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Lettres/Letters/Brieven - page 3

Ali Aarrass : « Je ressens une énorme tristesse en apprenant ce qui est arrivé à Bruxelles… »

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attentats bruxelles

Farida, soeur d’Ali Aarrass, a reçu un appel depuis sa prison au Maroc, il l’a chargée de vous faire passer le message suivant :

 » Chers amis bruxellois, d’où que vous soyez originaires, je vous fait part de ma plus grande indignation et consternation.
Je ressens une énorme tristesse en apprenant ce qui est arrivé aujourd’hui.

J’aurais aimé pouvoir déposer une fleur, une bougie, un mot,… J’aurais aimé vous faire part de vive voix de toute ma tendresse.
A tous ceux qui ont vécu ces horreurs sur Bruxelles.

Vous traversez des moments terribles et je compatis avec vous tous.
Je ne peux que vous faire parvenir ce mot qui vient tout droit de mon coeur.
Je pense de manière générale à tous ces innocents qui périssent dans de tels drames, un peu partout dans le monde, à ces personnes qui n’ont rien fait pour mériter ça…..

Je suis tellement abattu et accablé. Je voudrais pouvoir faire plus, mais je suis aussi impuissant que vous.
Aussi, je comprends très bien le sentiment d’injustice qui doit surement vous envahir, mais veillez à ce qu’il ne se transforme pas en haine de l’autre. _ Combattez la !

Chers amis bruxellois, je tiens à présenter mes condoléances les plus sincères à toutes les familles et victimes de tous ces crimes.

J’espère que vous serez nombreux à tenter de redresser la situation et à ne pas laisser place à plus de racisme.

Unissez vous et faites tomber les peurs en multipliant vos rencontres. C’est la solution ».

Ali Aarrass

Lettre d’Ali Aarrass : la DGAPR (*) doit prendre les mesures qui s’imposent contre Moulat Driss et Mohamed Al Baqaly

dans Lettres/Letters/Brieven par

DGAPR prisons-facebook(*) La direction générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion du Maroc

Par la présente, je voudrais informer la DGAPR des multiples violations du règlement de la part du dénommé Moulat Driss (MD) et de son collègue Mohamed Al Baqaly.

Il serait je pense, judicieux que la DGAPR prenne les mesures qui s’imposent face aux actes produits dans la prison de Salé II, par ces derniers. Il est même urgent que la DGAPR prouve son sérieux et professionnalisme à l’égard du droit pénitentiaire, ainsi que son sens des responsabilités à l’égard du rôle qui lui est conféré.
Ici dans la prison de Salé II, nous avons deux personnes représentant la DGAPR. Les dénommés Moulat Driss et Mohamed Al Baqaly.
J’en viens aux faits…
Il s’avère qu’un détenu, apparemment très naïf se soit laissé acheter par Moulat Driss. Il y en a d’autres bien entendu qui de la même manière se sont laissé soudoyer et ont reçu un portable Galaxy pour espionner les prisonniers désignés par M. D., en échange d’un rapport prometteur qui leur permettrait d’être condamné à une peine moins lourde, voire même se faire libérer… Mais la particularité de ce dernier naïf recruté est qu’il a été affecté à un rôle dans l’infirmerie.
En effet Moulat Driss lui a donné le droit de distribuer leur médication aux prisonniers, de les appeler à venir à l’infirmerie lorsque le droit d’une consultation médicale a été donné, mais aussi de les approcher et leur permettre de passer des appels à partir d’un portable qu’il lui a offert pour gagner sa sympathie.
Le lieu où ce détenu et Moulat Driss se retrouvent pour discuter en toute discrétion est l’infirmerie, endroit où il n’y a pas de caméras de surveillance.
Ce détenu est vu aujourd’hui comme étant le confident de M.D.

Ce confident a même pu avoir accès à un listing portant les numéros d’écrous de ceux qui sont désignés pour être transférés. Ce sont les prisonniers pour qui M. D. et son collègue ont rédigé des mauvais rapports, qu’ils soient condamnés ou pas. Ces numéros sont surlignés au fluo.
Du fait qu’il a ce droit, ce détenu informe ceux désignés pour transfert, avec qui il a d’une certaine manière des bons liens où pour qui il affiche une certaine préférence, alors que c’est formellement interdit. Du coup, il est arrivé que des prisonniers qui ont appris qu’ils allaient être transférés en avance, se sont révoltés et ont aggravés leur cas.

Moulat Driss, offre la garantie à ce détenu que personne ne pourra toucher à son GSM, enfin il veut dire… que personne n’a le droit de le lui retirer. Même pas le directeur !
Cela a provoqué chez ce détenu une confiance excessive, se sachant jouir d’une immunité (même si ponctuelle) il va jusqu’à se promener partout, sentant gagner en pouvoir, il s’est vanté dans le quartier auprès des codétenus, qu’il avait des droits qu’aucun d’autre ne possède. Si bien qu’il en a oublié qu’il valait mieux pour lui garder toute discrétion.

Ce pauvre gars fut acheté par quelques cigarettes et quelques promesses. Et au final, sans se rendre compte il s’est retourné contre Moulat Driss en confiant à tout le monde tout ce qu’il lui a promis, et moyennant quoi….

Toujours ce même détenu qui occupe la cellule en face de la mienne, m’ a dit que Moulat Driss lui a confié, qu’il compte me rendre la vie impossible, et que même si je cherche à me rapprocher du directeur pour le bien des détenus, il ne me laisserait pas faire. Je rappelle que c’est le directeur qui est venu chez moi et non pas le contraire….soit.

Et il a mis sa promesse en exécution et s’en est pris à deux prisonniers. Ceux qui m’aidaient lorsque j’étais en grève de la faim. Je les aime beaucoup, un attachement fraternel sans nom. L’un des deux est un artiste peintre et le directeur misait sur lui pour son travail de réinsertion.
Un magnifique projet qui tombe à l’eau. Le pire c’est que cette ordure agit à sa guise, sans aviser quiconque. Le directeur fut surpris, choqué de voir l’artiste prêt à quitter la prison pour transfert ailleurs.
Un comportement si lâche si ignoble.

Il est urgent que la DGAPR gère comme il le faudrait son service.
Il serait peut être même intéressant que vous fassiez faire des stages à ces deux bandits qui desservent la DGAPR, qui n’ont aucune compétence dans l’établissement des rapports, qui manquent totalement de connaissance dans le domaine et utilisent des méthodes illégales, vicieuses, inhumaines.
Il me paraît impossible qu’ils puissent mener à bien le rôle qui leur a été octroyé. Il y va de la réputation de la DGAPR, de son image qui comme vous le savez est déjà fort en péril.
Ce n’est certainement pas en contrecarrant les projets de réinsertion que le directeur veut mettre sur place qu’ils arriveront à un résultat probant.
Leurs intentions sont évidemment toutes autres, que le bien des détenus, que d’une meilleure entente, un meilleur vivre ensemble, dans le respect et la dignité.

En espérant que vous tiendrez compte de ces quelques remarques accompagnées de faits concrets, veuillez agréer mes sincères salutations

Ali Aarrass, le 1er février 2016

Ali Aarrass à Amnesty international : Lettre de prison – Letter from prison – carta desde prisión

dans Lettres/Letters/Brieven/ORGANISATIONS POUR LES DROITS DE L'HOMME / FOR HUMAN RIGHTS par

Ali Aarras video imagesFrançais

Ali Aarrass. «Les journées sont interminables mais tant que je suis conscient, je prends le dessus et je résiste à tout»

Cela fait exactement cinq ans que les autorités espagnoles ont renvoyé de force vers le Maroc Ali Aarrass, qui a la double nationalité belge et marocaine, décision contraire à leurs obligations en vertu du droit international relatif aux droits humains.

Dès son arrivée au Maroc, Ali Aarrass a, dit-il, été placé en détention au secret et torturé pendant 12 jours dans un centre de détention clandestin situé à Témara, près de Rabat, la capitale. Il purge actuellement une peine de 12 ans d’emprisonnement après avoir été déclaré coupable d’appartenir à un groupe criminel et d’avoir fourni des armes à celui-ci, au terme d’un procès inique et sur la base d’« aveux » obtenus sous la torture. En septembre 2012, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture lui a rendu visite en détention et a indiqué avoir constaté des marques de torture compatibles avec ses dires.

Si les autorités marocaines ont annoncé en mai 2014 qu’elles ouvraient une enquête sur les allégations de torture formulées par Ali Aarrass, les avocats de celui-ci ont récemment révélé que l’enquête était close. Ils disent n’avoir pas été informés que d’éventuels témoins avaient été interrogés ni que d’éventuels lieux identifiés avaient été perquisitionnés, et n’ont toujours pas reçu le rapport médical de l’examen que leur client a subi il y a un an.

Ali Aarrass est toutefois déterminé à obtenir justice. Cette année, il a observé unegrève de la faim de 72 jours, exhortant les autorités marocaines à le libérer et dénonçant le fait que la Cour de cassation n’ait toujours pas statué sur son cas, près de trois ans après qu’il a fait appel de sa condamnation. Dans une lettre émouvante publiée lundi 14 décembre, il a remercié ses sympathisants et toutes les personnes lui ayant écrit, pour lui avoir donné de la force et de l’espoir de manière ininterrompue.

Amnesty International n’est pas en mesure de confirmer tout ce que dit Ali Aarrass dans cette lettre, et les opinions qu’il exprime n’engagent que lui, mais l’organisation estime qu’il s’agit d’une déclaration personnelle importante et qu’elle mérite d’être rendue publique.

La lettre d’Ali

Les journées sont interminables mais je tente de garder le cap, pour ma famille, pour moi. J’aimerais tellement les revoir. Mes parents, mon épouse, ma fille que j’aime tant. Ils me manquent tous tellement…

Je me retrouve toujours seul dans cette cellule parce que je suis détenu sous un régime de haute sécurité, qui implique mon isolement permanent. Il n’y a jamais rien pour se distraire. Pourtant j’arrive à vivre tout en espérant le meilleur que je puisse avoir dans cette prison : l’appel téléphonique à ma famille, entendre leur voix, m’assurer qu’ils vont bien, échanger des rires avec eux…. C’est mon oxygène…

Puis il y a les quantités de courriers que je reçois de partout, grâce à Amnesty International. C’est mon baume au cœur! Mon énergie!

Les journées sont interminables mais tant que je suis conscient, je prends le dessus et je résiste à tout.
Ali Aarrass

Les journées sont interminables mais tant que je suis conscient, je prends le dessus et je résiste à tout. Aux menaces, aux humiliations, aux insultes et même aux mauvais traitements…

Les parties les plus pénibles sont les nuits.

La nuit dernière, comme de tas d’autres nuits, je me suis réveillé en sueur à cause d’un cauchemar. Il était 3 heures du matin. Ces sursauts provoqués par frayeurs et angoisses sont habituels et m’obligent à me lever et à faire des va et viens le long de ma cellule. J’ai du mal à marcher mais je me suis forcé. Je suis encore sous le traumatisme dû à la torture et aux mauvais traitements vécus depuis bien trop longtemps, qui perdurent. La journée j’arrive à surpasser mes peurs, mais pendant mon sommeil mon subconscient prend le dessus et contre cela je ne sais rien faire.

Je passe pas mal de temps à essayer de retrouver sommeil, très souvent en vain parce que pour bien dormir il faut se sentir en lieu sûr. J’en profite pour faire ma prière de l’aube. C’est dans ce silence perturbé par mes pleurs que je me recueille et implore Dieu de veiller sur ma famille, mes connaissances, tous les opprimés du monde entier… Je réserve la fin de ma prière pour Le supplier de me rendre justice et liberté. Je Le remercie pour le droit à la vie qu’Il m’a donné et pour les bienfaits dont Il m’a comblé, quoi qu’il en soit…

Il fait toujours noir lorsque je termine. Le sommeil finit par me vaincre mais les bruits des clés dans les serrures et les voix des gardiens me réveillent de nouveau. Il faut que je m’apprête pour recevoir le petit déjeuner.

Ce sont mes nuits depuis bien longtemps…

On a beau me dire que tout le soutien l’extérieur ne servira à rien, je reste persuadé que c’est faux. Parce que même si je ne retrouvais pas ma liberté avant la fin de cette peine injuste, je peux vous garantir que le travail des défenseurs des droits de l’homme nous fait le plus grand bien !
Ali Aarrass

On a beau me dire que tout le soutien l’extérieur ne servira à rien, je reste persuadé que c’est faux. Parce que même si je ne retrouvais pas ma liberté avant la fin de cette peine injuste, je peux vous garantir que le travail des défenseurs des droits de l’homme nous fait le plus grand bien !

Et si j’avais un message à faire passer au monde entier, ce serait le suivant :

Vous qui jouissez d’une liberté totale !

Vous qui n’avez pas idée de que ce serait que de la perdre !

Vous qui préférez peut être l’ignorer !

Vous qui pensez que cela n’arrive qu’aux coupables !

Détrompez-vous, je suis un homme innocent et me voilà pourtant !

Prenez quelques minutes pour encourager et soutenir ces défenseurs des droits de l’homme et leur travail.

Ce travail qui permet à des personnes comme moi de tenir bon et de garder espoir.

De ne jamais nous sentir seuls !

Quand on est accompagné, on a une capacité à résister et à dénoncer ce qui reste incompréhensible pour beaucoup et surtout pour ceux qui nous soumettent à ces conditions inhumaines.

Il y a des choses qui ne s’oublient pas.

Je n’oublierai jamais ceux qui me soutiennent.

Ali Aarrass

Prison de Salé II

Maroc

 

Ali aarrassEspagnol

Ali Aarrass, carta desde prisión: “Los días son interminables”

Hoy se cumplen cinco años desde que España, contraviniendo sus obligaciones internacionales en materia de derechos humanos, devolvió a Ali Aarrass, de doble ciudadanía belga y marroquí, a Marruecos.

A su llegada a ese país, Ali Aarrass afirma que fue recluido en régimen de incomunicación y torturado durante 12 días en un centro secreto de detención en Témara, cerca de la capital, Rabat. Ahora cumple una pena de 12 años de prisión por participar en un grupo delictivo y proporcionarle armas, cargos por los que fue condenado en un juicio injusto sobre la base de una “confesión” extraída mediante tortura. En septiembre de 2012, el relator especial de ONU sobre la tortura lo visitó en prisión y observó señales de tortura que coincidían con su testimonio.

Aunque las autoridades marroquíes anunciaron en mayo de 2014 que iban a abrir una investigación sobre las denuncias de tortura realizadas por Ali Aarrass, los abogados de éste revelaron recientemente que la investigación se había archivado. Según aseguran, no se les informó de que se hubiera interrogado a ningún testigo ni se hubiera registrado ninguno de los lugares identificados, y aún no se les había entregado el informe médico del examen al que se sometió a su cliente hace un año.

Sin embargo, Ali Aarrass está decidido a conseguir justicia. Este año llevó a cabo unahuelga de hambre de 72 días para pedir a las autoridades marroquíes que lo pusieran en libertad, y para denunciar el hecho de que, casi tres años después de presentar la apelación contra su condena, el Tribunal de Casación aún no había tomado una decisión. En una conmovedora carta publicada hoy, da las gracias a quienes le han estado apoyando, y a todas las personas que le han estado enviando cartas, por ayudarle a mantener la fuerza y la esperanza.

Amnistía Internacional no ha podido verificar todo lo que Ali Aarrass dice en su carta, y las opiniones en ella expresadas son las del propio Ali Aarrass, pero la organización cree que se trata de una importante declaración personal que merece ser publicada.

Carta de Ali

Los días son interminables, pero intento mantener el rumbo, por mi familia, por mí. Deseo tanto volverlos a ver. Mis padres, mi esposa, mi hija a la que adoro. Los echo tanto de menos…

Estoy siempre solo en esta celda porque estoy recluido en un régimen de alta seguridad, lo cual significa mi aislamiento permanente. No tengo nada con qué distraerme. Por eso, he terminado por vivir esperando lo mejor que puedo tener en esta prisión: la llamada telefónica a mi familia, escuchar su voz, asegurarme de que están bien, compartir risas con ellos… Esa llamada es mi oxígeno…

Luego están las numerosas cartas que recibo de todas partes, gracias a Amnistía Internacional. Me alegran el corazón. Me dan energía.

Los días son interminables pero, mientras estoy despierto, me sobrepongo y lo aguanto todo.
Ali Aarrass

Los días son interminables pero, mientras estoy despierto, me sobrepongo y lo aguanto todo. Las amenazas, las humillaciones, los insultos, e incluso los malos tratos…

Lo peor son las noches.

La noche pasada, como otras muchas, me desperté bañado en sudor a causa de una pesadilla. Eran las tres de la madrugada. Estos sobresaltos provocados por el miedo y por la angustia son habituales, y me obligan a levantarme y caminar de un lado a otro de mi celda. Tengo problemas para caminar, pero me veo obligado a hacerlo. Todavía estoy traumatizado por la tortura y los malos tratos que sufrí hace mucho tiempo, pero que aún perduran. Durante el día consigo superar mis miedos, pero cuando duermo mi subconsciente toma el control, y contra eso no sé qué hacer.

Lo paso mal tratando de retomar el sueño, pero normalmente es en vano, porque para dormir bien tienes que sentir que estás en un lugar seguro. Aprovecho para rezar la primera oración del alba. En ese silencio perturbado por mi llanto, es cuando me recojo y suplico a Dios que vele por mi familia, mis conocidos, todas las personas oprimidas del mundo… El final de mi oración lo reservo para implorarle que me conceda justicia y libertad. Le doy las gracias por el derecho a la vida que me ha otorgado, y por los dones que me ha concedido, sean cuales sean…

Cuando termino, siempre está oscuro. El sueño termina por vencerme, pero el ruido de las llaves en las cerraduras y las voces de los guardias me despiertan de nuevo. Tengo que prepararme para recibir el desayuno.

Así son mis noches desde hace mucho.

Por mucho que me digan que todo el apoyo exterior no servirá de nada, estoy convencido de que es mentira.
Ali Aarrass

Por mucho que me digan que todo el apoyo exterior no servirá de nada, estoy convencido de que es mentira. Porque, aunque yo no recupere la libertad antes de que concluya esta pena injusta, os puedo garantizar que el trabajo de los defensores de los derechos humanos nos ayuda muchísimo.

Si tuviera que transmitir un mensaje al resto del mundo, sería este:

Quienes gozáis de una libertad total.

Quienes no tenéis idea de lo que supone perderla.

Quienes preferís quizá ignorarlo.

Quienes pensáis que esto sólo les sucede a los culpables.

Desengañaos, yo soy inocente y, sin embargo, aquí estoy.

Dedicad unos minutos para animar y apoyar a los defensores de los derechos humanos y la labor que realizan.

Una labor que permite a personas como yo permanecer firmes y mantener la esperanza.

No sentirnos nunca solos.

Cuando estás acompañado, tienes una capacidad de resistir y denunciar que a muchos les resulta incomprensible, sobre todo a los que nos encontramos sometidos a estas condiciones inhumanas.

Hay cosas que no se olvidan.

Yo jamás olvidaré a los que me apoyaron.

Ali Aarrass

Prisión de Salé II

Marruecos

Ali Aarrass et sa fille il y a 7 ans

English

Ali Aarrass: Letter from prison: “The days are endless »
14 December 2015,

Today marks five years since Spain forcibly returned Ali Aarrass, a Belgian-Moroccan national, to Morocco, breaching its international human rights obligations.

Upon his arrival in Morocco, Ali Aarrass said he was held incommunicado and tortured for 12 days in a secret detention centre in Témara near the capital, Rabat. He is now serving a 12-year prison term for participating in and procuring arms for a criminal group after an unfair trial, based on a “confession” obtained under torture. In September 2012, the UN Special Rapporteur on torture visited him in prison and detected signs of torture compatible with his testimony.

Although the Moroccan authorities announced in May 2014 that they were opening an investigation into Ali Aarrass’ torture allegations, his lawyers recently revealed that the investigation had been closed. They said they had not been informed that any witnesses were questioned or any locations identified were searched, and have yet to receive the medical report of the examination he undertook a year ago.

Yet Ali Aarrass is determined to get justice. This year, he went on a 72-day hunger strike urging the Moroccan authorities to release him and denouncing the failure of the Court of Cassation to reach a decision, nearly three years after he appealed against his conviction. In a moving letter published today, he thanks his supporters, and everyone who has been sending him letters, for giving him continuous strength and hope.

Amnesty International is not able to verify everything that Ali Aarrass says in this letter, and the views he expresses in it are his own, but believes it is an important personal statement and merits publication.

Ali’s letter
The days are endless but I try to stay positive, for my family and for myself. I really want to see them again. My parents, my wife, my daughter whom I love so much. I miss them all terribly…

I am always alone in this cell because I am detained under a high security regime, which means permanent isolation. There is nothing to do. What keeps me going is looking forward to the best thing I can have in this prison: the phone call with my family, hearing their voices, hearing them tell me they are well, laughing with them… It is my oxygen…

And then there are the many letters I receive from around the world, thanks to Amnesty International. They warm my heart! They give me energy!

The days are endless, but as long as I am awake, I rise above it and I can resist everything.
Ali Aarrass
The days are endless, but as long as I am awake, I rise above it and I can resist everything. The threats, the humiliation, the insults and even ill-treatment….

The worst time is at night.

Last night, like so many other nights, I woke up in a cold sweat because of a nightmare. It was 3am. These sudden awakenings caused by fright and anxiety are a common occurrence, and each time I have to get out of bed and pace up and down my cell. I find it hard to walk but I force myself. I am still suffering from the torture and ill-treatment that has been inflicted on me for so long now, and which continues. During the day I manage to overcome my fears, but when I am asleep my subconscious takes over and I am unable to fight it.

I spend a long time trying to fall asleep, often in vain, because to sleep well you have to feel safe. I make the most of being awake to pray at dawn. It is in this silence disrupted by my sobs that I pray and implore God to look after my family, my acquaintances and the oppressed everywhere in the world. I use the end of my prayer to beg Him to bring me justice and freedom. I thank Him for the right to life that he has given me and for all my blessings, such as they are…

It is still dark when I finish. Sleep finally overtakes me but the noise of the keys in the locks and the voices of the prison wardens wake me again. I have to get ready to receive my breakfast.

That is how my nights have been for a very long time.

It doesn’t matter how many times I am told that support from outside is pointless, I am convinced it is not true.
Ali Aarrass
It doesn’t matter how many times I am told that support from outside is pointless, I am convinced it is not true. Because even if I don’t regain my freedom before the end of this unfair prison term, I can promise you that the work of human rights defenders does us a lot of good!

And if I had a message to give to the world, it would be this:

You who enjoy total freedom!

You who have no idea what it would be like to lose it!

You who might prefer not to know!

You who think it only happens to those who are guilty!

You are wrong, I am an innocent man and yet here I am!

Take a few minutes to encourage and support these human rights defenders and their work.

This work helps people like me to stay strong and hopeful.

To never feel alone!

When you are supported, you have the capacity to resist and denounce what people may struggle to understand, especially those who subject you to these inhuman conditions.

There are some things that can never be forgotten.

I will never forget those who support me.

Ali Aarrass

Salé II Prison

Morocco

 

Les sociologues Said Bouamama et David Jamar pour Ali Aarrass !

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Bonjour Monsieur le Ministre,

Ali Aarrass serait en train de mourir, sans soin, sans hôpital, dans la prison où il est enfermé. S’agissant d’un concitoyen, nous nous demandons pourquoi les voies diplomatiques n’ont pas toutes été utilisées. Je sais que nous collaborons, y compris apparemment du point de vue policier, avec les Autorités marocaines (sic).. Est-ce pour cela que nous leur sous-traitons la « justice » pour certains de nos concitoyens. Laisse-t-on torturer en Belgique? Qui sera responsable du pire?

Dans l’attente, un peu illusoire, d’une réaction de votre part, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de toute ma consternation.

David Jamar

Professeur de Sociologie

Université de Mons

Chercheur associé – Geco

Université libre de Bruxelles

« L’usage international » pèse-t-il tant face à la vie d’un homme ?, une lettre à Monsieur Reynders par Marie-Françoise Cordemans

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oiseaux barreauxMonsieur Reynders,

Les autorités marocaines mentent éhontément au sujet de la situation de Monsieur Ali Aarrass, vous le savez très bien.

S’employant à cacher la vérité concernant la grave dégradation de son état de santé, consécutive aux 62 jours aujourd’hui de sa grève de la faim, l’administration pénitentiaire va jusqu’à refuser à Monsieur Aarrass l’hospitalisation recommandée par le médecin!

« L’usage international » pèse-t-il tant face à la vie d’un homme, qu’il ne souffrirait aucune exception? Pour le coup, c’est vous, Monsieur Reynders, qui manquez il me semble d’honnêteté en vous réfugiant derrière cet argument-bateau pour ne pas agir… Car vous le savez comme nous, tous les arguments de l’Etat belge en cette affaire sont faux en droit!

Alors dites-moi, qu’attendez-vous pour arracher enfin Ali Aarrass à son tragique calvaire? Et surtout, qu’auriez-vous à y perdre? Quels sont les enjeux qui se cachent derrière une aussi monstrueuse injustice envers un homme, citoyen belge à part entière, innocent qui plus est???

Irréductiblement confiante en cette part unique d’Humanité déposée au plus intime de chaque personne, et dont je ne peux me résoudre totalement encore à concevoir qu’elle soit morte en vous, je vous prie de faire en urgence tout le nécessaire pour sauver Ali Aarrass d’une issue fatale qui se fait d’heure en heure plus imminente!!!

Pour rappel, veuillez par ailleurs trouver via les 2 liens ci-dessous la note, accompagnée des documents légaux, produite ce 24 octobre 2015 par le cabinet d’avocats JUSCOGENS sur le caractère systématique de la torture, au Maroc, dans les affaires de terrorisme.

http://www.freeali.eu/wp-content/uploads/2015/10/

http://www.freeali.eu/wp-content/uploads/2015/10/

Vous remerciant de la suite que vous voudrez bien accorder au présent courrier, je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre, mes salutations distinguées.

Marie-Françoise Cordemans – Bruxelles, le 25 octobre 2015

Farida Aarrass : « Ma réponse aux mensonges de l’administration penitentiaire marocaine »

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Conférence de presse Mrax 001 FaridaA ce stade d’une grève de la faim (60ème jour), il est généralement admis par la science médicale que le corps humain subit différentes altérations : fonte des graisses et des muscles, hypotension et vertiges en position debout, bradycardie (cœur lent), diminution de l’activité, des capacités de concentration et de réflexion, fatigue extrême, douleurs musculaires, diminution de la température corporelle, hoquet, crampes abdominales, insomnies, maux de tête, constatations d’altération de la fonction rénale, hypertension artérielle, douleurs du foie, etc..

Selon nos observations propres et les déclarations d’Ali, il est constamment en position couchée. Jusqu’à présent, il n’a pas été hospitalisé pour subir des examens approfondis…A peine quelques visites à l’infirmerie de la prison quand il pouvait encore se déplacer titubant. Aussi, comment une simple visite à l’infirmerie peut-elle faire l’objet d’un diagnostic plausible et présumer de la soi-disant bonne santé d’un patient en grève de la faim…Selon les autorités pénitentiaires, de simples mesures de paramètres tels que la tension artérielle, la glycémie et le poids pondéral sont des informations suffisantes pour poser un tel diagnostic.

Faut-il rappeler que la grève de la faim d’Ali Aarrass a été motivée par les mauvais traitements qu’il subit depuis plus de sept années de détention…La DGAPR prétend qu’Ali est traité comme tout prisonnier durant sa détention, c’est-à-dire normalement et dignement…Cependant, elle ne pourra pas démentir ce qui est clairement observable dans la vidéo récemment publiée qui montre Ali portant des traces de coups et sévices. Une grève de la faim ne se simule jamais sauf pour ceux indifférents à la vie ou la mort d’un homme…Aussi, les dénigrements et démentis de la DGAPR ne font que renforcer la détermination d’Ali à poursuivre son combat pour que justice et dignité lui soient enfin rendues.

Mon frère, Ali Aarrass ne réclame aucun privilège, à moins que les produits de toilette et les visites médicales (restées sans réponse) le soient. Je reviendrais sur les détails de ces soi disant visites médicales comptabilisées par la DGAPR en grande exagération…..

Cependant et alors que Ali ne demande jamais rien à personne faisant partie du personnel pénitentiaire, après avoir pris la décision d’entamer cette grève de la faim présente une série de réclamations toutes aussi légitimes les unes que les autres :

-que cessent immédiatement les mauvais traitements dont il est victime

-une fixation de date suite à sa demande introduite depuis plus de trois ans près de la Cour de cassation

-que le juge d’instruction chargé de l’enquête ouverte sur ses récentes allégations de mauvais traitements informe ses avocats du résultat de ladite enquête

-que le consul belge lui rende les visites hebdomadaires tel que décidé par la justice belge.

-qu’il soit libéré tel qu’exigé par le Groupe de Travail de l’ONU contre les détentions arbitraires.

Marie-Jo Fressard, présidente Solidarité Maroc 05 (France) : Lettre à Monsieur Reynders

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Marie-Jo et Farida RabatA Monsieur Reynders,  Ministre belge des Affaires Etrangères,

Monsieur le Ministre,

Permettez-moi de vous faire part de ma grande préoccupation au sujet de la situation dans laquelle se trouve Ali Aarrass, en grève de la faim depuis 60 jours, et de mon indignation devant l’accusation de simulation . Peut-on simuler une perte de poids de 20 kg ?

Tout serait donc si parfait dans les prisons marocaines ? La vidéo serait-elle tournée dans un studio de cinéma avec un acteur?  Vous devez connaitre  les révélations sur les mauvais traitements en prison du royaume qui ont été dénoncées dans une déclaration du CNDH, qui ne peut pas être taxé d’ennemi de la monarchie ! Et les accusations de tortures dans tous les rapports des grandes ONG des droits de l’Homme, et dans celui de Juan Mendez, les avez-vous lues ?

En juillet 2013 j’avais écrit à l’ambassade de Belgique à Rabat pour, déjà, dire ma préoccupation. La réponse de M. Tom Roose est pour le moins désinvolte :

«   j’attire votre attention qu’il a été condamné comme Marocain au Maroc. Dans ces cas l’ambassade de Belgique n’intervient pas dans le dossier. Il appartient dès lors à M. Aarrass de s’adresser en direct aux autorités marocaines en ce qui concerne sa situation de détention. »

Peut-on imaginer qu’ un prisonnier qui, selon Amnesty International était  « toujours conscient mais ne peut se tenir debout et a du mal à parler », alors en grève de la faim et de la soif, s’adresse en direct  aux autorités marocaines qui connaissent la situation dans laquelle il se trouve puisqu’ils en sont responsables ? ou aux autorités belges grâce au numéro spécialement réservé sur  GMS aux Belges en situation de détresse ? Il semble que les demandes  répétées  d’aide consulaires, par la famille et le comité de soutien, adressées à l’ambassade, qui pourtant s’engage sur son site à “fournir assistance appropriée à (ses) compatriotes en difficultés” ne soient jamais prises en compte . Un Belgo-Marocain n’est-il pas un “compatriote” à part entière ?

Le 9 octobre dernier j’ai fait partie de la délégation qui a rencontré le Consul à l’ambassade de Belgique à Rabat. Farida, la soeur d’Ali Aarrass, a longuement décrit la situation de détresse dans laquelle elle venait de trouver son frère à la prison de Salé II. Luk Vervaet a rappelé, une fois de plus, qu’ un Belgo-Marocain, plus belge que marocain, puisqu’il n’a pas vécu au Maroc, a droit à la protection consulaire promise. Mais voilà : la Belgique ne veut  pas, n’a pas le droit, de  froisser le Maroc. Pas d’incident diplomatique avec un État de droit ! Un État de quels droits ? Du droit de torturer? du droit d’emprisonner arbitrairement ?  du droit de traiter  la moindre critique d’accusation mensongère infondée? du droit d’exercer un arbitraire abus de pouvoir ?

Monsieur le Ministre, il y a quelques jours , lors d’une “grande conférence catholique”, vous n’avez pas accepté que le comité de soutien expose la situation de détresse dans laquelle se trouve Ali Aarrass à un public qui, par conviction, devrait être généreux et compatissant . Vous les avez mis à la porte. C’est regrettable.

Veuillez recevoir mes salutations.

Marie-José Fressard

Présidente

Solidarité Maroc 05

05000 France

23/10/2015

 

Lettre à Didier Reynders : « Nous vous demandons d’intervenir immédiatement pour sauver Ali Aarrass avant qu’il ne soit trop tard… »

dans ACTIONS/Lettres/Letters/Brieven par

Turtelboom Reynders Maroc22 septembre 2015

Monsieur le Ministre des Affaires étrangères,

Ce mardi 22 septembre, cela fait trois semaines qu’Ali Aarrass, citoyen belge ayant la double nationalité, est en grève de la faim à la prison de Salé II au Maroc.

Depuis 2014, l’affaire Ali Aarrass, que vous connaissez bien, est devenue tristement célèbre dans beaucoup de pays par la campagne contre la torture d’Amnesty International. L’année dernière, pas moins de 216.500 signatures demandant sa libération ont été remises au ministre marocain de la Justice et des Libertés. Mais rien n’y fait.

Le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire, dans son Avis du 21 octobre 2013, a demandé la libération immédiate et sans condition de M. Aarrass, ainsi que les réparations appropriées, après avoir déterminé qu’Ali Aarrass a été condamné à l’issue d’un procès inique s’appuyant sur des « aveux » obtenus sous la torture. Malgré cette demande de l’OU, Ali se trouve toujours en prison.

Le 25 août 2015, Ali a entamé la grève de la faim et formulé cinq demandes.

D’abord, l’arrêt des maltraitances et de l’arbitraire à la prison de Salé II.

Deux : la communication des résultats de l’examen sur la plainte contre la torture, résultats attendus depuis septembre 2014. Le 27 mai 2014, le Comité contre la torture de l’ONU avait donné 90 jours (3 mois) au Maroc pour réaliser une enquête impartiale et approfondie sur la torture infligée à Ali Aarrass, incluant un examen médical conforme aux standards internationaux. Une instruction a été rouverte, mais 17 mois après la demande du Comité contre la torture de l’ONU, il n’y a toujours pas de rapport ou de conclusions disponibles.

Trois : Une réponse à sa demande de cassation, réponse attendue depuis 2012.

Quatre. L‘autorisation de la visite consulaire de la Belgique, réponse attendue des autorités marocaines depuis septembre 2014.

Cinq. Sa mise en liberté immédiate. Ali Aarrass n’est toujours pas définitivement jugé ou condamné et sa détention provisoire dépasse aujourd’hui tout délai raisonnable prévu par la loi. L’article 546 du code de la procédure pénale marocain précise que « la Cour de cassation est tenue de statuer d’urgence et par priorité sur les pourvois formés par les détenus dans un délai maximum de trois mois de la date de la réception du dossier ». Sa mise en liberté immédiate après bientôt 8 ans de détention provisoire est la moindre des choses, même si les autorités marocaines envisageaient la réouverture d’un procès équitable.

Monsieur le Ministre,

Le 6 août 2013, en tant que Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères, vous avez écrit une lettre à votre homologue marocain Saad-Eddine El Othmani, lui demandant « de bien vouloir tenir les autorités belges informées de l’état de santé de M. Ali Aarrass et de confirmer qu’il a accès à l’assistance médicale ». Vous avez écrit « souhaiter vous assurer que l’intéressé bénéficie de conditions de détention conformes au respect de la dignité humaine et du droit humanitaire international ».

Nous ne savons pas si les autorités marocaines vous ont tenu informé. Depuis deux ans, ni la famille, ni les avocats, ni le Comité Free Ali n’ont reçu aucune nouvelle de votre ministère à ce sujet.

Nous ne pouvons qu’avoir l’impression que, pour vous, avoir écrit une lettre dans laquelle vous avez encore souligné que « la Belgique ne conteste aucunement la condamnation d’Ali Aarrass », l’affaire est close. Vous vous êtes en effet opposé à la seule manière d’avoir des informations fiables sur les conditions de détention d’Ali, c’est-à-dire par une protection et une visite consulaires, qui existe pour tous les Belges, sauf pour les Belges ayant la double nationalité.

C’est le tribunal de première instance à Bruxelles qui vous a condamné, le 3 février 2014 à assurer une assistance consulaire à Ali Aarrass. Vous auriez pu vous soumettre à cette décision. Mais vous y êtes opposé et vous avez fait appel. Le 11 septembre 2014, la 3e chambre de la cour d’appel de Bruxelles a rejeté votre appel. Le premier jugement a été confirmé, cette fois, sous peine d’astreinte de cent euros par jour de retard dans le mois suivant le prononcé de l’arrêt.

Depuis, non seulement aucune visite consulaire n’a été effectuée, mais vous avez décidé d’aller en cassation pour casser le jugement en appel vous obligeant à assurer la protection d’Ali.

Néanmoins, dans une lettre du 9 septembre 2015, vous prétendez exécuter le jugement : « Afin de pouvoir rendre visite à un prisonnier, quel qu’il soit, une ambassade doit toujours solliciter l’autorisation d’effectuer la visite auprès des autorités du pays où la personne est détenue. La demande de pouvoir visiter Monsieur Aarrass a bien été introduite auprès des autorités marocaines. »

Cela fait donc un an que les autorités marocaines refusent de répondre à votre demande, interdisant au consul belge de rendre visite à un de ses concitoyens et violant ainsi le droit international.

Monsieur le Ministre,

Où reste votre protestation contre ce viol flagrant du droit international ?

Nous vous demandons d’intervenir immédiatement pour sauver Ali Aarrass avant qu’il ne soit trop tard…

1 04 Ali Aarrass parlement Alexis ManuPour le Comité Free Ali www.freeali.eu

Luk Vervaet et Farida Aarrass

Co-signataires

Chris den hond, video-journalist

Marie-Françoise Cordemans, militante droits démocratiques

Eric Hulsens, ere-lector hoger onderwijs

Marc Nève, ancien vice président du CPT (comité européen pour la prévention de la torture et des peines et traitements inhumains ou dégradants – Conseil de l’Europe)’ et ‘ancien président d’ASF (Avocats sans frontières)

Mohamed Aadel, étudiant

Nordine Saidi, Militant Anticolonialiste / Bruxelles Panthères

André Posman, Klara ambassadeur kassieke muziek, ex directeur Concertzaal De Rode Pomp, Voorzitter VZW De Verenigde Cultuurfabrieken, Lic. geschiedenis, eredocent Kunsthogeschool Luca

Jean Flinker, Attac Bruxelles

Ginette Bauwens, filosoof

Nadine Rosa-Rosso, enseignante

Laurent Moulin, employé

Barbara Van Dyck, onderzoekster, Universiteit Leuven

Mark Vanderveken, Médecin

Cristina Gay, militante droits démocratiques

Frank Roels, MD, PhD, FRMS, em professor, Universiteit Gent

Paul Delmotte, retraité de l’enseignement supérieur

Herman De Ley, emeritus professor Universiteit Gent.

Jeannine Tips, animatrice militant a Solidarités Nouvelles

Pascale Mélon, employée communale

Manuel Lambert, Ligue des droits de l’homme

Prof. Dr. Lieven De Cauter, philosophe, KULeuven & RITCS

Zoé Genot, députée régionale ECOLO. Présidente de groupe au parlement régional bruxellois

Christophe OBERLIN, chirurgien des hôpitaux et professeur à la faculté Denis Diderot à Paris

Mahdiya Elouiali, assistante sociale

Dominique Warroquiez, enseignante

Milena Sardella, secrétaire Commission Européenne

Kamar Takkal, employée secteur pharmaceutique

Pierre Van den Dooren – devellopeur Web

Daniel Joël Yves Christian Tröss, Nipanki Le Roij, fonctionnaire.

Mouedden Mohsin, président des Ambassadeurs de la Paix,

Youssef Chihab, directeur du département MENA, AFD International

Anne Löwenthal, chargée de communication

Manu Scordia, dessinateur

Guilhem de Crombrugghe, employé à l’asbl Prospective Jeunesse

Aurélie Delain, responsable administrative et financière

Rizelene El Maataoui, employée RH

Alexis Deswaef, président de la Ligue des droits de l’Homme

Liliane Mathys, professeure retraitée de la Haute Ecole Albert Jacquard à Namur

Saïda Boussouab, employée administrative

Anne-Marie Coppin, infirmière

Reguigue Mourad, employé de poste

Fatima Zibouh, chercheuse en sciences politiques et sociales

Jérome Offermans, étudiant

Aïcha Aalouchi, animatrice

Ben Salem Kheltoum, vendeuse

Péromet Mireille, enseignante retraitée

Hamid Bousghir, ouvrier militant de AMDH Belgique

Assia Louh, étudiante

Nathalie Preudhomme, enseignante

Sarah Dahnin, décoratrice d’intérieur

Anissa Amaanan, infirmière psychiatrique

Moreau Angélique, en invalidité

Ouarch Abderrahim, chauffeur

Ilse Stévenart, indépendante

Bouchal Abdalouahad, citoyen libre

Wafa Ouadguiri, animatrice

Hamdani Hanane, coiffeuse

Eléonore Offermans, étudiante

Nabil Bensliman, chauffeur

Mohamed Ouachen, artiste

Rudi Barnet, ancien expert du Ministère de la Communauté Wallonie-Bruxelles

Fidia Bouganzir, employee

Farah Hennioui traductrice,

Jessica Hennioui, avocate

Ismael Hennioui, sales manager

Insaf Takkal, enseignante

Henri Goldman, rédacteur en chef de la revue « Politique »

Anissa Filali, éducatrice spécialisée

Christine Piérard, défenseur des droits humains

Jacqueline Terschueren, pensionnée

Zoubida Jellab, conseillère communale Ecolo Ville de Bruxelles

Mostafa daimoussi, restauration

Samia daimoussi, employée administrative

Norddine Daimoussi, étudiant

Mohssine Daimoussi, étudiant

Merzguioui Souad, coach en gestalt

Derfouf Mouhcine, Ingénieur

Stephanie Demblon, Agir pour la Paix

Derouich Khalid, Postier

Bensliman Nabil, chauffeur

Van Wymeersch Rita, invalide

Sellami Latifa, employée administrative

Benkassem Naoual, esthéticienne

Naima Gharbi, hôtesse d’accueil

Vanonckelen Yannick, infirmière

Mina Elfekri ,indépendante

Fouad Bouharb, ingénieur

Haddan Leila, animatrice

Boulouiha Hayat, femme de chambre

Peserovic Soraya, étudiante

Ben salem Mohamadi, commercant

Ben salem Youssef, employé administratif

Belkadi Rachida, enseignante

Mouna Tekal, responsable de projet

Noureddine Arbane, milieu associatif

Mohamed El Fekri, électricien

Suzanne Veldeman, retraitée

Amina Amadel, formatrice en alphabétisation et éducation permanente

Omar Annouri, Vice président Association Marocaine des Droits Humains AMDH-Belgique,
étudiant en Agrégation de biologie à l’ULB

 

 

 

 

 

 

Signer la lettre : voir événement Facebook : Soyons nombreux à signer !

 

Ali Aarrass : « Pourquoi je continue ma grève de la faim… »

dans LA PRISON AU MAROC/Lettres/Letters/Brieven par

Ali Aarrass grève de la faim27 août 2015

A l’attention de Monsieur le ministre de la Justice et des Libertés, sous l’égide du directeur de la prison de Salé 2.

Objet : Continuité de la grève de la faim entamée le 25/08/2015.

Monsieur le ministre,

Je m’appelle Ali Aarrass et je suis détenu à la prison de Salé 2 depuis le 24/12/2010.

Si je m’adresse à vous aujourd’hui, c’est pour vous faire savoir que je n’ai jamais cessé de clamer mon innocence et dénoncer tous les torts qui m’ont été causés.

Mon arrestation, mon extradition arbitraire, les procès iniques… J’ai été victime d’injustices, allant de la privation de ma liberté aux pires sévices qu’on puisse faire subir à un homme !

Monsieur le ministre,

Dans l’attente d’un retour urgent de votre part, la grève de la faim est dès lors l’unique possibilité pour moi de me faire entendre.

Veuillez agréer l’expression de mes salutations respectueuses.

Ali Aarrass

Houria, la femme d’Ali Aarrass : « Le 1 avril 2015, ça fait sept longues années qu’on se bat contre cette injustice qu’est la sienne »

dans Lettres/Letters/Brieven par

Houria, la femme d'Ali AarrassNous voilà déjà le 1 avril 2015,une date que je ne peux oublier, qui reste gravée dans ma mémoire. En effet cela fait 7 ans que mon mari, Ali Aarrass est emprisonné au Maroc. 7 longues années qu’on ce bat contre cette injustice qu’est la sienne. Chaque année qui arrive,je me dit que c’est la dernière qu il passe derrière ces terribles barreaux. Jusqu a maintenant je n’arrive pas encore a comprendre le pourquoi de cette détention. Je vis dans le stress constant. Sa fille me pose toujours la question quand va rentrer son père, une question dont j’ai du mal a répondre. Je sais que son père lui manque terriblement. Pendant ces 7 longues années,cela m’a permis de rencontrer des personnes formidables qui soutiennent la cause de Ali. Grâce a eux, je ne suis pas seule et elles me permettent de continuer à me battre pour la libération de Ali.Son père qui est âgé vit dans l’espoir de voir son fils libre. Moi, j’espère me réveiller de ce long cauchemar qui est le mien et celui de Ali Aarrass….

Houria

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