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TORTURE

Un Comité des Nations Unies ordonne le Maroc de mettre fin immédiatement à l’isolement d’Ali Aarrass

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Le 17 mars dernier, les avocats d’Ali Aarrass ont saisi le Comité contre la Torture (CAT) de l’ONU pour que les autorités marocaines mettent fin aux conditions de détention solitaire d’Ali Aarrass.  

Le 28 mars, le CAT a fait droit à leur demande et ordonne une mesure provisoire pour que « le régime pénitentiaire de Ali soit allégé et ses droits garantis ». 

C’est une victoire importante dans le combat pour la libération d’Ali Aarrass et contre les conditions de détention inhumaines.

Voici ces conditions d’isolement auxquelles le Maroc est ordonné de mettre fin immédiatement :

–          »  Monsieur AARRASS est détenu dans une aile de la prison qui comprend un rez-de-chaussée et un étage. Du côté de cette section où il se trouve,  il y a des détenus au rez-de-chaussée  mais il est seul à l’étage où se trouvent pourtant 26 cellules. De l’autre côté de la section, les cellules des deux niveaux sont occupées. Les autres détenus de cette section sont apparemment en régime semi-ouvert – porte de cellule ouverte plusieurs heures par jour – et, bien entendu, vont au préau collectivement.

–          Sa cellule mesure environ 6 mètres carrés.

–          Il dispose d’un lit en béton sans matelas, ni mousse. Il a aménagé sa couche en y disposant ses vêtements et les couvertures dont il dispose.

–          La toilette est un modèle « à la turque » que Monsieur AARRASS bouche tant bien que mal avec une bouteille d’eau pour supporter les odeurs.

–          La cellule comprend une table en béton mais pas de chaise et l’emplacement du lit ne permet pas de l’utiliser comme banc.

–          Le lavabo ne donne que de l’eau froide.

–          Il y a deux étagères en béton, sans porte, pour disposer ses effets personnels.

–          La fenêtre mesure environ 45 x 60 cm. Située à 3 m de haut, Monsieur AARRASS ne peut regarder vers l’extérieur (vue sur une cour toujours vide) ou voir le ciel (mais jamais le soleil) qu’en montant sur le lavabo.

–          La télévision est encastrée dans le mur. La télécommande lui est remise et reprise quotidiennement par les agents, les piles lorsqu’elles sont plates ne sont pas remplacées.

–          La radio est interdite.

–          Monsieur AARRASS n’a pas reçu tous ses livres suite à son transfert.

–          La lumière de la cellule est allumée de l’extérieur par les agents.

–          Comme il n’y a pas de bouton d’appel, pour demander quoi que ce soit, Monsieur AARRASS frappe sur les barreaux ou crie… ou attend.

–          L’extinction des feux se fait quotidiennement à 22h.

–          La cellule est fermée par une double porte : une en acier et une grille américaine. La porte reste régulièrement ouverte sans que cela permette toutefois à Monsieur AARRASS de voir ou de parler avec d’autres détenus. La grille est évidemment toujours fermée. Cette grille ne comporte pas de guichet de sorte que, lors de la distribution du repas, l’agent passe son bras au travers de la grille et renverse la nourriture dans une boite.

–          L’eau potable doit être achetée.

–          Monsieur AARRASS ne reçoit qu’un vrai repas par jour, le midi, généralement servi froid ou tiède. Le matin il reçoit un ersatz de thé ou café et le soir uniquement de la soupe.  Le reste, il doit l’acheter à la cantine mais il ne peut le faire qu’une fois par mois.

–          Monsieur AARRASS a droit à une heure de préau par jour ; l’horaire de cette sortie est variable et imposé par le personnel pénitentiaire. Il y est seul.

–          Il peut prendre une douche une fois par semaine. C’est le seul moment où il a accès à de l’eau chaude. Pour faire sa toilette quotidienne, il laisse une bouteille au soleil pendant son heure de préau et espère ainsi avoir de l’eau moins froide.

–          Il peut téléphoner une fois par semaine, le mardi, 5 minutes à son épouse, 5 minutes à sa sœur.

–          Il ne croise jamais un détenu lors de ces mouvements. Quant au personnel, il se comporte avec lui de manière très froide, ne laissant place à aucune personnalisation des relations.

–          Les visites ne peuvent se faire que le lundi. La famille de Monsieur AARRAASS venant de Melilla ou de Belgique, il ne voit un proche au mieux qu’une fois par mois. Pourtant, ce 27 février 2017, la sœur de Monsieur AARRASS n’a été autorisée à la voir que 25 minutes.

–          Les colis alimentaires de denrées non périssables que veulent lui envoyer ses proches sont refusés.

–          Le 27 février 2017, la sœur de Monsieur AARRASS, qui n’a pu le rencontrer que 25 minutes, avait apporté les effets et aliments suivants :

 –                                         Oranges, pommes  et bananes : acceptés

o   Dattes : refusées

o   Crayons de couleurs et farde à rabats, tube de colle : acceptés

o   Taille crayon : refusé

o   Boules Quies : acceptés

o   Coton-tige : refusé

o   Balles de tennis neuves, emballées sous vide, pour se dégourdir et jouer seul : refusées

o   Chocolat et biscuits : refusés

o   Petite casserole et couvercle pour demander aux gardiens de lui chauffer de l’eau pour sa toilette : refusés

o   Piles pour la télécommande de la télévision : refusées au motif qu’il peut les cantiner – ce qui en tout cas n’a pas été possible jusqu’à ce jour

o   Complément alimentaire en poudre sous vide : refusé

o   Blaireau pour le rasage : refusé« .


Le 1er avril 2017, Ali Aarrass commence sa 10ème année de détention. A cette occasion, le Comité Free Ali vous invite autour d’un stand d’information pour un moment de commémoration et de protestation contre la détention arbitraire de ce Belgo-Marocain innocent.

Samedi à 12:00 – 14:00, Place de la Monnaie, Bruxelles, Belgique

 

 

Bruxelles 24 septembre : un large front démocratique pour la libération d’Ali Aarrass

dans ACTIONS/ARTS/AVOCATS/DANS LA PRESSE/Lettres/Letters/Brieven/ORGANISATIONS POUR LES DROITS DE L'HOMME / FOR HUMAN RIGHTS/TORTURE par

livres-2409-panel-iiLe 24 septembre 2016, à la salle de conférence de Bruxelles Laïque, décorée à l’occasion avec des dessins de Manu Scordia, des dizaines de personnes ont participé au lancement festif des deux livres : « Lettres de prison d’Ali Aarrass & Journal d’une grève de la faim de Farida Aarrass » et la bande dessinée de Manu Scordia « Je m’appelle Ali Aarrass« . La présentation fût clôturée par une séance de dédicaces des auteurs et un buffet partagé.

livres-2409-publicLors de cette activité, présentée par Khadija Senhadji et Insaf Takkal, les différents intervenants : Youssef Chihab de l’AFD Alliance for Freedom and Dignity international; Alexis Deswaef de la Ligue des droits de l’homme; Nicolas Cohen du bureau d’avocats Juscogens; Vincent Cornil du Mrax le Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie; David Jamar, sociologue et professeur à l’université de Mons; Farida Aarrass, auteure du livre; Manu Scordia, auteur de la BD; Manza, poète/slam et Souad Fila, écrivaine, ont dénoncé à travers des discours, des poèmes et la lecture des lettres d’Ali, l’injustice criante dont est victime Ali Aarrass.

livres-2409-vincent-et-youssef-iiParmi les personnes présentes lors de cet événement : Pierre Piccinin de la Prata, rédacteur en chef du Courrier du Maghreb et de l’Orient;  la criminologue Juliette Beghin; Youssef Handichi, parlementaire bruxellois du PTB;  des élus locaux d’Ecolo; Julie Jaroszewski et le Choeur d’Ali Aarrass, un représentant de Togo en lutte, le Comité Free Ali et d’autres ami(e)s de la cause d’Ali Aarrass.

livres-2409-public-iiiLes intervenants ont rappelé le caractère universel du combat pour Ali Aarrass, qui est en détention préventive depuis 8,5 ans, toujours en attente d’une réponse à sa demande d’un procès en cassation et d’une visite du consulat belge. Ils ont souligné que différents organismes onusiens et européens demandent sa libération immédiate.

livres-2409-manuDans le climat politique actuel où certains veulent que ce ne soient plus les autorités qui doivent se justifier pour leurs violations des droits de l’homme, mais bien les organisations des droits de l’homme pour leur simple demande de respect des conventions et des déclarations, le panel d’intervenants a insisté sur la nécessité de continuer le combat pour défendre Ali Aarrass, qui est devenu un symbole de la lutte antiraciste, contre la torture et contre les dérives de la lutte antiterroriste.

Merci de contribuer à la diffusion des deux livres en invitant les auteurs pour une rencontre et une présentation. Chez vous à la maison, dans votre association, syndicat, école ou université.

Merci de prendre contact avec Farida Aarrass (fa789456@hotmail.com) et Manu Scordia (manuscordia@gmail.com).

livres-2409-farida-et-khadijaParu dans la presse :

http://www.yabiladi.com/articles/details/47275/bruxelles-livre-detenu-marocain-aarass.html

http://www.dhnet.be/dernieres-depeches/belga/affaire-ali-aarrass-publication-de-deux-livres-sur-le-belgo-marocain-ali-aarrass-detenu-au-maroc-57e6c495cd70f74e720be7bf

http://www.rtl.be/info/monde/international/affaire-ali-aarrass-publication-de-deux-livres-sur-le-belgo-marocain-ali-aarrass-detenu-au-maroc-853734.aspx 

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20160924_00885653

http://www.lalibre.be/dernieres-depeches/belga/affaire-ali-aarrass-publication-de-deux-livres-sur-le-belgo-marocain-ali-aarrass-detenu-au-maroc-57e6c495cd70f74e720be7bf

 

 

 

Farida Aarrass répond à Monsieur Tamek, délégué général du Maroc à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (23/07/2016)

dans COMMUNIQUES DE PRESSE/LA PRISON AU MAROC/Lettres/Letters/Brieven/TORTURE par

Farida-Aarrass-at-Belgian-embassy-London

 Bruxelles, 23 juillet 2016

A l’attention de Monsieur Mohamed Salah Tamek, délégué général à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion.

Monsieur,

J’ai tenté de vous contacter durant le mois de juin mais sans succès.

Comme vous le savez, la DGAPR ne mentionne aucune adresse émail sur son site web..Le seul numéro de téléphone renseigné dirige systématiquement vers une messagerie…J’y ai laissé un message qui a été interrompu probablement en raison de sa longueur.

Par conséquence, dès le 24 juin, je vous ai adressé un courrier de onze pages disposées en trois parties via le site www.freeali.eu mais aussi via le site Facebook où il est toujours disponible.

Sachant que le personnel de Salé II suit mes publications sur ce site, et au vu du caractère urgent de la situation, j’ai délibérément souhaité qu’elles soient rapportées au directeur.  Il est en effet le premier responsable de la recrudescence de violence contre les détenus au sein de la prison. L’objectif était qu’il prenne conscience de la gravité de ces violences et qu’il y mette un terme, mais il n’a malheureusement pris aucune initiative dans ce sens.

Vous n’ignorez sûrement pas que plus d’une vingtaine de fonctionnaires, ayant refusé de pratiquer des mauvais traitements sur les prisonniers, ont été purement et simplement relevés de leur fonction à la prison de Salé II .  Mon frère Ali Aarrass était disposé à vous rencontrer pour vous livrer un témoignage fidèle sur les mauvais traitements dont il a été témoin ou dont il a été lui-même victime.  Il a même tout entrepris par mon biais pour tenter de vous joindre mais sans que je n’y parvienne jamais.

C’est pourquoi des amis et membres du Comité de soutien d’Ali Aarrass ont pris l’initiative de vous écrire pour vous alerter de la scandaleuse situation à Salé II.  Ils vous ont notamment invité à vous rendre sur place afin que vous puissiez constater vous-même la situation des détenus. Pour votre parfaite information, ces courriers ont été expédiés les 14, 15 et lundi 18 juillet par envoi postal…(Vous auriez dû les recevoir en principe les 18, 19 et 20 juillet).

Jusqu’au 22 juillet 2016, vous ne réagissez à aucun de ces courriers.  Vous évitez même toute déclaration ou commentaire sur les faits gravissimes qui vous sont rapportés.  Par contre vous faites état d’une vidéo publiée sur You Tube en date du 17 juillet en alléguant que j’en serais l’instigatrice ou même l’auteur.  Aussi, je vous informe clairement que je ne suis ni l’une ni l’autre.  Je n’ai fait que la partager sur Facebook le 18 juillet à 15h10 et une seconde fois à 22h25.

J’ignore la provenance de cette vidéo et n’ai aucune expertise en matière d’authenticité des publications sur le net…Cependant, comme beaucoup de gens, j’ai été sensible à son contenu qui conforte les allégations de mon frère, Ali Aarrass, sur les mauvais traitements et actes de torture au sein de la prison de Salé II.  C’est dans ce contexte que je l’ai publiée à mon tour afin d’alerter l’opinion.
Ceci dit, j’aurais cru recevoir votre soutien en tant que délégué général de la DGAPR plutôt que vos accusations totalement infondées…Une simple lettre eut été plus adéquate pour attirer mon attention sur les anomalies que vous pointez avec force dans la presse concernant cette vidéo (à la condition qu’elles fussent fondées).

Ali Aarrass torturé Vous relevez notamment que le visage du prisonnier est caché d’une cagoule…Vous émettez aussi des doutes sur les traces de sang maculant sa tunique.  Lesquelles traces seraient, selon vous, des fausses. Votre prudence est légitime mais néanmoins interpellante à bien des égards.  Le visage d’Ali Aarrass est tout à fait visible dans la vidéo diffusée le 5 octobre 2015.  On le reconnaît parfaitement et on distingue très nettement les traces de sévices sur son corps.  Non seulement vous n’avez diligenté aucune enquête mais vous avez dénigré les allégations de mauvais traitements exprimées par Ali Aarrass, tout en réfutant la preuve formelle des images.

Votre prédécesseur, monsieur Hafid Benhachim, diligentait une enquête dès qu’il était mis au courant de mauvais traitements au sein de la prison.

A quel jeu jouez-vous, monsieur Tamek ?

Vous êtes constamment dans le déni et toutes les requêtes sont classées sans suite.

Vous prétendez par ailleurs qu’Ali Aarrass exerce une pression sur l’administration pénitentiaire en quête de quelques « avantages ». Sachez qu’Ali Aarrass a toujours été et reste déterminé à dénoncer inlassablement ses conditions de détention malgré vos procès d’intention. En détournant ses réelles intentions, vous salissez publiquement l’honneur d’un homme qui n’est pas en mesure de se défendre…Et votre déni systématique de tous les faits rapportés par les détenus risque de vous rendre un peu complice aux yeux de l’opinion publique. Ne devriez -vous pas au contraire vous empresser d’organiser un contrôle en bonne et due forme au sein de la prison ?
En réalité, Ali Aarrass subit systématiquement les représailles des autorités pénitentiaires chaque fois qu’il dénonce des abus et maltraitances. Il subit tant des violences physiques que psychologiques comme la privation de ses courriers de nouveau, depuis un mois et demi, il est isolé et privé de contact avec ses codétenus, il n’est pas libre de pouvoir s’approvisionner à l’économat tel qu’il le voudrait.  Le directeur y a laissé des consignes restrictives, etc…

Où voyez –vous des avantages?

Vous confondez peut-être avantages et demandes légitimes.

Pour rappel Ali Aarrass a mené 72 jours de grève de la faim. Du 25 août au 4 novembre 2015, et s’il l’a fait c’était pour revendiquer des droits légitimes  :

  • le renvoi en cassation,
  • les visites consulaires,
  • la question de sa remise en liberté comme formulée par le groupe de travail de l’ONU,
  • l’élaboration d’une véritable enquête sur ses allégations de torture et ses conditions de détention.

Monsieur le Délégué Général, vous laissez paraître la désagréable impression d’une indignation sélective selon qu’on vous rapporte des faits réels de maltraitance sur des prisonniers, appuyés de rapports et courriers que vous semblez ignorer, ou selon que vous portiez le discrédit sur ceux que vous prétendez représenter.  Et ce, au prétexte d’un motif quelconque comme celui de la vidéo  litigieuse.

Vous comprendrez aisément mon incompréhension et celle du comité de soutien d’Ali Aarrass.

Ne craignez-vous pas qu’on associe votre mutisme à un consentement tacite face aux dérives du milieu carcéral dont vous êtes parfaitement informé ?

Je sais vos affinités pour les médias où vous apparaissez régulièrement mais on peut déplorer vos absences sur le terrain carcéral pour vous enquérir directement auprès des prisonniers.

Ceci étant, j’ai l’espoir que vous aurez l’honnêteté de reconsidérer vos propos malveillants à l’endroit d’Ali Aarrass ainsi que vos accusations infondées à mon encontre concernant ladite vidéo.

Dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer, Monsieur Mohamed Salah Tamek, l’assurance de ma considération très distinguée.

Farida Aarrass

 

Voir la vidéo torture à  la prison de Salé II : cliquez ICI et ICI

Voir l’article sur 360.ma : Tamek dément les allégations de Ali Aarrass : cliquez ICI

Voir la vidéo choc d’Ali Aarrass malmené : cliquez ICI

Signer en ligne : 10 jours pour agir contre la torture. Pour Ali Aarrass et les autres torturés !

dans ACTIONS/ORGANISATIONS POUR LES DROITS DE L'HOMME / FOR HUMAN RIGHTS/TORTURE par

No to torture Amnesty internationalLISEZ, SIGNEZ, DIFFUSEZ  la pétition d’Amnesty international, cliquez ICI

Les victimes de torture ont droit à la justice
Sa Majesté Mohamed VI, Souverain du Royaume du Maroc; Eduardo Peña Nieto, Président de la République du Mexique; Islam Karimov, Président de la République d’Ouzbékistan; Rodrigo Duterte, Président de la République des Philippines

Votre Majesté, Vos Excellences,

Je suis très préoccupé(e) par l’utilisation de la torture et d’autres traitements cruels et inhumains dans de nombreux pays du monde, y compris les vôtres.

Au Maroc, les enquêtes ouvertes par les autorités marocaines sur les actes de torture qu’aurait subi Ali Aarrass en détention se sont montrées insuffisantes et incompatibles avec les standards internationaux. Wafae Charaf a été condamnée à une peine de prison pour avoir dénoncé les actes de torture dont elle a été victime.
En Ouzbékistan, le cinéaste Mirsobir Khamidkariev a été condamné sur base d’aveux extraits sous la torture, après avoir été enlevé à Moscou et extradé de force vers l’Ouzbékistan par les forces de sécurité russes. Mouhammad Bekjanov est en prison depuis 1999, condamné sur base d’aveux extraits sous la torture.
Aux Philippines, le Comité des droits humains a rejeté la plainte pour actes de torture de Dave Enriquez, un jeune homme atteint de troubles mentaux qui a été torturé lors de son arrestation en juillet 2012. En mars 2016, si un policier a été déclaré coupable d’avoir torturé Jerryme Corre, ce dernier est toujours emprisonné malgré le fait qu’il a été condamné sur base d’aveux extraits sous la torture.
Au Mexique, aucune enquête n’a été ouverte pour enquêter sur la plainte de torture déposée par Claudia Tamariz Medina.

Par conséquent, je vous demande de veiller à ce que des enquêtes indépendantes et impartiales soient ouvertes pour toutes les plaintes déposées et que les responsables soient traduits en justice. Je vous prie de veiller à ce que les plaignants soient protégés contre les représailles. De plus, les victimes de torture qui sont toujours emprisonnées sur base d’aveux obtenus sous la torture doivent avoir droit à un nouveau procès équitable et conforme au droit international.

Je vous prie de croire, Votre Majesté, Vos Excellences, à l’expression de ma haute considération.

IRCT issues second criticism of national investigation in Ali Aarrass case (18 February 2016)

dans ORGANISATIONS POUR LES DROITS DE L'HOMME / FOR HUMAN RIGHTS/TORTURE par

IRCTOn Monday, the IRCT (International Rehabilitation Council for Torture Victims) submitted an expert review of the second medico-legal report (MLR) of alleged torture victim Mr Ali Aarrass, concluding that Morocco’s medico-legal investigation still fails to comply with international standards.

The review, which was conducted with the assistance of an expert from the Independent Forensic Expert Group (IFEG), finds that while the second MLR improves upon the first, it still falls short of the Istanbul Protocol standards in key areas. In particular, the review points out that the MLR’s conclusions on physical evidence are inadequate and the conclusions on psychological evidence are unjustified.

In 2011, the Rabat Court of Appeal ordered the first medico-legal evaluation of Mr Aarrass, who alleges that he was detained and tortured by the Moroccan police from 14 to 24 December 2010.
This evaluation was conducted by doctors from the Ibn Sina Hospital.

Upon the request of Mr Aarrass, in 2012, the IRCT then conducted an expert review of the MLR and found that it failed substantially to comply with international standards and principles on the investigation and documentation of torture and ill-treatment as set out in the Istanbul Protocol.

Relying on this review, in a decision on 24 June 2014, the United Nations Committee against Torture found that Morocco had not met its obligation to conduct a prompt and impartial investigation into Mr Aarrass’s allegations of torture. The Committee also expressed concern that confessions are commonly used in Morocco, particularly in cases of terrorism, and this creates conditions for torture and ill-treatment.

In response to the Committee’s decision, the Moroccan authorities ordered a second medico-legal evaluation of Mr Aarrass, which took place from 6 to 28 November 2014. It is this evaluation that the IRCT has reviewed.

The IRCT urges the Moroccan Government to take all necessary actions to comply with the 24 June 2014 decision of the United Nations Committee against Torture, which include conducting a prompt and impartial investigation following international standards.

unint-day-against-torture To read the full expert review click here.

SOURCE

IRCT calls on Morocco to release Ali Aarrass’ medical documents

dans FRIENDS OF ALI AARRASS LONDON SUPPORT COMMITTEE/ORGANISATIONS POUR LES DROITS DE L'HOMME / FOR HUMAN RIGHTS/TORTURE par

irctSOURCE

17-12-2015 

In a letter sent to the Moroccan Minister of Justice and Liberties, the IRCT is urging the Government of Morocco to release all medical documents pertaining to Ali Aarrass, who has been a prisoner in Morocco since 2010.

The letter also calls on an independent, thorough and transparent investigation into the treatment of Mr Aarrass while in the custody of the police and prison services in Morocco. Mr Aarrass alleges that he was subjected to torture and various forms of inhuman and degrading treatment while in prison – an allegation that is supported by medical examinations carried out by an independent forensic expert.

The IRCT’s involvement with Mr Aarrass goes back to 2012 when the Moroccan authorities provided Mr Aarrass with a medico-legal evaluation in order to assess the allegations of torture and ill-treatment. An expert from the IRCT’s Independent Forensic Expert Group (IFEG) produced a thorough and substantial criticism of the procedures and the findings of the Moroccan medico-legal evaluation.  The forensic expert concluded that the report did not meet Istanbul Protocol standards and recommended that a new medical and psychological examination be conducted in accordance with the Istanbul Protocol.

Mr Aarrass was subsequently provided a second series of medical and psychological evaluations in November 2014. His legal counsel has informed the IRCT that despite repeatedly requesting the medical files from the second evaluation, the investigating judge dismissed the requests on procedural grounds. His legal counsel have asked the IRCT to assess whether the second medico-legal report meets Istanbul Protocol standards. However, the IRCT is unable to perform this assessment as Mr Aarrass and his legal counsel have been refused access to this medico-legal report.

The UN Special Rapporteur on torture and other cruel, inhuman or degrading treatment or punishment, Juan Mendez, visited Mr Aarrass in September 2012 with an independent forensic expert who examined Mr. Aarrass and confirmed that Mr Aarrass’ account of torture was consistent with the medical examinations. Furthermore, the UN Committee against Torture adopted a decision, noting that the Moroccan government had violated article 2, paragraph 1, and articles 11, 12, 13 and 15 of the UN Convention against Torture.

The IRCT letter attached the Expert Statement “On the Right of Access” to relevant medical records that was issued by IFEG and published in the peer-reviewed journal Torture. The Expert Statement details the relevant international standards for the investigation of allegations of torture and highlights the importance of access to medical documentation to that end.  

As one of the initiators of the global Convention against Torture Initiative, which aims for universal ratification and implementation of the Convention against Torture by 2024, it is incumbent on the Moroccan Government to demonstrate leadership on the implementation of the Convention and to ensure that national laws, policies and procedures provide for strong safeguards against torture and ill-treatment.

Les autorités marocaines réagissent et envoient un communiqué à l’agence de presse Belga : « Tout va bien dans le meilleur des Mondes »… Voici notre réponse aux autorités marocaines

dans COMMUNIQUES DE PRESSE/DANS LA PRESSE/LA PRISON AU MAROC/TORTURE par

Affaire Ali Aarrass – Les autorités marocaines disent faire l’objet d’accusations infondées d’Ali Aarrass

Affaire Ali Aarrass - Les autorités marocaines disent faire l'objet d'accusations infondées d'Ali Aarrass

(Belga) Les autorités marocaines disent faire l’objet d’accusations infondées du Belgo-Marocain Ali Aarrass, condamné pour terrorisme au Maroc et d’une campagne de désinformation de la part du comité de soutien de ce dernier. Elles affirment « veiller à ce que l’exécution de la peine se déroule dans les meilleures conditions possibles ». « L’administration pénitentiaire notamment ne cesse de ménager ses efforts pour améliorer concrètement les conditions de détention de M. Ali Aarrass », écrivent-elles dans un communiqué envoyé jeudi à l’agence Belga.

Les autorités marocaines considèrent que les conditions de détention actuelle du Belgo-Marocain sont conformes aux dispositions légales prévues. Ali Aarrass a « le privilège d’être incarcéré seul, malgré la contrainte d’une surpopulation carcérale, dans une cellule conçue pour détenir 8 personnes et répondant aux normes requises en matière d’hygiène, d’éclairage et d’aération », relèvent-elles. En matière de santé, Ali Aarrass a bénéficié depuis son incarcération « de nombreuses consultations médicales de différentes spécialités, aussi bien dans l’unité médicale de la prison (60 consultations, 116 diagnostics) que dans les établissements de santé publique et de médecins spécialistes hors prison (39 consultations) et de bilans biologiques et radiologiques différents (21 bilans complets) », indique le communiqué. M. Ali Aarrass se positionne systématiquement sur le registre de la ‘victime’ en portant des accusations infondées à l’encontre des autorités marocaines, dénoncent ces dernières. Le communiqué rappelle qu’Ali Aarrass s’est pourvu en cassation mais que la Cour de cassation ne s’est pas encore prononcée. Les autorités marocaines précisent qu’elles garantissent l’exercice de toutes les voies de recours jusqu’à leur épuisement. Un juge d’instruction instruit actuellement un dossier à la suite de plaintes de la part d’Ali Aarrass pour mauvais traitement. Des associations belges comme le MRAX et la Ligue des Droits de l’Homme réclament la libération d’Ali Aarras, condamné en 2012 en appel à une peine de douze années de prison, jugeant que ce dernier a été torturé par les autorités marocaines en vue de lui extorquer des aveux de complicités terroristes. (Belga)

SOURCE

NOTRE REPONSE EN TROIS POINTS

1. A partager : La vidéo sur la torture d’Ali Aarrass en 2012

2. « Le CNDH de Mohamed VI reconnaît « la torture et les traitements cruels dans la plupart des prisons marocaines« ; (9 novembre 2012) à lire ici

3. « 1 mort et 26 blessés suite à une incendie à la prison pour mineurs de Salé : la responsabilité de l’Etat en cause »(1 septembre 2015) à lire ici

Liste non-exhaustive…

5 octobre : le MRAX, la Ligue des droits de l’homme et Amnesty international pour Ali Aarrass

dans ACTIONS/AVOCATS/COMMUNIQUES DE PRESSE/ORGANISATIONS POUR LES DROITS DE L'HOMME / FOR HUMAN RIGHTS/TORTURE par

SOURCE

Affaire Ali Aarrass – Conférence de presse de la LDH et du MRAX – 5 octobre 2015

Ali Aarrass, citoyen belge et marocain extradé au Maroc par l’Espagne en 2010, a été torturé par les autorités marocaines en vue de lui extorquer des aveux de complicités terroristes. Condamné à 12 ans de prison en 2012, Ali Aarass a entamé sa sixième grève de la faim le 25 août dernier à la prison de Salé II, au Maroc.

Aujourd’hui, suite à 43 jours de grève de la faim, son état de santé devient de plus en plus préoccupant. Mais les conditions de détention le placent dans une situation de violence psychologique et physique telle qu’il est décidé à continuer sa grève jusqu’à ce que les autorités belges répondent à ses demandes :

Que le gouvernement belge réclame et obtienne le rapport ou les conclusions de l’enquête sur les tortures qui lui ont été infligées, incluant un examen médical conforme aux standards internationaux, exigée par la Comité contre la torture de l’ONU au Maroc le 27 mai 2014 ;

Que le gouvernement belge fasse pression sur les autorités marocaines qui, après un an, n’ont toujours pas donné suite à la demande du Ministère des Affaires étrangères d’autoriser la visite consulaire de la Belgique auprès de son ressortissant détenu. De ce fait, interdire le consul belge de rendre visite à un Belge est une violation directe du droit international et l’Etat belge se doit de réagir. Sans réaction, nos autorités ne pourront faire cesser les maltraitantes subies et rétablir le respect des droits élémentaires du détenu ;

Que le gouvernement belge exige sa mise en liberté immédiate en conformité avec les recommandations venant du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire ;

Ali Aarrass n’a toujours pas été définitivement jugé ou condamné et la détention provisoire dépasse aujourd’hui tout délai raisonnable prévu par la loi. Sa mise en liberté immédiate après bientôt 8 ans de détention provisoire est la moindre des choses en attendant la réouverture d’un procès équitable.

Les humiliations, coups, insultes, provocations et autres traitements dégradants, révélés en partie par la vidéo projetée lors de la conférence de presse, ont fait d’Ali Aarrass l’un des symboles d’une campagne internationale contre la torture. Sa binationalité ne peut continuer à servir de prétexte à l’indifférence d’un Etat qui sélectionne les citoyens de sa population qui méritent son assistance et relèguent les autres dans une zone de non-droit où les injustices sont tues.

Le MRAX et la Ligue des Droits de l’Homme se joignent au Comité de Soutien d’Ali Aarrass, appuient les demandes légitimes et urgentes du détenu et dénoncent le silence complice de la Belgique.

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