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Lettres/Letters/Brieven - page 7

Abdel Bouchal : Ce vendredi 26 juillet, J’écris pour Ali !

dans ACTIONS/Lettres/Letters/Brieven par

Abdel BouchalAli est à son Quinzième jour de Grève de la Faim et à son 1 et jour de grève de la Soif

Voici ce que je lui enverrai demain …

« Cher Ali, cher frère »

Cela fait trois semaines que je suis arrivé en Tunisie, mes vacances s’achèvent et depuis le début une question m’obsède : « Est-ce indécent d’écrire depuis un lieu de vacance à quelqu’un qui purge une terrible peine, une condamnation calomnieuse et inique qui le prive de sa Liberté ».

Voilà que nous entamons la seconde moitié du Mois de Ramadan, toi Ali prisonnier en « Grève » tu en es déjà à ton 16 ème Jour de la Faim et ton 2 ème jour de la soif.
Tout ce qui fait mon ordinaire comparé à ton quotidien me semble tellement dérisoire.
Et en même temps je me dis que toi qui au fond de ta cellule lorsque tu recevra cette lettre et les photos qui les accompagnent, il y aura quelque chose d’utile d’accomplie. Tu pourra enfin mettre un visage sur mon nom. Tu sera qui est Abdalouahad Bouchal, qui parmi les autres et derrière ta sœur Farida, a décidé de prendre ses responsabilités en entrant dans l’action qui au final, nous l’espérons, te permettra de recouvrer la liberté qui t’a été confisquée de façon odieuse. Tu sais ici en Tunisie pas un jours ne passe sans que tu vienne dans la conversation. Ici la population après sa révolution est curieuse de savoir comment sa se passe chez nous « Politiquement ». Je leur répond que chez nous, c’est la Belgique! (Rire) Très vite c’est le Maroc qui vient dans la conversation et sa situation,… Je leur répond que hélas je ne suis pas en mesure de leur en dire grand chose, n’y ayant pas grandi et presque jamais vécu…… Je leur dis que tout ce que je sais, c’est que à tout moment quelqu’un qui comme moi n’y a jamais vécu est susceptible de perdre la liberté pour des raisons obscures, et ce dans d’atroces souffrances. C’est bien évidement de toi que je parle lorsque je réfute avec vigueur la légende selon laquelle le Maroc traiterait désormais correctement ses citoyens. Dans quelques jours je referme mes valoches, et je rentre chez nous à Bruxelles, où je serai heureux de retrouver mes amis, mes enfants, et ta sœur. Tiens bon cher frère, tiens de toute tes forces pendant que les autres agissent à l’extérieur. Nul doute que les pressions menée par Farida et les autres sur le Ministère des affaires étrangères belge finiront par porter leur fruits. Peut-être qu’au final à défaut d’être touché par la grâce, ceux qui t’ont condamnés à cette terrible peine alors que tu es innocent, finiront par retrouver la raison. Cher Ali il faut que tu tienne bon, tu dois le faire pour toi et pour les tiens, et pour tous ceux qui connaissent le terrible sort qui t’accable. Tiens bon cher frère, dehors nous ne t’oublions pas, et nous ne lâcherons pas la pression. Je t’embrasse et je ferme les yeux en pensant au jour où nous nous étreindrons jusqu’à étouffement le jour de ta sortie Incha Allah.

Bouchal Abdalouahad.

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Appel urgent de Jeremy Corbyn (MP) pour Ali Aarrass (23 juillet 2013)

dans ACTIONS/AU PARLEMENT/COMMUNIQUES DE PRESSE/FRIENDS OF ALI AARRASS LONDON SUPPORT COMMITTEE/Lettres/Letters/Brieven par

 

Farida Sarah Jeremy Corbyn LondonH.H. Princess Lalla Joumala Alaoui

 

Ambassador of His Majesty the King of Morocco 
to the Court of Saint James’s

 

Embassy of the Kingdom of Morocco 



 

49, Queens Gate Gardens

 

London SW7 5 NE

 

 

cc. Embassy of Belgium in London

 

 

Your Excellency,letter Jeremy Corbyn image

 

 

You may recall my writing to you before about the troubling case of Ali Aarrass, the dual Belgian/ Moroccan citizen tried and convicted of terrorism-related offences on the sole basis of torture evidence following a flagrantly unfair trial. Mr Aarrass is currently serving a twelve-year sentence at Salé II prison, where he reports having been the subject of repeated provocations, intimidation and harassment since meeting the United Nations Special Rapporteur on Torture, Juan Méndez, in September last year. (You may well be aware of the Special Rapporteur’s report on the case, which was made public earlier in the year. )

 

 

The latest of these provocations has driven Mr Aarrass to embark on an indefinite hunger strike. In brief, an item of post which he received on 8 July, a medallion given to competitors in the Brussels marathon, and its ribbon in the Belgian colours, was arbitrarily confiscated hours after he received it. Two days later, witnesses saw the prison Director, Abdellah Darif, and his assistant Mr Bouazza enter his cell in his absence, rip down postcards he had put up on the wall from friends and family, and conduct a search which left his possessions in disarray, in breach of rules which require prisoners to be present during searches. When Mr Aarrass asked to see the prison Director and asked him why he was being treated in this way, the Director indicated that Mr Aarrass was only a prisoner and that he, the Director, could do as he pleased. After this meeting, Mr Aarrass was not permitted access to a telephone, or to the exercise courtyard, or to the showers, and his personal mail has been withheld.

 

 

In protest at this denial of his basic rights and human dignity, Mr Aarrass has embarked on 12 July on indefinite hunger strike, until his possessions and his basic rights are returned to him.

 

 

It is hard to avoid the conclusion that Mr Aarrass is being punished for his contact with the United Nations Special Rapporteur, who I understand will be informed of these developments. I am extremely concerned that his attempts to exercise fundamental rights are met with such harassment and victimisation.

 

 

I would be grateful if you would convey my concerns urgently to the relevant authorities for immediate investigation.

 

 

Yours sincerely,

 

 

Jeremy Corby MP

 

Liliane Matthys écrit à l’ambassadeur de Belgique au Maroc au sujet d’ Ali Aarrass

dans ACTIONS/LA PRISON AU MAROC/Lettres/Letters/Brieven par

 

Liliane 26 juinMonsieur l’ambassadeur de Belgique au Maroc

 

C’est au sujet d’un de nos compatriotes au Maroc que je me permets de vous écrire.

 

Vous avez un bien malheureux voisin à Rabat, c’est Monsieur Ali Aarrass enfermé à la prison de Salé II.

 

 Cette personne est accusée de « terrorisme », mot lourd et parfois employé à tort et à travers.

 

 Notre concitoyen a été torturé, humilié  et sous la contrainte a signé des aveux rédigés en arabe littéraires, langue qu’il ne maîtrise pas, pour que ses souffrances cessent.

 

 Si vous avez l’occasion d’aller voir Monsieur Aarrass en prison dites- lui qu’ici beaucoup de personnes pensent à lui.liliane lettre première partie

 

 Je lui écris chaque semaine. Pouvez-vous vous renseigner sur sa santé ?

 

 Comme Mohamed VI, roi du Maroc a de larges pouvoirs, pourriez-vous le contacter afin qu’il fasse libérer Monsieur Aarrass et les autres personnes dans le même cas.

 

 Pour Sa Majesté ce sera une bonne action dans le cadre du Ramadan puis qu’il est Commandeur des Croyants.

 

 Il me semble que Monsieur Aarrass a trois princesses dans sa vie : son épouse, sa fille, et sa sœur qui se bat ici en Belgique, sans relâche, pour sortir son frère des geôles.

 

liliane lettre deuxième partie Faisons que toute cette famille se retrouve et que la fille ait le bonheur de grandir auprès de son papa.

 

 Vous remerciant de l’attention portée à la présente requête, je vous prie d’agrée, Monsieur l’Ambassadeur, l’expression de mes respectueuses salutations.

 

Liliane Mathys

 

Namur Belgique  

 

Lettre au nouveau Roi pour sauver Ali Aarrass

dans ACTIONS/Lettres/Letters/Brieven/SANS CATEGORIES par

Roi PhilippeMerci d’envoyer une lettre, avec le message ci-dessous et signé par vous, au Roi Philippe à l’adresse  : Sa Majesté le Roi Philippe, Palais royal, Cabinet du Roi, Rue  Bréderode, 16, B-1000 Bruxelles et au Palais royal, Département Relations extérieures à la même adresse. IL N’EST PAS NECESSAIRE DE TIMBRER VOTRE COURRIER.

A sa majesté le Roi Philippe,

 Sire,

 A l’occasion de la fête nationale du 21 juillet et de votre couronnement comme nouveau Roi de tous les Belges, je vous adresse ce courrier pour vous faire part de ma profonde inquiétude quant au sort de notre concitoyen Ali Aarrass.

 Depuis une dizaine de jours, Ali Aarrass est en grève de la faim à la prison de Salé II au Maroc pour protester contre les mauvais traitements, les provocations, l’intimidation et le harcèlement dont il continue à être victime.

 Comme vous le savez certainement, le 20 septembre 2012, le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, Monsieur Juan Mendez, a rendu visite à Ali Aarrass à la prison de Salé. Il était accompagné d’un médecin légiste spécialisé en matière d’évaluation des séquelles de la torture. Ce dernier a effectué un examen médical à notre compatriote et a, je cite, « trouvé des traces de torture sur le corps d’Ali Aarrass ».

 Dans son rapport, Monsieur Mendez informe le gouvernement marocain de la torture dont le citoyen belge Ali Aarrass a été victime et lui demande de prendre les mesures qui s’imposent. Il tire aussi la sonnette d’alarme sur la situation actuelle d’Ali Aarrass dans la prison de Salé II.

 Monsieur Mendez écrit : « Selon les informations que nous avons reçues, M. Aarrass a été transféré à la prison de Salé II après la réunion avec le Rapporteur spécial. Il est rapporté qu’un agent de la prison, M. Bouazza, aurait harcelé M. Aarrass cette nuit-là, exigeant de lui de fournir des détails sur la visite et sur la discussion avec le Rapporteur spécial.

Il est en outre signalé que, dans sa réponse, M. Aarrass a déposé une plainte contre l’agent de prison auprès des autorités de la prison le lendemain, 21 septembre 2012. Il est allégué que le 22 septembre 2012, les autorités pénitentiaires auraient menacé M. Aarrass ou fait pression sur lui pour qu’il retire sa plainte. Il est rapporté que suite aux menaces et actes d’’intimidation proférées, notamment par M. Bouazza, directeur adjoint de la prison de Salé II, à l’encontre de M. Aarrass, ce dernier a retiré sa plainte. Toutefois, le harcèlement et les menaces ont continué d’être proférés. La dernière information reçue en date du 12 novembre 2012, indique que M. Bouazza aurait menacé M. Aarrass de viol, de rendre sa vie en prison impossible et qu’il aurait emporté le chauffe-eau utilisé par M. Aarrass afin de chauffer l’eau pour se laver.

D’autres membres du personnel pénitentiaire sont impliqués dans les mauvais traitements à l’encontre de M. Ali Aarrass depuis son arrivée à la prison de Salé II sont M. Mustafa El Hajri, ancien directeur; M. Mohamed El Athimi, ancien directeur adjoint; et M. Hamid Allali, infirmier. Il est rapporté que le nouveau directeur de l’établissement aurait promis à M. Aarrass qu’il préviendrait le harcèlement et les mauvais traitements dans l’avenir et que les conditions de vie dans la prison de Salé II seraient améliorées. Toutefois, le harcèlement et les menaces par le personnel pénitentiaire se poursuivent ».

Monsieur Mendez demande dès lors au gouvernement marocain d’intervenir pour que « soit protégée et respectée l’‘intégrité physique et mentale de M. Aarrass et ce, conformément aux dispositions pertinentes de la Déclaration universelle des droits de l’homme, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, de la Déclaration sur la protection de toutes les personnes contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, et de la Convention contre la Torture. »

 Monsieur Mendez adresse son rapport aux autorités marocaines en décembre 2012. Il leur demande de réagir dans les 60 jours. Mais ni sur la question de la torture, ni sur la demande de protéger l’intégrité physique et mentale d’Ali Aarrass, le Maroc n’a réagi. Et les mauvais traitements et les provocations continuent.

 Médaillon du Brussels Marathon confisqué !médaille 20 km II

 Sire, vous avez pu courir récemment les 20 km de Bruxelles, entouré par votre famille.

Il y a des années, Ali Aarrass aussi a couru le même parcours que vous. Maintenant qu’il est injustement en prison, il ne pouvait pas y être. Mais vous avez sans doute remarqué l’équipe « 20 km pour Ali Aarrass » parmi les participants et dans le public. Ali était tout fier et tout heureux. Mais voilà ce qui lui est arrivé par la suite. Dans une lettre, publiée en français, espagnol et anglais sur le site www.freeali.eu, Ali Aarrass explique comment ils se sont pris à ce symbole auquel il tient tant.

 Le 8 juillet 2013 dernier, une lettre qui contenait des photos et un médaillon des 20 kms de Bruxelles, médaille dont le collier portait les couleurs du drapeau belge, ont été confisqués par la direction de la prison. Ali écrit : « Je suis toujours dans l’attente qu’on me restitue l’enveloppe avec le médaillon aux couleurs du drapeau belge. Le drapeau par lequel j’ai juré en faisant mon service militaire dans les années 1993-94. » Mais ce n’est pas tout. Deux jours après, pendant qu’il était dans la cour, le mercredi 10 juillet, le directeur de la prison Abdellah Darif et son adjoint Bouazza ont débarqué dans sa cellule à son insu. Ils ont fouillé sa cellule, arraché et piétiné des lettres et cartes postales collées sur le mûr et emporté quelques-unes à caractère privé. « Quand je suis revenu à ma cellule, […] tout était sens sous dessus. Ils ont pris un malin plaisir à le faire aµµvec beaucoup de méchanceté, haine, un racisme, du mépris, pour me toucher », nous relève Ali.

Lors de l’entretien qu’il a eu avec le directeur pour protester contre ce traitement, celui-ci lui a dit qu’il n’était qu’un prisonnier, qu’il décidait de tout et qu’il faisait tout ce qu’il voulait dans sa prison ! Par la suite, Ali a été mis en isolement : il n’a plus accès au téléphone, ni à la cour, ni à la douche, ni à son courrier ! Depuis, Ali a commencé une grève de la faim.

 Sire,

Dans le passé nous nous sommes adressés de nombreuses fois à notre gouvernement pour demander une intervention de la Belgique pour notre concitoyen, de lui assurer au moins une protection consulaire. Nous avons demandé autant de fois de pouvoir rencontrer le ministre des Affaires étrangères ou un responsable du ministère. Tout ceci a été froidement et systématiquement refusé à la famille et aux représentants du mouvement Free Ali. Nous nous sommes adressé à un autre pays européen, la Grande-Bretagne, pour trouver de l’aide. Là, une cinquantaine de parlementaires, d’avocats et de responsables des organisations contre la torture ont demandé dans une lettre que la Belgique intervienne pour son ressortissant. Ils ont demandé un entretien à l’ambassade belge à Londres, ce qu’ils ont obtenu.Farida Aarrass at Belgian embassy London

 Sire,

 A l’occasion de votre couronnement, de nombreux commentaires ont été fait sur votre rôle dans la représentation de la Belgique à l’étranger. Des chefs d’entreprise ont insisté sur le fait que la famille royale « leur ouvre les portes à l’étranger ». Nous souhaiterions que vous puissiez aussi ouvrir des portes au niveau des droits de l’homme et de l’image de la Belgique à ce niveau-là.

 Permettez-nous de solliciter une audience auprès de vous pour la famille d’Ali Aarrass.

Et une intervention auprès du Roi du Maroc pour lui rappeler que nous ne demandons pas la grâce mais la justice et la protection de notre concitoyen.

Je prie le Roi, de bien vouloir agréer l’expression de mon profond respect,

signature, nom et adresse

 

 

 

 

 

Satement of Ali Aarrass on hungerstrike 12 July 2013

dans ACTIONS/DOUBLE NATIONALITE/FRIENDS OF ALI AARRASS LONDON SUPPORT COMMITTEE/LA PRISON AU MAROC/Lettres/Letters/Brieven par

20 km médaille Annissa Amina

(translation by Frances Webber)

It all started on 8 July 2013, when I received my post. One of the envelopes contained photos and a Brussels 20km medal, which a ribbon of my colours, the Belgian flag colours. A few hours later, the director ordered confiscation of the envelope and its contents.

 This happened when I signed the register, as usual when I receive cards. Isn’t it an abuse, a provocation? I’m still waiting for the return of my envelope, the medal with the colours of my flag, for which I performed my military service in 1993-4. This is evidence of racism, vengeance on the part of the director and his confidant Bouazza

 10 July 2013, these two came into my cell, while I was in the courtyard, at 11.30. The other prisoners saw them going in without asking for me to be there.

 To provoke me, they pulled down postcards which I had stuck on a wall of the cell. They trampled on them, and they took away my personal cards. When I returned to my cell, they searched it, leaving everything upside down. I believe they took pleasure in doing it, with hatred, racism and evil in their hearts, in order to humiliate me – particularly Bouazza. As for the director, Abdellah Darif, he showed no humanity or intelligence when with his assistant Bouazza.

 I asked to see him. He received me. I asked for an explanation. He said he was the director and I was just a prisoner. I just wanted to remind him that my rights had been violated by this sort of conduct. He warned me, threatened me that he would make my life impossible, and that Bouazza was the man in whom he placed all his confidence.

 I returned to my cell and asked an officer if I could make a phone call. He said he had orders from the director not to allow me to make calls, or to go out to the courtyard, or to shower, or to receive personal mail. Now, I’m locked up in this prison with no rights to anything. I am locked in.

 All because I told the director that he had no right to come into my cell, with Bouazza, in my absence. He was furious when I named and recalled his assistant, he threw me out of his office. He knows very well that he made a mistake in taking notice of Bouazza. The two together violated my rights.

 Now, I ask myself if I have the same rights as any other prisoner. There are those who give all their money to get what they want in prison – and the two divide the booty between them.

 Today, I decided to go on indefinite hunger strike until they give me back my rights, my personal possessions and the medal with the colours of my flag.

 libération d'Ali Aarrass‘Anger and hatred make men blind. The first for an hour, the second, for life!’

 Ali Aarrass

Una carta de Ali Aarrass : Todo empezo el dia 8 de julio 2013

dans ACTIONS/DOUBLE NATIONALITE/LA PLATAFORMA POR ALI AARRASS/LA PRISON AU MAROC/Lettres/Letters/Brieven par

médaille 20 kmTodo empezo el dia 8/07/2013, cuando recibi mi correo personal. Uno de los sobres contenia fotos, y un medallon de los 20 km de Bruselas, con la cintura de colores de nuestra bandera belga. Unas horas mas tarde, el director dio la orden para recupera el dicho sobre con todo el contenido.

Eso paso cuando yo firmé en el registro como lo hago siempre cuando recibo cartas. Esto no es un abuso o provocaciones ? Aun estoy esperando que me devuelvan el sobre con el medallon, con los colores de mi bandera, por la que juré haciendo mi servicio militar en 1993-94. Esto es prueva de racismo, venganza de la parte del director y su confidente Bouazza.

Dia 10 de julio 2013, estos dos entraron en mi celda, mientras yo estaba en el patio a las 11h30. Los otros presos los vieron entrar sin solicitar que yo este presente con ellos.

Para provocarme, arrancaron cartas postales pegadas en la pared en una parte de mi celda. Las pisotearon y se llevaron mis cartas personales. Cuando yo regresé a mi celda, la cachearon, todo estaba boca abajo. Creo que cogieron el placer de hacerlo con mucha maldad, odio, racismo, para humillarme, sobre todo el Bouazza. Y cuanto al director que se llama Abdellah Darif, no mostro ninguna humanidad ni inteligencia en compania de su adjunte Bouazza.

En aquel momento solicité verlo, me recibio, yo exigi esplicaciones y el replica diciendome que el es el director y que yo no soy que un preso. Yo solo queria recordarle que han violado mis derechos actuando de tal modo !

Me dijo, amenazandome, que me hara la vida imposible, y que Bouazza es el hombre en el que tiene toda confianza, su confidente.

Regresé en mi celda y solicité a el funcionario par llamar por telefono. Este me dijo que tenia orden por el director, de no darme aceso a la llamada, ni tampoco el patio, ni la ducha, ni correos personales. Hoy estoy encerrado en el corridor despues de mi ingreso en esta carcel, con derecho a nada ! Estoy encerrado !

Todo esto porque le dige al director que no tenia derecho de entrar en mi celda, con el Bouazza, en mi ausencia. Se puso furioso cuando nombré y recordé su confidente, me hecho de su despacho con maldad ! El sabe muy bien que hizo el error de hacerle caso a el Bouazza. Los dos participaron à violaron mis derechos.

Hoy me pregunto, si tengo los mismos derechos que todos los prisioneros ? Los hay que dan lo que tienen en el fondo de sus bolsillos, para conseguir lo que quieren. Y ese botin se le reparten entre ellos dos !

Hoy tengo pensado de entrar en huelga de ambre sin parar hasta que me devuelvan mis derechos y mis objetos personales et bien entendu le médaillon avec les couleurs de mon drapeau !

 « La colère et la haine rendent aveugle ! La première pour une heure, la seconde à vie ! »

 Ali Aarrass

 Free Ali Aarrass now 20 km

Une lettre d’Ali Aarrass : Tout a commencé le 8 juillet 2013…

dans ACTIONS/DOUBLE NATIONALITE/LA PRISON AU MAROC/Lettres/Letters/Brieven par

médaille 20 km IITout a commencé le 8 juillet 2013, alors que je recevais une partie de mon courrier personnel. Parmi les quelques courriers il y avait une enveloppe qui contenait des photos, et un médaillon des 20 kms de Bruxelles, médaille dont le collier portait les couleurs de notre drapeau belge. Quelques heures plus tard, le directeur donne l’ordre qu’on me reprenne la dite enveloppe avec tout son contenu.

Cela s’est passé alors que j’avais déjà signé dans le registre, accusé de réception, comme je le fais chaque fois que je reçois du courrier.

 S’agit-il d’abus de pouvoir ou provocation ?

 Je suis toujours dans l’attente qu’on me restitue l’enveloppe avec le médaillon aux couleurs du drapeau belge. Le drapeau par lequel j’ai juré en faisant mon service militaire dans les années 1993-94.

 Cela est la preuve d’un racisme, d’une vengeance de la part du directeur et de son confident et adjoint, Bouazza.

10 juillet 2013, ces derniers sont entrés dans ma cellule, tandis que j’étais dans la cour à 11:30 heure. Les autres prisonniers les ont vus rentrer alors qu’ils n’avaient pas sollicité ma présence.

Pour me provoquer, ils ont arraché des lettres et cartes postales collées sur le mur, dans une partie de ma cellule. Ils les ont piétinées et ont emporté mes lettres et cartes personnelles. Quand je suis revenu à ma cellule, ils avaient tout fouillée. Tout avait été remué, abimé … Tout était sens sous dessus. Ils ont pris un malin plaisir à le faire avec beaucoup de méchanceté, haine, un racisme, du mépris, pour me toucher, surtout l’adjoint Bouazza. Et quant au directeur qui s’appelle Abdellah Darif, il n’a montré ni humanité ni intelligence en compagnie de son adjoint.

J’ai demandé à le voir, il m’a reçu dans son bureau où j’ai exigé des explications et il a répliqué en me disant qu’il est le directeur et que je ne suis qu’un prisonnier. Qu’il décidait de tout et qu’il faisait tout ce qu’il voulait dans sa prison !

J’ai seulement voulu lui rappeler qu’ils ont bafoué mes droits en se comportant de la sorte !

Il m’a dit, en me menaçant, qu’il me fera la vie impossible, et que Bouazza est l’homme en qui il place toute sa confiance, son confident.

Je suis revenu dans ma cellule et ai demandé au fonctionnaire le droit depasser un coup de fil. Ce dernier m’a dit qu’il a reçu l’ordre du directeur de ne pas me donner accès au téléphone, ni à la cour, ni à la douche, ni à mon courrier !

Aujourd’hui je suis enfermé dans cette prison, avec le droit à « plus rien! »

Et tout cela parce que j’ai dit au directeur qu’il n’avait pas le droit d’entrer dans ma cellule, avec Bouazza, en mon absence. Il est devenu furieux quand j’ai nommé son confident. Il m’a chassé de son bureau avec méchanceté! Pourtant il sait très bien qu’il a fait l’erreur de se laisser influencer par son adjoint Bouazza. Les deux ont violé mes droits.

Aujourd’hui j’en suis à me demander si j’ai les mêmes droits que tous les prisonniers ?

Il y en a qui payent avec tout ce qu’ils ont pour avoir en retour ce qu’ils veulent, et ce butin le directeur et son adjoint se le partagent !

 J’ai donc décidé en ce jour d’entamer une grève de la faim, une grève que je n’arrêterai pas tant qu’on ne respecte pas mes droits !

Qu’on me restitue mes droits ainsi que la médaille au collier des couleurs du drapeau belge qui est le mien !

 « La colère et la haine rendent aveugle ! La première pour une heure, la seconde à vie ! »

 Ali Aarrass

 

Merci de diffuser cette lettre !

Merci d’écrire une lettre ou une carte postale à ALI AARRASS, prison de Salé II, ville de Salé, Maroc.

GRÂCE : une lettre d’Ali Aarrass

dans ARTS/DOUBLE NATIONALITE/LA PRISON AU MAROC/Lettres/Letters/Brieven/TORTURE par

Farida Aarrass at Belgian embassy LondonGRÂCE !

 

La libération des détenus serait une décision plein de sagesse, dont les plus heureux seraient les épouses et les enfants. Heureux de voir leur père enfin rentrer à la maison, ce serait une bonne nouvelle. Espérons la libération des détenus politiques.

 

Un Etat digne et vraiment démocratique ne devrait avoir aucun détenu d’opinion derrière les barreaux. Il faudrait qu’ils libèrent ceux qui sont encore en prison afin d’engager les réformes en toute sérénité.

 

Pour ce qui me concerne, je refuse la grâce vu que celle-ci n’intervient qu’après l’accomplissement d’un crime, hors je n’en ai commis aucun !

 

La libération de ces détenus montrerait, que le plat de résistance de la réforme promise par le roi, est justement la réforme de la justice.

 

Au Maroc, il y a des gens en prison qui ne devraient pas y être, et d’autres en liberté qui devraient être en prison.

Je ne me suis jamais intéressé à la politique, mais il m’arrive de lire des choses qui me font sauter au plafond !

 

Aujourd’hui les faits ont prouvé que les vrais obscurantistes sont quelques responsables des services secrets et sécurité de l’Etat, qui commettent des crimes odieux indicibles. S’il y a des réels extrémistes qui constituent un danger pour la sécurité et la transition démocratique, ce sont justement ces sécuritaires hors la loi. Ceux qui commettent ces crimes barbares et dégradants, pour la dignité de l’homme et contraire à toute éthique, méritent d’être trainés en justice !

 

En ce qui concerne la presse et sa fonction, en tant que quatrième pouvoir, et celle des associations civiles, c’est de défendre la dignité humaine, les libertés et la vérité. Par conséquent, la société civile et la presse devraient défendre sans condition les victimes de ce terrible bagne et réclamer ensemble justice, contre ceux qui m’ont enlevé, torturé et injustement condamné.

Le meilleur moyen d’éviter de tomber dans le déni de la transition démocratique est bien sur de rompre avec les comportements inquisiteurs et les méthodes barbares.

 

« Mon emprisonnement, est le prix que je paie pour que la Belgique devienne un état de droit »

 

Ali Aarrass

 

Une lettre d’Ali Aarrass au mouvement de solidarité : Merci Jour et Nuit

dans ARTS/FRIENDS OF ALI AARRASS LONDON SUPPORT COMMITTEE/LA PLATAFORMA POR ALI AARRASS/Lettres/Letters/Brieven par

lettre AliVoici une lettre qu’Ali vous adresse à vous tous, ceux qui le soutiennent d’une quelconque manière.

 

Merci Jour et Nuit !

 

J’aimerais remercier tous ceux qui ont lutté, qui luttent et qui lutteront encore.

Contre toutes les formes d’injustices et violations des droits fondamentaux, à l’égard des personnes innocentes.

 

Merci à toutes les consciences unies, main dans la main, les bras bien hauts, que ce soit dans le froid, sous la pluie, criant et scandant à haute voix, sans aucune crainte des répercussions.

 

Merci à tous ceux dont les cœurs battent vraiment et battront encore sous l’inquiétude à l’égard de l’avenir de nos enfants. Pour un meilleur avenir. Pour une vie avec des droits et une justice.

 

Si nous restons unis, nous atteindrons notre objectif.

 

Il faut crier « ASSEZ ! »

 

Nous voulons vivre dans l’égalité, sans différences de races, couleur, religion, dans une réelle démocratie.

 

Merci pour tout, même s’il reste encore beaucoup à faire. Il y a tellement d’innocents condamnés injustement !

 

Aujourd’hui, d’ici, je m’adresse à ceux qui m’ont séquestré, violé mes droits….

 

A ceux qui m’ont vendu comme si j’étais une marchandise, ou pour être plus clair, qui m’ont échangé contre du poisson.

 

A ceux qui ont gardé silence « Ma Patrie, la Belgique ! »

 

A ceux qui m’ont torturé, qui m’ont saigné, qui m’on fait souffrir. Une souffrance que j’endure encore…

 

Que tous apprennent que « Les tâches formées par le sang, ne sont pas faciles à nettoyer ! »

 

Mais aujourd’hui tout est bien plus clair pour moi. Peu importe le temps que prendra ma libération, puisqu’aujourd’hui la vérité a enfin surgi !

 

Elle continuera à surgir tant que je serai en vie et tant que des mains unies contre les injustices, seront présentes.

 

Que les consciences bien vivantes sachent que « Tout ce que nous faisons dans la vie, aura son écho dans l’éternité ».

 

Je voudrais vous dire aussi qu’avec un tel potentiel, vous n’avez pas à craindre qu’on vous atteigne !

 

Merci jour et nuit ….

 

Celle-ci est une lutte qui nous concerne tous sans exception. Un combat pour tous les éveillés, pour les réellement vivants !

 

Merci jour et nuit à ceux qui ont abandonné la peur et qui bravent les injustices.

 

Moi Ali, j’ai servi d’exemple.

 

Mot de la fin :

 

« C’est dans le besoin qu’on reconnaît ses vrais amis. Un ami dans le besoin est un ami en vérité »

 

Ali Aarrass

 

Traduit de l’espagnol au français par sa soeur Farida Aarrass.

47 prominent British personalities : Letter to Di Rupo/Reynders on Ali Aarrass

dans ACTIONS/AU PARLEMENT/FRIENDS OF ALI AARRASS LONDON SUPPORT COMMITTEE/Lettres/Letters/Brieven/TORTURE par

Prof Penny Green

Friends of Ali Aarrass London Support Committee

His Excellency Johan Verbeke
Ambassador
Embassy of Belgium in the United Kingdom
17 Grosvenor Crescent
London
SW1X 7EE

18 June 2013

Your Excellency,
We are writing to ask you to convey to your government our grave concern at its apparent failure to intervene or take any action to protect the Belgian citizen, Ali Aarrass, from unlawful extradition by the Spanish authorities to Morocco, or from his subsequent torture by the Moroccan security services, a deeply unfair trial procedure which relied on the fruits of torture for his conviction, and a lengthy prison sentence imposed by that country’s judicial authorities.
The UN Special Rapporteur on torture and cruel, inhuman or degrading treatment or punishment, Juan Méndez, recently issued a report (AL G/SO 214 (53-24), 4 December 2012) following his visit to Mr Aarrass in Salé II prison in September 2012. In his report, he confirmed that Ali Aarrass’ allegations of severe torture by the Moroccan security services, including being burned with cigarettes, beaten on the soles of the feet, hanged by the wrists and given electric shocks to the genitals, are supported by the medical evidence. Mr Mendez’ report adds weight to our concerns that Mr Aarrass has since his extradition to Morocco been treated in violation of the most fundamental human rights norms, including being convicted and sentenced solely on the basis of evidence obtained by torture.
We believe that it is unlikely that the Spanish authorities would have ignored the interim measures of the UN Human Rights Committee and proceeded to extradite Mr Aarrass to the likelihood of torture, on the basis of evidence which had been rejected by the Spanish investigating magistrate after a two-year investigation, had your government intervened to protest the extradition.
Similarly, vigorous representations from your government might well have prevented Mr Aarrass’ torture in Morocco during his incommunicado detention following his extradition. Charges based solely on a ‘confession’ allegedly made by Mr Aarrass (in Arabic, a language he does not speak) would probably not have been brought, and the irregularities which reduced his trial to a cruel farce, including a failure to send much of the evidence relied on by prosecutors to his lawyers and serious, unexplained discrepancies in police reports, would not have been permitted, had the Moroccan judicial authorities been aware that the authorities of Mr Aarrass’ other country of nationality were rigorously monitoring his treatment.
We regret that Your Excellency’s government’s apparent lack of interest or concern for the treatment of Mr Aarrass extends to a refusal even to meet with his sister or any other relatives or family friends who for years have worked to prevent these unlawful actions from taking place.
This failure stands in marked contrast to the interest in Mr Aarrass’ case demonstrated by the UN Special Rapporteur.
We further regret that Your Excellency’s government has offered no explanation for its continuing refusal to engage with Mr Aarrass’ plight. Of course we understand that Ali Aarrass is a dual Belgian-Moroccan citizen, and the rules of diplomacy would under normal circumstances preclude intervention with the authorities of his other nationality – although Belgian government officials have not relied on this as a reason for their refusal to intervene. But the prohibition against torture is ius cogens, a peremptory norm of international law, and we believe it must take precedence. The extremely grave nature of what Mr Aarrass has suffered, and the continuing harassment and inhuman treatment he is suffering as a convicted prisoner, which is noted by the UN Special Rapporteur, makes the failure to intervene by Your Excellency’s government very disturbing.
We call upon Your Excellency’s government to meet Mr Aarrass’ family and to take up his case with the Moroccan authorities as a matter of urgency.

Farida Aarrass at Belgian embassy LondonYours sincerely,
Professor Penny Green, Deputy Head of Dickson Poon School of Law (Research) King’s College London, and Co-Director of the International State Crime Initiative (ISCI)
on behalf of:
Professor Tanya Aplin (Dickson Poon School of Law, King’s College)
Mehdi Beyad
Sir Geoffrey Bindman QC
Professor Bill Bowring (Birkbeck College, University of London)
Victoria Brittain (author and journalist)
Campaign Against Criminalising CommunitiesFrances Webber & Farida Aarrass London
Martin Caton MP
Jeremy Corbyn MP
Louise Christian (Christian Khan solicitors)
Helen Curtis (barrister)
Jan Davidson
Melanie Davidson (ISCI intern and postgraduate Law student)
Sean Davidson
Liz Davies (barrister)
Sofia Kintis Dilinos
Jim Dobbin MP
Alicia de la Cour (Research and Policy Manager, ISCI)
Dr Nubia Evertsson (Researcher in Criminology, Stockholm University)
Liz Fekete (Director, Institute of Race Relations)
Ken Fero (independent film-maker)
Anthony Gifford QC
Haldane Society of Socialist Lawyers
Mike Hancock MP
Stephanie Harrison QC
Rebecca Hill (barrister)
Raza Husain QC
Fatima Kanji (ISCI intern, King’s College)
John Leech MP
Caroline Lucas MP
Duncan McCann
Ian Macdonald QC
Dr Thomas MacManus (post-doctoral researcher, ISCI)
Michael Mansfield QC
Lord Herman Ouseley
Jed Pennington (solicitor)
Dominic Prested
Muhammad Rabbani (Managing Director, CagePrisoners)
J.I. Reeves
Bob Russell MP
Sadat Sayeed (barrister)
Varoushnan Srilangarajah
Pete Weatherby QC
Frances Webber (retired barrister)
Amanda Weston (barrister)
Felicity Williams (barrister)
Beverley Wilson

A l'ambassade de la Belgique à Londres le 18 juin 2013

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