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Lettres/Letters/Brieven

Le jeudi 22 juin, Manu Scordia et Farida Aarrass présenteront leurs livres sur Ali Aarrass, avec Mohamed Aadel (Le Space 18-20h).

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Le 22 juin au SPACE, Manu Scordia et Farida Aarraass présenteront leurs livres : 
-La bande dessinée « Je m’appelle Ali Aarrass » (Manu Scordia)
-Le livre « Lettres de prison et Journal d’une grève de la faim » (Ali Aarrass et Farida Aarrass)

Ces deux récits, relatent l’affaire du belgo-marocain Ali Aarrass, incarcéré et torturé au Maroc dans l’indifférence de la Belgique alors que son innocence est établie.

Dans Journal d’une grève de la faim, sa sœur Farida nous entraîne dans le monde carcéral, et nous parle des familles des détenus qui elles aussi vivent la prison. Oscillant entre souffrance, désespoir et résistance pendant la sixième grève de la faim de son frère, elle lance un appel contre l’indifférence et la peur.

Le livre de Manu Scordia est une bande dessinée en noir et blanc qui raconte la vie d’Ali Aarrass. Il retrace le parcours de cet homme: son enfance à Melilla, sa venue en Belgique, ses différents boulots, son arrestation puis les mauvais traitements, l’extradition, la torture, le procès inique…

L’affaire Ali Aarrass nous éclaire sur les dérives honteuses et inquiétantes de la guerre au terrorisme et du tout-sécuritaire.

Retour aussi sur la situation actuelle au Maroc, avec Mohamed Aadel.

Quand ? Jeudi 22 juin 2017 de 18h à 20h

Où ? Le Space, Rue de la Clé 26 Sleutelstraat, 1000 Bruxelles

Evénement Facebook : cliquez ICI

Bon anniversaire Ali ! On ne t’oublie pas !

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Ce samedi 4 mars 2017 est l’anniversaire de mon frère Ali Aarrass.

Il aura 55 ans.

Cela fait 9 ans qu’il est en détention arbitraire, il avait 46 ans lorsque le cauchemar commença.

Si vous voulez lui écrire une lettre ou une carte postale pour lui souhaiter non pas un joyeux anniversaire, car en aucun cas il ne pourra l’être, mais plutôt pour l’encourager, le motiver à résister encore et encore… Lui dire des mots qui lui feront du bien tout simplement. Ses conditions de détention actuelles sont les plus horribles qu’on puisse imaginer. Puis je compter sur votre soutien ?!

Ali Aarrass, numéro d’écrou 930
Prison locale Tiflet 2
Tiflet
Maroc

Je vous remercie !!!

Farida Aarrass

 

« Une carte en couleur pour Ali, parce que la prison c’est juste du noir et du gris… »

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Carte colorée pour Ali Aarrass

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ALI AARRASS *

في عالم ملغم بسياسات القهر و الموت الحكومي و الغير
الحكومى. لا يسعني إلا أن احتفظ على جزء من إنسانيتى و ارسل كل أسبوع رسالة إلى السجين علي اعراس رقم 930 سجن تفلت المغرب. ابن هدا المهاجر دو الجنسية البلجيكية و الإقامة الاسبانية يقيم بسجن انفرادي منذ أكثر من 8 سنوات. الدول الاروبية تركته غنيمة و لم تعطيه الفرصة اللدفاع عن نفسه. العائلة في مليلية المحتلة و المغرب و بلجيكا قدمت طلب لعفو من الملك. اتمنا أن يستجيب الملك لهذا الطلب.
سهيل ساعدني في اختيار البطاقة  » بابا السجن كله عتمة و السجين بحاجة إلى ألوان  » رجاء ا كاتبوه

930, c’ est le no de Ali Aarrass dans la prison de Tiflet.

Écrivez lui pour qu’ il garde espoire dans les consciences libres de notre pays . Le père de Ali est très soufrant. Espérons qu’il puisse revoir son fils. La famille lance une demande de grâce royale, espérons que le roi mettra fin à cette souffrance.
Souhail à choisi cette carte pour Ali  » les couleurs c’est important car la prison c’est juste du noir et du gris. »
Bonne nouvelle : la famille à eu 2h d’échange avec Ali. Avant ils faisaient le déplacement pour 30 mn . Farida la soeur de Ali, nous confirme qu’il « REÇOIT LES LETTRES ET CARTES » . Alors écrivez.

Youssef 

* Voir Je m’appelle Ali Aarrass de Manu Scordia et lettres de prison de Farida et Ali Aarrass www.antidote.be

« J’ai pris ses mains glacées dans les miennes », lettre de Houria, la femme d’Ali Aarrass, sur sa visite à son mari à la prison de Tiflet 2

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Houria, la femme d'Ali AarrassSalam Farida,

Voici comme promis le compte rendu de la visite à Ali, ce lundi 2 janvier 2017.

Après de longues heures de route et d’impatience…. à travers le Maroc…de Melilla à Tiflet, nous sommes enfin arrivés à 12h30. J’étais accompagnée de Famma, l’épouse de ton père et de son frère Allal. Allal qui a toujours été là pour nous amener et nous ramener à travers ces très longs chemins, sans jamais émettre la moindre plainte, est obligé de rester dehors. Il n’a pas le droit de voir Ali, mais pour lui, le fait que nous puissions nous le faire, est déjà une grande récompense.

Le fonctionnaire qui se trouve à la porte m’a reconnue immédiatement. 
Avant même que je ne dise le nom de mon mari, Ali Aarrass, le voilà qu’il me devance et le dit à ma place. Il nous demande de bien vouloir attendre un peu car Ali avait déjà une visite….que j’ignorais. L’un de ses avocats s’entretenait avec lui. Nous avons donc patienté une demi heure et c’était à notre tour d’y aller. Il est donc 13 h lorsque ce même fonctionnaire est venu nous chercher. Nous avons croisé l’avocat, qui n’a pas voulu nous retarder et après nous avoir salué et échangé quelques mots, s’en alla.

Après avoir examiné tout ce qui est administratif, on a enfin pu passer par la fouille des affaires qu’on lui a apporté. Je lui avait apporté entre autre, deux couvertures, car ils avaient permis aux familles d’en apporter pour l’hiver et à celles ci de les récupérer après cette saison froide. Malheureusement, celles que j’ai apporté à Ali, ils me les ont refusées. Ils disent qu’elles ne répondent pas aux critères demandés. J’en ai eu le coeur gros de savoir qu’après cette tentative Ali n’aura pas plus chaud.
Ils m’ont montré un modèle, je veillerai à les lui ramener dès ma prochaine visite. 
Tant qu’il est soumis à un tel isolement, j’ai l’intention de lui rendre visite au moins une fois par mois, afin de lui apporter un maximum de réconfort. J’aurais tellement aimé le voir plus souvent, mais comme je dois compter sur d’autres personnes pour y aller, c’est un peu compliqué.

Ensuite on nous indiqué la salle de visite. En y arrivant j’aperçois deux familles avec leur proche détenu. 
Dans un coin il y avait deux gardiens assis à une table pour la surveillance.
Famma et moi nous sommes installées à une table. 
Un peu plus loin, il y avait un un jeune couple avec leur petite fille. 
Dès que la petite fille m’a aperçue, elle est venue à notre table. Elle voulait que je la prenne dans mes bras. Je l’ai prise et elle a mis ses bras autour de mon cou et n’arrêtait pas de m’embrasser. J’étais très surprise par toute l’affection que cette petite me donnait. Famma regardait la scène d’un air on ne peut plus étonné. Son père l’appelait mais celle ci refusait de les rejoindre à leur table. 
Son père avait un accent français sûrement qu’il était d’origine française. Je me suis donc mise à parler avec cette adorable petite fille qui parlait le français. Elle s’appelait Mimouna et avait 4 ans. Elle me disait qu’elle voulait rester avec moi, qu’elle serait très sage et n’allait pas pleurer. Je lui ai demandé d’aller profiter de ce moment avec son papa mais rien à faire. La voilà qui me dit, que sa maman n’arrêtait pas de pleurer. Ça m’a fendu le coeur car je comprends très bien la situation. Cette petite ne comprend pas encore où se trouve son père, elle représente l’innocence même.

Soudain, Ali vient d’entrer dans la salle et se dirige vers nous. La petite le voit et se précipite vers lui. Ali était surpris par l’attitude si douce de ce petit ange. 
Je lui ai expliqué que ses parents étaient à l’autre table mais rien n’y faisait, elle préférait rester avec nous. 
Il a du la poser sur une chaise pour pouvoir nous serrer fort dans ses bras. 
Il me dit que la situation est toujours la même, que rien n’a changé Il est toujours en isolement total. Aucun contact humain. 
Pendant qu’il raconte je prends ses mains dans les miennes. Elles sont glacées ! 
Je vais les garder entre les miennes pour essayer de les réchauffer.

Il me parle de son état de santé, qu’on lui a fait faire des examens chez un urologue.
Qu’on lui a prescrit un traitement car le médecin lui a dit qu’il avait une inflammation. 
Je lui ai demandé comment il gère ses moments de solitude. 
Il me répond qu’il lit beaucoup. Il dessine. Il écrit. 
Il pense beaucoup à sa famille et aux personnes qui le soutiennent. Leur courrier lui permet de renforcer son moral. Il est très touché par le nombre de personnes qui le soutiennent et le motivent par l’envoie d’une lettre, une carte postale, les magazines, des livres… Il m’a dit de bien remercier toutes ces personnes qui pensent à lui. 
Pendant que Ali parlait je l’observais et ai remarqué qu’il a maigri depuis la dernière fois que je l’ai vu. Cela ne fait pourtant qu’un mois. 
La nourriture qu’on lui donne n’est pas terrible mais en plus il n’a pas eu droit aux extra depuis un moment déjà. 
Il mange pour subsister…
Je lui apporté pleins de fruits pour qu’il ait au moins un peu de vitamines et de l’énergie. 
Chaque fois qu’on viendra le voir, on va l’approvisionner en fruits. 
 Une visite par mois, lui fera le plus grand bien je pense.

Le papa de la petite Mimouna l’appelle. C’est l’heure de partir avec sa maman. Elle nous fais à tous un gros bisou avant de partir.

Ali me dit que c est un vrai petit ange dans cet endroit funeste. 
On est resté les derniers, on a profité de chaque minute. Famma lui a donné des nouvelles de toute la famille. 
Alors que lors de la dernière visite nous n’avions eu droit qu’à une demi heure de temps, voilà que cette fois ci le temps s’écoule sans qu’on y prête attention et sans le réaliser, nous avons passé presque deux heures en sa compagnie.

C’était comme si tout s’arrêtait autour de nous. 
Des moments de bonheur intense, même dans de telles conditions. 
Famma et moi avons fait tout notre possible pour lui transmettre un maximum d’ondes positives et ainsi le renforcer aussi bien moralement que physiquement.

Je n’oublierai pas cette journée si particulière. 
Cette petite Mimouna qui a contribué malgré elle à nous faire presque oublier l’endroit lugubre où l’on était… 
Comme l’a dit Ali un vrai petit ange … 

Houria, épouse d’Ali Aarrass

 

Manu Scordia et Farida Aarrass à la librairie Par Chemins à Forest (jeudi 15 déc 19.30h)

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farida-aarrass-et-manu-scordiaConférence/débat/discussion autour des 2 livres sur Ali Aarrass:
la bande dessinée « Je m’appelle Ali Aarrass » de Manu Scordia et le livre « Lettres de prison et journal d’une grève » d’Ali Aarrass et Farida Aarrass.
A l’heure du tout-sécuritaire, d’un virage à (l’extrême) droite et de l’explosion du racisme le plus décomplexé, quelles perspectives pour Ali Aarrass et pour les binationaux?

Débat, discussions et témoignages en présence de

– Farida Aarrass, soeur d’Ali Aarrass et co-auteure du livre « Lettre de prison »
– Manu Scordia, auteur de la bd « Je m’appelle Ali Aarrass »

Où ? Librairie Par Chemins, Rue Berthelot 116, 1190 Forest

Quand ? Jeudi 15 décembre 2016 à 19.30h.

Le cri d’alarme de Houria, la femme d’Ali Aarrass : les conditions de détention d’Ali sont inhumaines !

dans LA PRISON AU MAROC/Lettres/Letters/Brieven par

Houria la femme d'AliDans une lettre à Farida Aarrass, Houria, la femme d’Ali, raconte sa visite à son mari le 8 novembre 2016.

« Je te résume la situation dans laquelle est Ali à l’heure actuelle. Il m’a demandé à ce que je t’en parle, mais insiste pour que tu ne t’inquiètes pas pour lui.

Il est enfermé dans cellule 23h/24 dans un long couloir où il y a plus de 30 cellules, toutes vides. Son lit est en béton. On lui a remis 2 couvertures militaires toutes fines. Celles qu’il avait avant, il a du me les remettre car interdites, ainsi que les draps et tous les objets qui lui servait pour cuisiner. Ainsi que les réserves qu’il avait encore en pâtes, café, infusions…

En plus de ça tout ce que je lui ai apporté, lui a été interdit, ils me l’ont donc rendu. Exception faite des fruits, des cahiers et bics.

Dans cette prison le régime est très stricte, l’unique chose que peuvent apporter les familles est la nourriture préparée et les fruits. C’est apparemment la même chose pour tous les détenus dans cette prison. C’est du moins ce qu’ils disent.

J’ai demandé à un fonctionnaire comment c’était possible et il m’a répondu que tout ce que nous apportons peut être acheté dans le magasin qu’ils ont à l’intérieur de la prison. Je ne sais pas s’il faut vraiment croire cela, j’ignore à quel moment Ali pourrait s’acheter quoi que ce soit alors qu’il est enfermé 23h/24. Mais nous veillerons à renflouer autant que possible en argent, son compte à l’économat de la prison.

Il a droit à 1 heure de promenade toujours tout seul. Il en profite pour faire un peu de sport, pour se maintenir tant bien que mal, en forme.

Il a demandé au directeur la raison de son transfert à cette prison. Il a répondu que l’ordre vient du chef pénitentiaire. Mais dès qu’il a eu l’opportunité, il a posé la même question à un coordinateur qui lui répond que l’ordre vient de plus haut.

Ali dit ne pas savoir qui croire ????

Il a demandé combien de temps va durer cette situation inhumaine. Combien de temps il va encore être ainsi traité ?

Nourriture abjecte fournie sans échange, pas le moindre mot. Privation de tout contact humain et cela même lors de son heure de préau !

Tout est fait de façon à ce qu’il se retrouve tout le temps seul !

De quoi lui rendre fou !

Dès qu’il a eu l’occasion, il leur a fait savoir que s’il lui arrivait quoi que ce soit, ils seraient responsables.

Dans la nuit du vendredi à samedi, il a été pris de sueurs froides, chaudes et lorsqu’il s’est levé a été pris de vertiges et a vomis du blanc. Il a paniqué et a crié de toutes ses forces pour alerter le garde, qui étant trop loin ne l’entendait pas.

Ces derniers temps (cela avait déjà commencé à Salé 2) il est souvent pris de vertiges et il lui arrive de perdre conscience. Il leur a fait comprendre qu’il a souvent des vertiges et qu’il tombe, mais aucun retour. A Salé il avait déjà vu un médecin pour cela : vertige, vomissements, du mal à uriner. Il l’a fait savoir au médecin dans la prison actuelle.

D’ailleurs la nuit du vendredi à samedi il est tombé, il n’a pas arrêté de crier pour qu’on vienne le voir, sans réponse. Il est resté un long moment espérant qu’on vienne. Il a crié encore et encore de toutes ses forces et enfin est apparu un gardien qui l’a emmené à l’infirmerie.

C’est suite à cela qui s’est plaint des conditions dans lesquelles il est. Il avait demandé à voir le directeur cette semaine on va voir s’il va le recevoir.

Ali demande qu’un Comité des droits de l’homme vienne le voir et raconter sa situation alarmante avant que son état n’empire.

Il continue à espérer la visite du consul belge. Je lui ai dit qu’il y a une pétition qui circule pour récolter le maximum de signatures pour qu’il puisse avoir une visite consulaire.

Depuis qu’il est là, il y a eu 4 fouilles !!!! Des fouilles inutiles pour lui puisqu’il n’a aucun contact et donc jamais ils n’auraient à trouver quoi que ce soit de nouveau !!!!

Sa condition est pénible, insupportable… Ali leur a fait également savoir qu’il veut voir un ophtalmologue car sa vue à baissé, il devrait changer de lunettes. On ne lui a pas encore répondu.

En ce qui concerne la visite même, la prison est en dehors de la ville. Il y en a 2 Tiflet 1 et Tiflet 2..

Elles sont l’une à côté de l’autre.

Pour y accéder on a dû laisser la voiture assez loin et marcher une belle trotte avant d’y arriver.

Il n’y avait pas d’autres familles à ce moment-là.

J’ai frappé au portail et un fonctionnaire est sorti aussitôt. Après lui avoir dit qu’on venait pour rendre visite à un détenu, il nous a fait savoir que seulement 2 personnes pouvaient rentrer, donc je suis rentrée moi et ton frère Musti.

Malheureusement Famma l’épouse de ton père a dû rester dehors. On est rentré directement après la vérification des paperasses. On est passé par le contrôle des affaires qu’on a apportées, qui finalement ont toutes été refusées exception faite des fruits.

Après la fouille corporelle très minutieuse, on nous a indiqué la salle de visite. Nous sommes passés par un grand couloir avant d’arriver à cette salle, qui m’a paru très grande par rapport à celle de Salé. Il y avait au moins 10 tables avec des chaises autour d’elles.

Trois gardiens se tenaient assis là, à proximité, pour la surveillance. A part nous, il y avait 2 autres familles qui attendaient un proche. Ali est apparu le premier.

Dès qu il nous a vus, un grand sourire est apparu sur son visage qui s’est illuminé. Ton frère Musti lui a fait cette remarque :  » Que guapo estas hermano » (que tu es beau mon frère). Ali a éclaté de rire. Cela faisait plaisir de le voir ainsi rire. Il nous a serrés très fort dans ses bras, il ne nous lâchait plus…. puis a immédiatement demandé des nouvelles de tout le monde.

Mais juste après ça il a repris son air sérieux et a commencé à nous raconter toute la situation dégradante dans laquelle il est..

Il parlait vite et regardait souvent sa montre, comme s’il avait peur d’oublier quelque chose…pour ne rien oublier. Il nous a dit qu’on n’avait qu’à une demi heure de visite !!!! J’étais choquée, mais je n’ai pas voulu rajouter une couche supplémentaire à ce désastre dévastateur. Mais je me disais en mon fort intérieur : Mais c’est trop court !!!!! On l’a laissé parler sans l’interrompre.

Farida, il faut absolument le faire sortir de cette condition inhumaine. Moi je reste sans voix face à sa force morale. Il m’a fait savoir qu’ils n’arriveront pas à le briser. Mais je suis morte d’inquiétude, je sens qu’il ne tiendra pas, c’est trop !!!!

Il dit puiser sa force dans sa foi en Dieu, mais aussi en pensant beaucoup à sa famille et grâce à tout le soutien qu’il a à l’extérieur.

Un petit détail que j’ai oublié. Il n’a droit qu’à une seule douche par semaine. Lui ce qu’il fait c’est prendre deux bouteilles d’eau il les met avec lui pour dormir, au matin elles sont tièdes et se lave avec.

Je te précise qu’ils ne lui ont pas remis ses couvertures, j’ai dû les reprendre avec… Il met pour dormir sur une des couvertures fines des vêtements à lui pour amortir la dureté du béton.

Lui, pour l’instant, il veut juste que s’améliorent ses conditions de détention. »

Houria, épouse d’Ali Aarrass.

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Act now ! Signez la pétition et achetez les livres sur Ali Aarrass ( 10 points de vente !)

Merci d’écrire à Ali Aarrass, n° d’écrou : 930, Prison de Tiflet 2, Tiflet, Maroc

dans Lettres/Letters/Brieven par

larmes-et-lettres-ali-aarrassJe vous remercie d’avance pour ce que vous ferez.
Mais j’aimerais que vous sachiez (même si je sais que je me répète) que Ali a toujours besoin de notre soutien à tous.
Il est en isolement dans une nouvelle prison. Même s’il dit qu’il va bien (je sais qu’il le dit surtout pour nous rassurer) il n’y connait personne. Les contacts téléphoniques sont réduits à une seule fois par semaine, ce qui l’isolera encore plus…. Il n’a personne au Maroc.
Ali n’aspire qu’à la paix, tant il a subi répression sur répression à Salé 2, et il n’est pas dans un lieu où il baignera dans le bonheur.
N’oubliez pas surtout qu’il s’agit d’un homme qui n’a commis aucun crime, qui a vécu l’innommable depuis plus de 8 ans.
L’arbitraire et encore l’arbitraire….

Alors de grâce ne l’oubliez pas.
Même une toute petite lettre avec quelques mots rassurants, du genre : Ali tu n’es pas seul !

Aussi, si vous craignez qu’en affichant vos noms vous courriez le moindre risque, prenez un nom d’emprunt. Un pseudo. Ali comprend que trop bien et nous aussi.

Je compte sur vous <3

Pour celles et ceux qui le veulent, sachez que chaque vendredi à 18h30, un groupe d’écriture s’organise autour d’une table à la cafet’ d’ESG asbl : rue d’Anderlecht, 30 – 1000 Bruxelles. (Anneessens)

Farida Aarrass

Bruxelles 24 septembre : un large front démocratique pour la libération d’Ali Aarrass

dans ACTIONS/ARTS/AVOCATS/DANS LA PRESSE/Lettres/Letters/Brieven/ORGANISATIONS POUR LES DROITS DE L'HOMME / FOR HUMAN RIGHTS/TORTURE par

livres-2409-panel-iiLe 24 septembre 2016, à la salle de conférence de Bruxelles Laïque, décorée à l’occasion avec des dessins de Manu Scordia, des dizaines de personnes ont participé au lancement festif des deux livres : « Lettres de prison d’Ali Aarrass & Journal d’une grève de la faim de Farida Aarrass » et la bande dessinée de Manu Scordia « Je m’appelle Ali Aarrass« . La présentation fût clôturée par une séance de dédicaces des auteurs et un buffet partagé.

livres-2409-publicLors de cette activité, présentée par Khadija Senhadji et Insaf Takkal, les différents intervenants : Youssef Chihab de l’AFD Alliance for Freedom and Dignity international; Alexis Deswaef de la Ligue des droits de l’homme; Nicolas Cohen du bureau d’avocats Juscogens; Vincent Cornil du Mrax le Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie; David Jamar, sociologue et professeur à l’université de Mons; Farida Aarrass, auteure du livre; Manu Scordia, auteur de la BD; Manza, poète/slam et Souad Fila, écrivaine, ont dénoncé à travers des discours, des poèmes et la lecture des lettres d’Ali, l’injustice criante dont est victime Ali Aarrass.

livres-2409-vincent-et-youssef-iiParmi les personnes présentes lors de cet événement : Pierre Piccinin de la Prata, rédacteur en chef du Courrier du Maghreb et de l’Orient;  la criminologue Juliette Beghin; Youssef Handichi, parlementaire bruxellois du PTB;  des élus locaux d’Ecolo; Julie Jaroszewski et le Choeur d’Ali Aarrass, un représentant de Togo en lutte, le Comité Free Ali et d’autres ami(e)s de la cause d’Ali Aarrass.

livres-2409-public-iiiLes intervenants ont rappelé le caractère universel du combat pour Ali Aarrass, qui est en détention préventive depuis 8,5 ans, toujours en attente d’une réponse à sa demande d’un procès en cassation et d’une visite du consulat belge. Ils ont souligné que différents organismes onusiens et européens demandent sa libération immédiate.

livres-2409-manuDans le climat politique actuel où certains veulent que ce ne soient plus les autorités qui doivent se justifier pour leurs violations des droits de l’homme, mais bien les organisations des droits de l’homme pour leur simple demande de respect des conventions et des déclarations, le panel d’intervenants a insisté sur la nécessité de continuer le combat pour défendre Ali Aarrass, qui est devenu un symbole de la lutte antiraciste, contre la torture et contre les dérives de la lutte antiterroriste.

Merci de contribuer à la diffusion des deux livres en invitant les auteurs pour une rencontre et une présentation. Chez vous à la maison, dans votre association, syndicat, école ou université.

Merci de prendre contact avec Farida Aarrass (fa789456@hotmail.com) et Manu Scordia (manuscordia@gmail.com).

livres-2409-farida-et-khadijaParu dans la presse :

http://www.yabiladi.com/articles/details/47275/bruxelles-livre-detenu-marocain-aarass.html

http://www.dhnet.be/dernieres-depeches/belga/affaire-ali-aarrass-publication-de-deux-livres-sur-le-belgo-marocain-ali-aarrass-detenu-au-maroc-57e6c495cd70f74e720be7bf

http://www.rtl.be/info/monde/international/affaire-ali-aarrass-publication-de-deux-livres-sur-le-belgo-marocain-ali-aarrass-detenu-au-maroc-853734.aspx 

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20160924_00885653

http://www.lalibre.be/dernieres-depeches/belga/affaire-ali-aarrass-publication-de-deux-livres-sur-le-belgo-marocain-ali-aarrass-detenu-au-maroc-57e6c495cd70f74e720be7bf

 

 

 

Pour Ali Aarrass : Rose et Marie-Jo écrivent à MM. Reynders et Hahhou

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carte d'identité Ali aarrassMonsieur HAHHOU
Directeur de la prison de Salé 2
Ville de Salé
Maroc

Monsieur le directeur,

C’est en tant que citoyenne belge que je me permets de vous écrire. Si je fais cette démarche, c’est pour vous dire à quel point je suis sensible à la situation de Monsieur Ali Aarrass. En effet, celui-ci se trouve détenu dans votre prison de manière injuste depuis de nombreuses années. Autant vous dire, que le fait de vous écrire me coûte énormément dans les sens où je ne connais pas du tout le milieu carcéral. J’en entend énormément de choses, et bien sûr que négatives. Je suis peut-être naïve, mais pour moi se retrouver en prison est déjà une punition peu importe les méfaits commis. C’est pour cette raison que je ne comprends pas les tortures physiques et morales ainsi que les humiliations faites aux prisonniers.
Pour en revenir à Monsieur Aarrass, tout ce qu’il subit me mets dans un état de réelle incompréhension voire même de révolte. Aucun être humain ne mérite un tel traitement. Vous n’êtes pas sans connaître l’article n°5 de la charte des Droits de l’Homme qui dit : « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. »
C’est pour cette raison, Monsieur le Directeur, que je vous demande de faire respecter ces droits. De plus, comme je l’ai écrit au Ministre belge des Affaires Etrangères, Monsieur Didier Reynders, je vous demande d’intervenir pour assurer une protection digne de ce nom à Monsieur Ali Aarrass.
Cette lettre est un appel à votre bonne fois et est l’occasion pour vous de démontrer un engagement sincère en faveur des droits humains.
En espérant que cette lettre attire votre attention, je vous prie d’accepter, Monsieur le Directeur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Rose B.

 

 

A Monsieur le Ministre des affaires extérieures,
Bruxelles
Belgique
Monsieur le Ministre,

Je viens d’apprendre qu’Ali Aarrass, en prison à Salé 2 depuis de longues années, est maltraité plus que jamais. Être incarcéré dans une prison marocaine signifie déjà en soi survivre dans des conditions inhumaines. Mais lorsqu’un prisonnier est ciblé, lorsqu’il se trouve dans “l’œil du collimateur”, on peut imaginer, ou tenter d’imaginer, quel enfer on lui fait vivre, surtout depuis que le nouveau directeur, Monsieur Hahhou, assure la “bonne marche” de cette prison. Tabassage et mise au cachot sont ses armes préférées, un réflexe, sans raison, sans justification. Et surtout lorsqu’il se trouve devant un homme intègre qui ne supporte pas les injustices faites à ses co-détenus et faites à lui-même, pour qui les dénoncer est un devoir, se taire une complicité.

Monsieur Hahhou jouit d’une impunité que lui garantit la dgapr. Il peut priver Ali Aarrass de courrier, ce qui est parfaitement illégal. Il peut même lui faire du mal physiquement en utilisant un détenu qui a besoin de sa dose journalière de drogue, donc facile à manipuler. D’autres détenus subissent les mêmes exactions et c’est pour lui insupportable.

Ali Aarrass est belgo-marocain, plus belge que marocain. Il n’a jamais vécu au Maroc et ne parle pas la langue de ce pays. La Belgique a des devoirs envers lui. Le Consul de Rabat doit veiller à ce qu’il soit traité selon les normes internationales. Il est en danger permanent et la Belgique est responsable de ce qui peut lui arriver. Merci de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour que la situation de ce détenu s’améliore. D’autant plus qu’il est innocent de ce qu’il a été obligé d’avouer sous la torture, et vous le savez.

Veuillez recevoir mes salutations distinguées,

Marie-José Fressard

Présidente de l’association Solidarité Maroc 05,
17 rue Jean Eymard
05000 Gap
France

Protégeons Ali ! Merci d’écrire au ministre Reynders, obligé par le tribunal d’assurer la sécurité d’Ali Aarrass !

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Reynders Human Rightspar Farida Aarrass

Très chers amis qui soutenez Ali Aarrass dans les moments les plus pénibles, comme ceux qu’il traverse actuellement et depuis déjà plus de deux mois.

Contactez via émail le ministre des affaires étrangères et exigez qu’il réagisse à nos multiples demandes de protection sur la personne d’Ali Aarrass.

Pour rappel :

Ali m’avait informé de la situation chaotique et désastreuse qu’ils vivaient et continuent à vivre depuis l’arrivée du dernier directeur, monsieur Hahhou. Ce directeur qui se fait accompagner par ses trois hommes de mains, qui obéissent au doigt et à l’œil. Frappant, maltraitant et enfermant au cachot tout prisonnier qu’il décide de punir gratuitement.

Les passages à tabac répétitifs des détenus sans raisons apparentes, toujours sans justification aucune….
Des mesures répressives et restrictives prises et appliquées de manière récurrente envers les détenus.

Il est également arrivé que plus de 20 fonctionnaires soient transférés ailleurs pour avoir refusé d’obéir à ce directeur fou malade qui jouit très étonnement d’un pouvoir hors du commun.
C’est tout de même surprenant que malgré tous les courriers envoyés à monsieur Tamek, le délégué général à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion, pour l’informer de cette catastrophe, il n’y ait aucune inspection à Salé 2, aucune visite, et que ce directeur continue à agir de la sorte en toute impunité.

C’est devant des scènes d’une violence épouvantable, que Ali ne tient plus et décide d’en parler. Il ne veut en aucun cas taire ces horreurs. Pour lui cela équivaudrait à être complice.
Il dénonce donc les méthodes entreprises et utilisées sans relâche par cet acharné, qui n’a pas l’air de connaitre d’autres façons de gérer la prison.
Il m’informe donc, et j’écris tout ce qu’il relate…. Cela à couvert plus de 11 pages (voir site freeali.eu).

Mais comme il fallait s’y attendre, les conséquences de ces dénonciations, n’ont pas tardé à émerger. Je dis bien qu’il fallait s’y attendre, parce que dans ces lieux on vous refuse le droit d’exiger justice, de réclamer l’équité ou même d’être intègre envers vous même ou les autres.

Le directeur, monsieur Hahhou a donc orchestré et mis sur pied un plan machiavélique pour atteindre Ali Aarrass et se venger de lui pour ce qu’il a osé faire.

On commence par priver Ali de tout son courrier !
Il n’a plus eu le droit de recevoir son courrier depuis plus de deux mois, mais il y a pire….

Un détenu a osé agresser sauvagement Ali Aarrass. Agissant par derrière, Ali n’a rien vu venir, et alors qu’il tentait de voir qui l’agressait, s’est écroulé par terre après que la personne lui assène un violent coup de poing à la figure. Cette agression est filmée par les caméras qui captent tout le hall où se trouvent les cabines téléphoniques, mais le directeur refuse qu’on les visionne. L’agresseur est un détenu de droit commun, un toxicomane en manque à qui on a promis des privilèges pour ces agissements envers Ali. Il se nomme Adil Zriwil et à l’heure actuelle se trouve dans un autre quartier, où il jouit d’un traitement de faveur pour ce qu’il a fait à Ali.
Tout finit par se savoir et on sait aujourd’hui que le directeur jouit de la protection de la dgapr. C’est pour ça que Hahhou ne craint absolument rien et au contraire continue à mener la vie dure à Ali Aarrass, mais également à d’autres détenus du même quartier.

Hier vendredi, trois codétenus ont de nouveau été tabassés et ramenés au cachot ! Il s’agit de trois pseudo terroristes, des barbus comme ils s’amusent à les appeler. Ils se prénomment Kamal, Morad et Darif.

C’est inadmissible !

Sur qui faut il compter pour avoir la paix dans ces lieux ?!
Est ce que la peine à laquelle les détenus sont condamnés, ne suffit pas selon eux à les punir ?! Jusqu’où comptent ils aller ?!

Je sais que mon frère est continuellement en danger parce qu’il parle. Parce qu’il refuse de taire tous ces crimes. Oui car il s’agit bien de crimes…

C’est pourquoi je vous redemande de m’aider à le protéger en écrivant au ministre des affaires étrangères. Nous sommes nombreux à l’avoir fait, mais aucun parmi nous n’a reçu d’accusé de réception et jusqu’à présent il n’a rien entrepris pour sécuriser Ali.

Ali continue à être très mal entouré, et court le risque d’être à nouveau agressé. J’avoue avoir très peur pour lui… Je m’en voudrais si on lui faisait quoi que ce soit.

Continuons svp à écrire à Reynders et demandons lui qu’il agisse au plus vite. Il est de son devoir de le faire !
Qu’il contacte son homologue marocain et qu’il lui dise de faire le nécessaire pour la protection d’Ali.

Je tiendrai le directeur pour responsable de tout ce qu’Ali vit, mais aussi et surtout Reynders qui a toujours refusé de le considérer.

Voici l’adresse mail : contact.reynders@diplobel.fed.be et copie à l’ambassade belge à Rabat : Rabat@diplobel.fed.be

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