

Les humiliations, coups, insultes, provocations et autres traitements dégradants, révélés en partie par la vidéo projetée lors de la conférence de presse, ont fait d’Ali Aarrass l’un des symboles d’une campagne internationale contre la torture. Sa binationalité ne peut continuer à servir de prétexte à l’indifférence d’un Etat qui sélectionne les citoyens de sa population qui méritent son assistance et relèguent les autres dans une zone de non-droit où les injustices sont tues.

Le MRAX et la Ligue des Droits de l’Homme se joignent au Comité de Soutien d’Ali Aarrass, appuient les demandes légitimes et urgentes du détenu et dénoncent le silence complice de la Belgique.

15 de septiembre : Comunicado de prensa de Juscogens y del Comité Free Ali : La lucha final de Ali Aarrass

dans ACTIONS/AVOCATS/COMMUNIQUES DE PRESSE/LA PLATAFORMA POR ALI AARRASS par

MelillaAli Aarrass, ciudadano belga con doble nacionalidad, cuyo caso se ha hecho emblemático en muchos países a raíz de la campaña contra la tortura de Amnistía Internacional, está en huelga de hambre desde el 25 de agosto 2015, en la prisión de Salé II, Marruecos.

« La huelga de hambre es la única manera de hacerme oír », escribió Ali Aarrass el 27 de agosto, en una carta al Ministro de Justicia y Libertades de Marruecos (www.freeali.eu/?p=5727 )

Hoy, después de 22 días de huelga de hambre, su salud es cada vez más preocupante. Ali ha perdido 12 kg de peso. Sufre de migrañas, insomnio y pérdidas del equilibrio. Tiene dolores intensos en las articulaciones y encuentra dificultades para hablar.

Sin embargo, Ali Aarrass ha decidido continuar su huelga de hambre hasta que las autoridades marroquíes respondan a sus cinco reclamaciones :

1/Que se detengan el abuso y la arbitrariedad en la prisión de Salé II:

Algunos funcionarios y guardias de la prisión, como el jefe de distrito Hicham Ben Ali, que crean un clima constante de tensión con provocaciones, vejaciones, amenazas e insultos, deben ser desposeídos de su función. Los derechos de los detenidos deben ser respetados.

2/Que se comuniquen los resultados del examen de su denuncia por Tortura:

Estos resultados se vienen esperando desde septiembre de 2014. El 27 de mayo de ese año, la Comisión contra la Tortura de la ONU estableció un plazo de 3 meses para que Marruecos llevase a cabo una investigación exhaustiva e imparcial sobre la tortura sufrida por Ali Aarrass , incluyendo un examen médico de acuerdo con las normas internacionales Efectivamente una investigación fue abierta de nuevo, pero 17 meses después de la solicitud del Comité contra la Tortura de la ONU, todavía no existe un informe ni se dispone de resultados.

3/Que se responda a la solicitud de casación presentada en 2012

Hace 3 años, a raíz de la condena de Ali Aarrass, inmediatamente después de emitido el veredicto y en el plazo previsto por la ley, su defensa presentó un recurso de casación, pero las autoridades marroquíes no han respondido a esta petición. Esto supone, entre otra cosas que el juicio de Ali Aarrass esté aún sin terminar, que todavía se encuentre bajo custodia, o que las solicitudes de transferencia estén bloqueadas.

4/Que se autorice la visita de cónsul belga, solicitada en repetidas ocasiones desde septiembre de 2014.

A partir de aquel momento, el Ministerio de Asuntos Exteriores belga ha pedido reiteradamente a las autoridades marroquíes autorización para visitar a Ali Aarrass. Esta información queda confirmado en carta remitidal Sr. Reynders, ministro de asuntos exteriores, el 9 de septiembre de 2015, que dice: « Para poder visitar a un preso, cualquiera que sea, una Embajada siempre tiene que pedir permiso, para efectuar la visita, a las autoridades del país donde se encuentra el detenido. La solicitud para visitar el Sr. Aarrass se ha presentado ante las autoridades marroquíes.” Sin embargo, desde hace un año las autoridades de Marruecos se niegan a responder a esta demanda prohibiendo al cónsul belga visitar a un ciudadano de su país, y violando así el derecho internacional.

5/ Que se dé curso a su liberación inmediata, solicitada por la ONU

Ali Aarrass todavía no ha sido definitivamente juzgado ni condenado y la prisión preventiva que ha sufrido supera el plazo razonable previsto por la propia ley de Marruecos. La Sección 546 del Código de Procedimiento Penal marroquí afirma que  » el Tribunal de Casación debe resolver con proridad y urgencia los recursos interpuestos por los internos, estableciendo un plazo máximo de tres meses desde la fecha de recepción del expediente». Su liberación inmediata después de casi 8 años de custodia es lo menos que espera de la reapertura de una causa justa.

El Grupo de Trabajo sobre la Detención Arbitraria de la ONU, en su dictamen de 21 de octubre de 2013, pidió la liberación inmediata de Ali Aarrass las autoridades marroquíes y que se le ofrecieran compensaciones  » . (http://fr.alkarama.org/documents/WGAD_Opinion-25-2013_Ali-Aarrass_FR.pdf)

Contacto

Christophe Marchand, Abogado especializado en derecho penal , Master en Derecho Internacional , Investigador Asociado Vrije Universiteit Brussel ( Derechos Fundamentales y Constitucionalismo ) cm@juscogens.be , +32 (0) 486 32 22 88

Luk Vervaet (vervaetluk@gmail.com 0478653378) y Farida Aarrass (aarrassfarida65@gmail.com 0486703215) para el www.freeali.eu Comité Free Ali

 

L’ultime combat d’Ali Aarrass, communiqué de presse du Cabinet d’avocats Jus Cogens et le Comité Free Ali

dans AVOCATS/COMMUNIQUES DE PRESSE par

ali Aarrass

15 septembre 2015

Communiqué de presse du Cabinet d’avocats Jus Cogens et du Comité Free Ali

L’ultime combat d’Ali Aarrass

Ali Aarrass, citoyen belge ayant la double nationalité, dont le cas est devenu tristement célèbre dans beaucoup de pays par la campagne contre la torture d’Amnesty international, est en grève de la faim depuis le 25 août 2015 à la prison de Salée II, au Maroc.

« La grève de la faim est devenue le seul moyen de me faire entendre », a écrit Ali Aarrass, le 27 août, dans une lettre au Ministre de la Justice et des Libertés du Maroc (www.freeali.eu/?p=5727)

Aujourd’hui, suite à 22 jours de grève de la faim, son état de santé devient de plus en plus préoccupant. Ali a maigri de 12kg. Il souffre de migraines et d’insomnies. Il a de fortes douleurs aux articulations. Il a des difficultés à parler et à se tenir debout.

Néanmoins, Ali Aarrass est décidé de continuer sa grève de la faim jusqu’à ce que les autorités marocaines répondent à ses cinq demandes.

  1. Arrêt des maltraitances et de l’arbitraire à la prison de Salé II.

Certains responsables et gardiens dans la prison, comme le chef de quartier Ben Ali Hicham, qui créent un climat de tension constante par des provocations, des humiliations, des menaces et des insultes, doivent être expulsés de leur fonction. Les droits élémentaires des détenus doivent être respectés.

  1. Communication des résultats de l’examen sur la plainte contre la torture, résultats attendus depuis septembre 2014

Le 27 mai 2014, le Comité contre la torture de l’ONU avait donné 90 jours (3 mois) au Maroc pour réaliser une enquête impartiale et approfondie sur la torture d’Ali Aarrass, incluant un examen médical conforme aux standards internationaux. Une instruction a été rouverte, mais 17 mois après la demande du Comité contre la torture de l’ONU, il n’y a toujours pas de rapport ou de conclusions disponibles.

  1. Une réponse à la demande de cassation, réponse attendue depuis 2012

Il y a 3 ans, suite à la condamnation d’Ali Aarrass en appel, une demande de cassation a été introduite par la défense, immédiatement après le verdict et dans les délais prévus par la loi. Les autorités marocaines n’ont jamais répondu à cette demande. Ce qui veut dire que le procès d’Ali Aarrass est toujours inachevé, qu’il est toujours en détention provisoire, que des demandes de transferts restent bloquées etc.

  1. Autorisation de la visite consulaire de la Belgique, réponse attendue depuis septembre 2014

Depuis septembre 2014, le Ministère des Affaires étrangères a demandé à maintes reprises aux autorités marocaines de pouvoir rendre visite à Ali Aarrass. Cette information nous a été confirmée par une lettre de Monsieur Reynders du 9 Septembre 2015 qui dit : «  Afin de pouvoir rendre visite à un prisonnier, quel qu’il soit, une Ambassade doit toujours solliciter l’autorisation d’effectuer la visite auprès des autorités du pays où la personne est détenue. La demande de pouvoir visiter Monsieur Aarrass a bien été introduite auprès des autorités marocaines. » Depuis un an les autorités marocaines refusent de répondre à cette demande, interdisant le consul belge de rendre visite à un Belge, violant ainsi le droit international.

  1. La mise en liberté immédiate.

Ali Aarrass n’est toujours pas définitivement jugé ou condamné et sa détention provisoire dépasse aujourd’hui tout délai raisonnable prévu par la loi. L’article 546 du code de la procédure pénale marocain précise que « la cour de cassation est tenue de statuer d’urgence et par priorité sur les pourvois formés par les détenus dans un délai maximum de trois mois de la date de la réception du dossier ». Sa mise en liberté immédiate après bientôt 8 ans de détention provisoire est la moindre des choses en attendant la réouverture d’un procès équitable.

Le Groupe de travail onusien sur la détention arbitraire, dans son Avis du 21 octobre 2013, a d’ailleurs demandé aux autorités marocaines « la libération immédiate et l’indemnisation d’Ali Aarrass ». (http://fr.alkarama.org/documents/WGAD_Opinion-25-2013_Ali-Aarrass_FR.pdf)

Contact

Christophe Marchand, Avocat, Avocat spécialisé en droit pénal, Master en droit international, Associate Researcher Vrije Universiteit Brussel (Fundamental Rights and Constitutionalism), cm@juscogens.be, +32 (0)486 32 22 88

Luk Vervaet (vervaetluk@gmail.com 0478653378)  et Farida Aarrass (aarrassfarida65@gmail.com 0486703215) pour le Comité Free Ali www.freeali.eu

free ali aarrass now

Nicolas Cohen : « Je soutiens la campagne d’Amnesty International pour Ali Aarrass »

dans ACTIONS/AVOCATS/ORGANISATIONS POUR LES DROITS DE L'HOMME / FOR HUMAN RIGHTS par

Maitre Nicolas Cohen« Je me joins à la campagne internationale « Stop torture », lancée par Amnesty International le 13 mai 2014.

En tant qu’avocat et vice-président de la section belge de l’Observatoire internationale des prisons, j’apporte mon soutien à la pétition d’Amnesty International, signée par 216.000 personnes de 130 pays: « Justice pour Ali Aarrass », qui demande :

« – l’application de la décision du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire appelant à sa libération immédiate ;

– l’ouverture d’une enquête indépendante et impartiale sur les actes de torture et de mauvais traitements infligés à Ali Aarrass, incluant sa période de détention dans le centre de Témara. Cette enquête doit comprendre un examen médico-légal respectant les standards établis par le Protocole d’Istanbul, avec la participation d’experts internationaux ;

– la traduction en justice des personnes responsables. »

Info sur

Amnesty International World wide campaign against torture:

(anglais) : http://www.amnesty.org/en/news/amnesty-international-global-crisis-torture-exposed-new-worldwide-campaign-2014-05-13 /

Amnesty International België/Belgique :

(Nederlands) : http://www.aivl.be/nieuws/amnesty-brengt-wereldwijde-foltercrisis-aan-het-licht-met-nieuwe-campagne/46173#.U3JPuYa9pok

(français) : http://www.amnestyinternational.be/doc/s-informer/actualites-2/article/une-nouvelle-campagne-mondiale

http://info.amnesty.be/adserver2/petition_17508_15366_camp-torture-maroc-et-sahara-occidental-ali-aarrass.html?petitionOptin=yes&language=fr_BE

Plus d’informations sur l’affaire Ali Aarrass : www.freeali.eu

Nouvelle victoire pour Ali AARRASS, après le Maroc et l’Espagne, c’est à la Belgique que la Justice rappelle ses devoirs

dans AVOCATS/COMMUNIQUES DE PRESSE par

Dounia III conf de presse 26 juillet 2013Communiqué de presse du CABINET D’AVOCATS JUS COGENS – Me Dounia ALAMAT (+32.470.57.59.25 ; da@juscogens.be) – Me Nicolas COHEN (+32.470.02.65.41 ; nc@juscogens.be) – Me Christophe MARCHAND (+32.486.32.22.88 ; cm@juscogens.be)
Bruxelles, le 11 septembre 2014
Affaire Ali AARRASS : Nouvelle victoire pour Ali AARRASS, après le Maroc et l’Espagne, c’est à la Belgique que la Justice rappelle ses devoirs

(photo Maitre Dounia Alamat lors d’une conférence de presse)

Ali AARRASS est un citoyen belge.

Arrêté le 1er avril 2008 en Espagne sur base d’un mandat d’arrêt international marocain, il est extradé vers le Maroc le 14 décembre 2010. Il disparait pendant dix jours durant lesquels ni les autorités espagnoles, qui ont procédé à l’extradition, ni les autorités belges ne chercheront à savoir ce qu’il devient.

Accusé d’être membre d’une organisation terroriste, Ali AARRASS est torturé sans relâche pendant dix jours pour signer des « aveux ». Qu’ils soient rédigés en arabe, langue qu’Ali AARRASS ne sait ni parler, ni lire, ni écrire, n’a pas surpris la justice marocaine qui l’a jugé coupable et condamné à 12 ans d’emprisonnement.

Ali AARRASS a officiellement déposé plainte au Maroc. Toutefois, cette plainte a rapidement été classée sans suite et rien n’a été fait pour découvrir la vérité.

Mais Ali AARRASS n’a pas baissé les bras devant les obstacles qui n’ont pas cessé de s’élever devant lui.

Le 20 septembre 2012, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture a rendu visite à Ali AARRASS, accompagné d’un médecin légiste. Il a immédiatement écrit aux autorités marocaines, les interpellant sur les traces de torture relevées sur le corps d’Ali AARRASS.

Pour dénoncer la nonchalance de l’Espagne à l’envoyer à ses bourreaux, Ali AARRASS a saisi le Comité des droits de l’homme des Nations Unies. Dans sa communication du 28 août 2014, cette haute instance a fustigé l’attitude lamentable de l’Espagne, qui a procédé à l’extradition malgré les mesures provisoires interdisant cet acte. Le Comité des droits de l’homme a ensuite constaté que l’Espagne a violé l’article 7 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques : « Nul ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ».

Pour s’opposer à l’appareil marocain, Ali AARRASS s’est plaint auprès du Comité contre la torture des Nations Unies. Le 27 mai 2014, ce Comité lui a donné raison et a constaté que le Maroc a violé la règle absolue de l’interdiction de la torture, n’a pas mené d’enquête sérieuse à cet égard, et l’a condamné sur base de preuves tronquées. Le Comité contre la torture a donné 90 jours au Maroc pour commencer une enquête impartiale et approfondie. La défense d’Ali AARRASS est dans l’attente du suivi de cette injonction par le Maroc.

Ali et famillePour mettre un terme à l’inertie de son propre Etat à lui venir en aide, Ali AARRASS a dû lancer une action en référé (urgence) afin de contraindre la Belgique à lui apporter une assistance consulaire.

Ce 9 septembre 2014, la Cour d’appel de Bruxelles a confirmé l’obligation d’agir de l’Etat belge en faveur de son ressortissant, sauvagement torturé. La Cour d’appel précise même que des visites hebdomadaires devraient lui être rendues. Une astreinte de 100€ par jour de retard à exécuter cette décision de justice a été ordonnée, afin de s’assurer du bon respect de ses obligations par l’Etat belge.

Cette nouvelle victoire met du baume au cœur des proches d’Ali AARRASS. Toutefois, ils demeurent extrêmement préoccupés de sa situation. En effet, dans sa prison marocaine, toujours entouré par des personnes l’ayant maltraité, physiquement et/ou psychologiquement, Ali AARRASS reste la proie des malveillants et continue à subir d’intenses pressions.

Les proches d’Ali AARRASS espèrent dès lors que l’intervention des autorités belges permettra – enfin – d’assurer effectivement sa protection.

Le Comité contre la torture des Nations Unies condamne l’Espagne pour l’extradition d’Ali Aarrass !(28 août 2014)

dans AVOCATS/COMMUNIQUES DE PRESSE par

(photos : actions en 2010 devant l’ambassade espagnole à Bruxelles contre l’extradition d’Ali Aarrass)

non a l'extradition d'Ali AarrassCommuniqué du CABINET D’AVOCATS JUS COGENS – Me Dounia ALAMAT (+32.470.57.59.25 ; da@juscogens.be) – Me Nicolas COHEN (+32.470.02.65.41 ; nc@juscogens.be) – Me Christophe MARCHAND (+32.486.32.22.88 ; cm@juscogens.be)

Bruxelles, le 1er septembre 2014

Affaire Ali AARRASS : Nouvelle victoire pour Ali AARRASS, le Comité des droits de l’homme constate les graves manquements de l’Espagne et invite cet Etat à réparer

 Ali AARRASS est un citoyen belge.

Arrêté le 1er avril 2008 en Espagne sur base d’un mandat d’arrêt international marocain, Ali AARRASS est accusé d’être membre de la cellule terroriste d’Abdelkader BELLIRAJ.

Craignant d’être torturé au Maroc, Ali AARRASS a saisi le Comité des droits de l’homme des Nations Unies pour empêcher son extradition.

Le 26 novembre 2010, saisi en extrême urgence, ce Comité a invité l’Espagne à ne pas éloigner Ali AARRASS du territoire, dans l’attente de sa décision finale, compte tenu du risque sérieux de torture encouru.

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Pourtant, le 14 décembre 2010, l’Espagne est passée outre cette mesure provisoire et a envoyé Ali AARRASS vers ses bourreaux et d’abominables tortures.

Le 27 mai 2014, le Comité contre la torture des Nations Unies, saisi d’une plainte contre le Maroc, a constaté que ce pays a bien violé la règle absolue de l’interdiction de la torture, n’a pas mené d’enquête sérieuse à cet égard, et a condamné Ali AARRASS sur base de preuves tronquées. Ce Comité a donné 90 jours au Maroc pour commencer une enquête impartiale et approfondie, incluant un examen médical conforme aux standards internationaux.

Une instruction (impartiale ?) a bien été rouverte. Ali AARRASS n’a cependant pas été libéré et croupi toujours en prison, à la merci de ses tortionnaires.

Ali innocente

Aujourd’hui, c’est au tour du Comité des droits de l’homme des Nations Unies de rendre sa décision, à l’égard de l’Espagne cette fois-ci.

Dans sa communication n°2008/2010 du 28 août 2014, cette haute instance fustige l’attitude lamentable de l’Espagne qui a procédé à l’extradition alors que les mesures provisoires sont essentielles pour protéger les individus contre des actes irréversibles. Ces mesures visent, de plus, à garantir l’effectivité du recours ouvert, en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, devant le Comité des droits de l’homme.

drapeau-espagnole-à-lambassade

Le Comité des droits de l’homme constate ensuite qu’Ali AARRASS a bien été sauvagement torturé. Il considère, à cet égard, qu’en dépit des informations transmises aux autorités espagnoles, cet Etat n’a pas évalué adéquatement le risque de mauvais traitements. En effet, l’ « Audiencia nacional » avait simplement estimé que la torture n’était pas assez systématique au Maroc que pour justifier un refus d’extradition !

L’Espagne a donc violé l’article 7 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui prescrit que « Nul ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ».

En conséquence, l’Espagne doit, d’une part, offrir une compensation adéquate à Ali AARRASS pour les souffrances encourues et, d’autre part, prendre toutes les mesures possibles vis-à-vis des autorités marocaines pour assurer un suivi efficace quant au traitement d’Ali AARRASS.

L’Espagne a six mois pour se conformer à cette décision.

Les conseils et la famille d’Ali AARRASS attendent de voir quelles seront les initiatives de cet Etat. Ils attendent également la position de la Cour d’appel de Bruxelles, quant à l’obligation pour la Belgique de venir en aide à son ressortissant. Cette décision devrait intervenir le 11 septembre 2014.

Actuellement, Ali AARRASS subit d’intenses pressions au sein de l’établissement pénitentiaire où il est détenu. L’Etat marocain diffuse également des informations dénigrant et contestant le bien-fondé de ses plaintes[1]. Cette « campagne » fait bien évidemment naître des craintes importantes auprès de ses proches.

Campagne « STOP TORTURE », http://www.amnesty.org/fr/stoptortureAli Aarrass UK Amnesty international

[1] http://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Ffr.africatime.com%2Fmaroc%2Fdb%2Fali-aarrass-vivrait-une-detention-normale&h=6AQGT-1ny&s=1

Dounia Alamat

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Ali Aarrass : Le Comité contre la torture des Nations Unies constate les tortures, le défaut d’enquête impartiale, la condamnation sur base d’aveux extorqués sous la torture. Le Maroc a 90 jours pour diligenter une enquête approfondie

dans AVOCATS/COMMUNIQUES DE PRESSE/DANS LA PRESSE par

AARRASS Décision CAT-page-001Communiqué de presse du CABINET D’AVOCATS JUS COGENS – Me Dounia ALAMAT (+32.470.57.59.25 ; da@juscogens.be) – Me Nicolas COHEN (+32.470.02.65.41 ; nc@juscogens.be) – Me Christophe MARCHAND (+32.486.32.22.88 ; cm@juscogens.be)

Bruxelles, le 2 juin 2014

 Ali AARRASS est un citoyen belge.

 Arrêté le 1er avril 2008 en Espagne sur base d’un mandat d’arrêt international marocain, il est extradé vers le Maroc le 14 décembre 2010. Il disparait pendant dix jours durant lesquels ni les autorités espagnoles, qui ont procédé à l’extradition, ni les autorités belges ne chercheront à savoir ce qu’il devient. Sa famille est terriblement inquiète. Accusé d’être membre d’une organisation terroriste, Ali AARRASS est torturé pour signer les aveux qui serviront à sa condamnation.

 Après dix jours d’horreur, il réapparait devant un juge d’instruction qui ignore ses plaies et ses plaintes et expédie une enquête qu’il considère inutile puisque les aveux sont signés.

 Que les aveux soient rédigés en arabe, langue qu’Ali AARRASS ne sait ni parler, ni lire, ni écrire ne surprend pas le juge d’instruction, pas plus que le Procureur général ou la Cour d’appel de Rabat, qui va juger Ali AARRASS coupable et le condamner à 12 ans d’emprisonnement.

 Ali AARRASS dépose plainte officiellement entre les mains d’un autre juge d’instruction à Rabat pour la torture qu’il a subie. La plainte est jugée irrecevable… sous prétexte qu’il n’a pas su donner les noms de ses bourreaux.

 Mais Ali AARRASS ne va pas se taire. Il appelle à l’aide les autorités de son pays, la Belgique, pour que le consul vienne le voir et constate les souffrances subies et ses atroces conditions de détention à la prison de Salé II. Jusqu’à ce jour, le Ministre des affaires étrangères met personnellement un véto à une telle visite.

 Puisque les juges marocains sont manifestement acquis à la cause de la torture, puisque l’Etat belge se désintéresse de son citoyen, Ali AARRASS se tourne vers les Nations Unies.

 Il interpelle le Comité des droits de l’homme des Nations Unies, le Rapporteur des Nations Unies sur l’indépendance des magistrats et des avocats, le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture et le Comité contre la torture des Nations Unies.

 Le 3 octobre 2011, Ali AARRASS saisit le Comité contre la torture des Nations Unies pour dénoncer les tortures subies et le risque d’être condamné sur base des aveux ainsi extorqués.

 Le Comité contre la torture est l’organe chargé d’examiner les plaintes des personnes victimes de violation de la Convention des Nations Unies contre la torture. Ce texte prévoit notamment que les Etats membres doivent diligenter immédiatement une enquête impartiale quand il y a des motifs raisonnables de croire qu’un acte de torture a été commis sur leur territoire, que la personne qui dépose plainte doit être protégée contre toute mesure d’intimidation en raison de sa dénonciation et qu’une déclaration obtenue sous la torture ne peut être utilisée comme preuve en justice.

 Toutes ces règles ont été violées par le Maroc.

 Le 20 septembre 2012, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, organe indépendant du Comité, rend visite à Ali AARRASS, accompagné d’un médecin légiste, spécialisé dans les séquelles de la torture. Le Rapporteur spécial écrit immédiatement aux autorités marocaines en expliquant qu’il a constaté sur le corps d’Ali AARRASS les traces des tortures et en demandant des explications.

 Il y avait donc des motifs très sérieux pour lancer une enquête, mais celle celle-ci n’a jamais eu lieu.

 Pire encore, immédiatement après la visite du Rapporteur spécial, Ali AARRASS est victime de pressions et roué de coups par les gardiens de la prison.

 Les juges marocains ne prennent pas en compte les dénonciations de torture et se satisfont des prétendus « aveux » pour fonder la condamnation d’Ali AARRASS à 12 ans d’emprisonnement. Un pourvoi en cassation est toujours à l’examen au Maroc, plus d’un an et demi après son introduction.AARRASS Décision CAT-page-004

 Le Comité contre la torture des Nations Unies n’a cependant pas eu besoin d’attendre le résultat de cette procédure pour constater, ce 27 mai 2014, que le Maroc a violé la règle absolue de l’interdiction de la torture, n’a pas mené d’enquête sérieuse à cet égard, et a condamné Ali AARRASS sur base de preuves tronquées.

 Le Comité contre la torture des Nations Unies donne 90 jours au Maroc pour commencer une enquête impartiale et approfondie incluant un examen médical conforme aux standards internationaux.

 Après six ans de détention à clamer son innocence, après la torture et les mauvais traitements, lâchement abandonné par le Belgique, Ali ARRASS, infailliblement soutenu par sa famille et un comité citoyen, est toujours debout. Il témoigne par son combat et sa ténacité en faveur de toutes les victimes de la torture.

stop tortura Le Maroc sait que le vent de la critique internationale souffle contre lui. Amnesty International vient de lancer une campagne mondiale : « La torture en 2014 : 30 ans d’engagements non tenus » (www.amnesty.org/fr/library/info/ACT40/004/2014/fr). Le Maroc y est spécifiquement visé.

 Par sa décision, le Comité contre la torture invite clairement les autorités marocaines à prendre leurs responsabilités. Sauront-elles y répondre ? Il semble que le Maroc ait initié une nouvelle enquête mais toujours sans respecter les règles en la matière.

 Et la Belgique?

 Le Ministre des affaires étrangères belge dispose des mêmes informations sur la situation d’Ali AARRASS que le Comité contre la torture des Nations Unies, sans en tirer aucune conclusion. Ali AARRASS a dès lors saisi les juridictions belges pour obtenir l’assistance à laquelle il a droit.

 Le 3 février 2014, le Ministre a été condamné en référé par le Tribunal de première instance de Bruxelles à accorder l’assistance consulaire à Ali AARRASS. Depuis lors, le Ministre n’a pris qu’une seule initiative : demander aux autorités marocaines le droit pour le consul d’avoir un entretien téléphonique avec Ali AARRASS. Le Maroc ne répond pas à cette demande et le Ministre estime avoir fait tout son possible pour notre compatriote.

 Combien de temps encore la Belgique refusera-t-elle de tendre la main à son citoyen ? Une audience est fixée devant la Cour d’appel de Bruxelles ce 27 juin 2014.

 (Le texte de la décision du Comité contre la Torture comporte 18 pages).

Article de Baudouin Loos dans Le Soir du 2 juin suite à ce communiqué : cliquez ICI

Didier Reynders contre Ali Aarrass : le procès aura lieu le 26 mai ! Mobilisons-nous !

dans ACTIONS/AVOCATS/DANS LA PRESSE/ORGANISATIONS POUR LES DROITS DE L'HOMME / FOR HUMAN RIGHTS/SANS CATEGORIES par

 Farida Aarrass at Belgian embassy LondonTrès chers amis !

 Le vendredi 21 mars 2014, l’audience introductive a bien eu lieu.

 Les avocats qui nous représentent ainsi que ceux du ministre des affaires étrangères Didier Reynders étaient là et alors qu’on pensait que la date de l’audience publique en appel allait être fixée aux environs du mois de septembre, voilà que la présidente demande l’objet du litige.

Nos avocats indiquent qu’il s’agit de l’appel à l’aide d’un homme torturé au Maroc et abandonné par son pays.

Alors la Présidente a demandé à se greffière de chercher une date plus proche.

Nos avocats plaideront donc le 26.5.14 en appel…

 Je compte sur vous tous, chers amis, pour bloquer la date de la dite audience à 9h du matin.

Il s’agira d’une première si l’affaire devait être remportée

Je vous tiens informés !

Farida Aarrass

 

ONUDans la presse : Afriquinfos

Maroc : L’ONU ordonne la libération d’Ali Aarrass

RABAT (© 2014 Afriquinfos) – SOURCE

Le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies souhaite voir le prisonnier belgo-marocain libéré par les autorités marocaines. Ali Aarrass est suspecté de faire partie de l’organisation terroriste GICM.

Ali Aarrass aurait subi, selon l’ONU, durant ses 3 années de détention des « traitements humiliants et dégradants » par les gardiens de la prison de Salé, où il était incarcéré.Ali Aarrass avait été arrêté en 2008 pour appartenance à un réseau terroriste.

Le document rédigé par l’ONU stipule que le prisonnier a été condamné injustement et illégalement par les autorités marocaines. Ce texte exige la libération du belgo-marocain ainsi qu’une indemnisation suite à son séjour en prison.

Cet écrit indique également qu’il aurait été condamné « sans aucun témoin ni aucune preuve documentaire ou légale » et « sans droit de témoigner ». L’ONU ajoute que cette condamnation s’est basée suite aux déclarations de l’homme, alors torturé, et dans une langue qu’il ne connaissait même pas (l’arabe).

L’Espagne avait blanchi Ali Aarrass, alors que le Maroc le gardait toujours prisonnier.

Afriquinfos

Ali Dans la presse :  Yabiladi

L’ONU demande au Maroc de libérer Ali Aarrass

Justice | Brève | Publié le 14.03.2014 à 16h23 | Par La rédaction SOURCE

L’affaire Ali Aarrass intéresse le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. L’Assemblée générale des Nations Unies a demandé au Maroc, via une résolution dudit conseil, la « libération immédiate » du prisonnier belgo-marocain arrêté en 2008 et accusé d’appartenir au réseau terroriste GICM.

Le texte exhorte le gouvernement marocain à libérer le détenu et de l’indemniser financièrement pour les dommages subis pendant son arrestation, sa condamnation et sa détention « injuste et illégale ». Selon l’organisation, Ali Aarrass a été victime, durant ses trois années de détention, de « traitements humiliants et dégradants » dans la prison de Salé.

Le texte ajoute que le détenu a été « injustement condamné, sans aucun témoin ni aucune preuve documentaire ou légale », et aussi « sans droit de témoigner ». La condamnation a été faite en se basant sur « une confession obtenue sous la torture et dans une langue qu’il ne connaissait pas : l’arabe » souligne la résolution.

Arrêté en 2008, Ali Aarrass avait été blanchi par l’Espagne mais condamné par le Maroc après son extradition.

 

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